Devant la dégradation de la sécurité, il fallait des renforts

Discussion dans 'Info du bled' créé par michele2010, 23 Novembre 2006.

  1. michele2010

    michele2010 Visiteur

    J'aime reçus:
    7
    Points:
    0
    La politique sécuritaire est de nos jours l'un des volets significatifs de toute gestion publique.
    Au Maroc, elle est constamment à l'ordre du jour, parce que les libertés, publiques et privées, déploient en concomitance leur pendant logique et leur effet pervers : l'abus, le délit voire la criminalité.


    Le débat de mardi à la Chambre des conseillers a donné au ministre de l'Intérieur, l'opportunité d'exposer sa stratégie.
    Si le voile n'a pas été complètement levé, quelques lignes de force nous renseignent sur sa conception sécuritaire.

    L'annonce du redéploiement des GUS (Groupements urbains de la sûreté), retirés il y a un mois de notre paysage urbain, ne manque pas de surprendre.

    Ce retour est justifié officiellement par la volonté du renforcement de «l'appareil sécuritaire».

    La proclamation, si vertueuse, ne saurait masquer la réalité cruelle des chiffres, notamment la hausse de 2 % de la criminalité en moins d'un an. Ceci étant, affirmer que la criminalité au Maroc n'a pas atteint le chiffre ravageur des grandes métropoles à travers le monde, c'est s'exposer à une «politique de l'autruche».

    La sécurité est depuis toujours, l'urbanisation aidant, un besoin vital de l'homme. L'Etat en est le dépositaire et la police son bras séculier.


    La réponse idoine et appropriée aux peurs des populations, est de mettre en ½uvre une politique de prévention et de répression des crimes. La place et la mission des GUS, décriées, c'est d'abord d'assurer la «proximité» et une protection où la pédagogie tient lieu de moyen.


    La modernisation du concept de sécurité, annoncée par le ministre de l'Intérieur, est d'autant plus liée à son renforcement en hommes et en formation qu'elle doit aussi s'inspirer d'une vision humaniste qui va de pair avec le pragmatisme et l'efficacité.
    Hassan Alaoui | LE MATIN
     

Partager cette page