Dissolution officielle du PSD. Ovations debout pour une décision historique

Discussion dans 'Info du bled' créé par freil, 5 Décembre 2005.

  1. freil

    freil Libre Penseur

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    Il est 12 heures 10 exactement ce dimanche 4 décembre, lorsque les 1200 congressistes du PSD votent à l’unanimité et par acclamation la dissolution de leur parti et son intégration au sein de l’USFP. L’émotion est à son paroxysme. Ovations debout de tous ceux-là qui ont rêvé au grand parti socialiste et qui voient aujourd’hui leur rêve se réaliser.

    Dès vendredi soir, le comité central du PSD réuni jusque tard dans la nuit à Bouznika, approuvait à l’unanimité les rapports politique et financier qui allait être soumis au congrès, réuni les 3 et 4 décembre, en plus du projet d’une double résolution qui allait faire date : la dissolution du PSD et son intégration dans l’USFP.
    Ce samedi 3 décembre, l’histoire se vivait en direct. Des figures célèbres de la gauche avaient fait le déplacement comme pour bénir l’union. Abraham Serfaty avait adressé une lettre aux congressistes les félicitant «pour leur décision courageuse» et leur signifier que «le moment est venu d’unifier les forces de gauche». Dans son allocution prononcée à l’ouverture des travaux d’un congrès résolument pas comme les autres, Aissa Ourdighi, désormais ex-secrétaire général de l’ex-PSD, expliquait les raisons de l’union et vantait les mérites du grand parti socialiste.
    Mohamed Elyazghi a, lui, très justement choisi le registre de l’émotion pour raconter l’histoire commune de l’USFP avec ceux du PSD qui ont été «chabiba ittihadia, 23 mars, puis OADP». Faisant revivre l’histoire passionnée et passionnante de ce peuple de gauche qui a rêvé de liberté et de démocratie, le premier secrétaire de l’Union socialiste des forces populaires fera vibrer son auditoire. «Vous êtes un grand acquis pour le mouvement démocratique, pour la gauche en général et l’USFP en particulier. Votre intégration en notre sein est un renouveau pour l’USFP», dira en substance le leader socialiste. «Plusieurs d’entre nous en avaient les larmes aux yeux. Il y avait une si forte charge émotionnelle chez M. Elyazghi», confie Talaa Saoud Al Atlassi.
    Dès samedi soir, les rapports politique et financier étaient adoptés à l’unanimité par l’instance suprême du PSD. Dimanche, en fin matinée, le PSD n’existait plus. Ainsi en ont décidé les congressistes qui ont choisi de donner leur confiance aux membres du bureau politique de l’ex-PSD pour qu’ils conduisent la phase transitoire d’intégration à l’union socialiste des forces populaires.



    LIBERATION
     

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