Dopage à Roland-Garros: Puerta risque la suspension à vie

Discussion dans 'Autres Sports' créé par omarigno, 5 Octobre 2005.

  1. omarigno

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    L'Argentin Mariano Puerta a subi un contrôle antidopage positif au soir de sa défaite en finale du tournoi de Roland-Garros, le 5 juin dernier, ce qui pourrait lui valoir la première suspension à vie de l'histoire du tennis, affirme mercredi le quotidien français L'Equipe.

    Le quotidien précise qu'une expertise et une contre-expertise effectuées dans le laboratoire français de Châtenay-Malabry ont décelé la présence dans les urines de Puerta d'étiléfrine, un stimulant majeur utilisé contre l'hypotension et dont la prise est passible d'une suspension de deux ans.

    Mais c'est la suspension à vie qui menace le N.10 mondial. Puerta est en effet un récidiviste puisqu'il a déjà été frappé entre le 1er octobre 2003 et le 1er juillet 2004 d'une suspension de neuf mois après un contrôle positif au clenbuterol, un stéroïde anabolisant, en janvier 2003.

    A l'époque, Puerta avait dit avoir voulu soigner une crise d'asthme et un médecin avait assuré lui avoir prescrit le produit, ce qui avait modéré le verdict.

    Or l'échelle des sanctions du code de l'Agence mondiale antidopage (AMA), auquel ont adhéré les autorités mondiales du tennis (ATP, WTA et ITF), est clair: Deux ans en cas de première infraction et suspension à vie en cas de récidive.

    "Je suis très en colère parce qu'il s'agit d'un sujet très délicat et c'est bizarre parce que personne ne m'a appelé, ni de l'ATP (Association des joueurs de tennis professionnels) ni de la FIT (Fédération internationale de tennis)", a réagi Puerta depuis Tokyo où il dispute un tournoi dont il est la tête de série N.1.

    "L'ATP ne commente pas les cas de dopage avant qu'une décision ne soit rendue par un tribunal indépendant" a déclaré un porte-parole de l'Association en marge du tournoi de Tokyo.

    "Par exemple, le cas de (l'Américain) Alex Bogomolov a nécessité huit mois et s'est achevé en septembre. Cela prend du temps. Nous n'avons rien à dire maintenant", a-t-il précisé.

    Puerta, 27 ans, passé de la 400e place mondiale -début 2004- à la 9e -en août 2005-, ne pourra échapper à cette sanction que s'il peut se prévaloir de "circonstances atténuantes", indique L'Equipe.

    Le journal rappelle que le cas ne sera pas officialisé par les instances du tennis avant la décision d'un tribunal de trois membres indépendants, issus en général du Tribunal arbitral du sport (TAS). L'annonce ne devrait pas intervenir avant plusieurs semaines, voire plusieurs mois.

    Battu en finale du dernier tournoi de Roland-Garros par l'Espagnol Rafael Nadal en quatre sets, Mariano Puerta est le cinquième Argentin convaincu de dopage, le sixième "cas" argentin en tenant compte de sa première infraction.

    En août dernier, Guillermo Canas, avait été suspendu pour deux ans, première "victime" du Code drastique de l'AMA en vigueur seulement depuis janvier 2005 dans le tennis. Il avait utilisé un diurétique.

    Les trois premiers Argentins sanctionnés l'avaient été avec plus de clémence: En 2000, Juan Antonio Chela avait écopé de trois mois pour usage d'anabolisants, un an plus tard, Guillermo Coria avait purgé sept mois de peine pour le même délit et en 2003, Martin Rodriguez avait été privé de ses points ATP et de ses primes.

    Lors de Roland-Garros, Puerta aurait affirmé à son entourage avoir pris un médicament pour "soigner une grippe", selon L'Equipe.

    Outre une suspension très lourde, Puerta pourrait également perdre les points ATP ainsi que les 592.878 euros de gains amassés depuis son contrôle
    source :AFP

     
  2. omarigno

    omarigno Visiteur

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    L'image du tennis argentin salie par les scandales de dopage

    La puissante "armada argentine" qui a déferlé sur le tennis mondial ces dernières années voit son image salie par divers scandales de dopage, impliquant six joueurs dont Mariano Puerta, finaliste à Roland-Garros en 2005.

    Jeudi encore, la presse argentine révélait un nouveau contrôle positif, celui de Mariano Hood, modeste joueur de double.

    La veille, le quotidien sportif français L'Equipe annonçait que Puerta, 27 ans, avait été testé positif à l'étiléfrine, un stimulant majeur utilisé contre l'hypotension, à l'issue de la finale des Internationaux de France perdue contre l'Espagnol Rafael Nadal le 5 juin.

    Si le dopage est avéré, il s'agirait d'une récidive pour Puerta qui risque du coup une suspension à vie qui serait la première de l'histoire du tennis. Il avait déjà été sanctionné neuf mois entre octobre 2003 et juillet 2004 pour avoir pris du clenbuterol.

    Le lendemain des révélations de L'Equipe, le tennisman de San Francisco dans la province de Cordoba (centre), a été éliminé au 3e tour du tournoi de Tokyo dont il était tête de série N.1.

    Puerta n'a cessé depuis d'affirmer qu'il était innocent. Mais la suspicion s'étend désormais à tout le tennis argentin puisqu'il s'agirait du sixième cas de dopage en cinq saisons.

    Une nouvelle suspension porterait un rude coup à la réputation d'une nation tennistiquement jeune qui a décroché quelques prestigieux succès ces dernières années, à commencer par la victoire inattendue de Gaston Gaudio à Roland-Garros en 2004, vainqueur en finale de son compatriote Guillermo Coria.

    Le premier cas de dopage connu du tennis argentin est celui de Juan Ignacio Chela, suspendu trois mois en 2001 pour avoir pris de la méthyltestostérone.

    Puis Coria a lui aussi été écarté sept mois des courts, fin 2001, pour prise de nandrolone, bien qu'il ait prouvé qu'il avait pris un médicament autorisé par l'ATP mais contenant de la nandrolone.

    En 2002, c'est au tour du joueur de double Martin Rodriguez d'être simplement averti et sanctionné financièrement et rétrogradé au classement ATP pour un excès de caféine.

    A suivi la première affaire Puerta puis, il y a quelques semaines, la sanction pour deux ans - retour sur le circuit à partir du 11 juillet 2007 - de Guillermo Canas. Alors 10e mondial, Canas avait été contrôlé positif à l'hydrochlorothiazide (HCT) le 21 février lors du tournoi d'Acapulco au Mexique.

    Puis, cette semaine, l'Equipe et le quotidien argentin la Nacion ont révélé respectivement les cas de Puerta et Hood.

    Certains en Argentine voit dans la révélation de ces cas un acharnement contre le tennis de leur pays et sa génération dorée, née contre vents et marées durant la crise économique. Des pays plus riches n'ont pas réussi, malgré de lourds investissements, à former autant de champions.

    L'agent de Puerta, Jorge Bracero, a affirmé depuis Paris à la radio Pop de Buenos Aires que le fait que "le 8, le 9, le 10 et le 11 du classement (ATP) soient argentins doit gêner". "Que la loi soit la même pour tous, a-t-il ajouté. Il y a des joueurs d'un âge avancé qui courent comme des jeunes de 20 ans".

    AFP
     

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