D'une chanson naissent les étoiles...

Discussion dans 'toutes les poésies...' créé par titegazelle, 24 Juillet 2008.

  1. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    D'une chanson le coeur s'émeut et en fait une autre...
    Dehors est encore un jour gris, un jour de mars,
    un jour entre l'hiver et le printemps,
    un jour de spleen du ciel et de la terre
    où se fait timide le soleil.
    Le ciel semble pleurer en silence
    l'absence du vol d'oiseaux et d'arcs-en-ciel.
    Je fais une revue des moments de vie,
    des enjouements et des atterrements.
    Je vais jusqu'à plonger la main dans les cendres
    au fil d'une mélopée que j'aspire.
    Un ange passe dans le ciel,
    les crevasses, les cris silencieux
    se recouvrent du terreau,
    de la poussière des délicieuses statues
    érodées tout en étant conservées...
    Et lorsque la chanson se fait plus légère,
    après avoir passé les saisons vécues,
    j'ai l'impression de voir le sourire sincère battre des ailes...

    D'une chanson se cristallise des émotions,
    une envolée, une joie,
    une tristesse qui passe d'un coeur à l'autre
    pour faire ressortir le soleil sous jacent...
    Car derrière le mur et les nuages,
    entre les plaines bitumées,
    polluées par des guerres de toute sorte,
    il y a toujours un univers libre
    et riche en horizons, en couleurs,
    un printemps, un été, un automne, un hiver, et...
    Au delà nos vies s'érigent hors-saison.
    De nouvelles pensées affluent...
    Sans justifier la méchanceté et la haine,
    on peut être différent et semblable
    semble me dire l'une en l'appel à la tolérance.
    Le ciel est un feu qui se déguste à toute heure
    semble me dire une autre en carpe diem...
    J'écoute et je me laisse envahir
    par les pensées et les émotions
    pour ne faire qu'un avec le monde...


    D'une chanson naissent les étoiles
    et les saisons de vie s'y mêlent
    avec légèreté et profondeur indicible,
    se "résumant" dans un refrain :

    Et le temps passe... Et il n'attend pas...
    Les parures de Gaïa s'y défilent,
    Haut le coeur en foi...
    Et en toi tous les souvenirs fantômes s'empilent,
    Et en toi fondent comme un flux cacophonique :
    Même chimérique...
    Tu les tries,
    Tu les pétris,
    pour faire poussières de toiles,
    et des amas, faire Étoiles...
    Et y (re)naître,
    sans changer d'un mètre...[06c]

    © Pascal Lamachère - 4 mars 2006
     

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