Dynamo Kiev 1-2 FC Barcelone : Ticket validé

Discussion dans 'Espagne' créé par simo160, 10 Décembre 2009.

  1. simo160

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    Refroidis d’entrée par les Ukrainiens, les Catalans ont réussi à inverser le cours du match en l’emportant 2-1. Cette victoire leur assure la première place du groupe et la perspective d’un tirage généreux.

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    Les faits et le jeu :
    Au coup d’envoi, la situation était assez confortable pour le Barça, puisque pour être éliminé il fallait la conjonction d’une lourde défaite (2-0, 4-1, 5-1, 5-2…) et d’un vainqueur dans le match Inter-Kazan. Le Barça pouvait même se satisfaire d’un match nul pour conserver sa première place en cas de non défaite de l’Inter à San Siro. Autant dire que la soirée s’annonçait plutôt tranquille malgré l’ambiance surchauffée de l’enceinte ukrainienne, laquelle contrastait avec la pluie glaciale qui s’abattait sur la pelouse.



    Pour assurer les choses et enfin faire bonne figure loin du Camp Nou dans cette compétition, Guardiola avait décidé d’aligner son équipe type du moment, notamment au milieu avec Busquets préféré à Touré et devant avec le duo Keita-Iniesta préféré au duo Iniesta-Henry. Si la mise sur le banc de Henry n’était pas forcement une surprise étant donné que Pep affectionne d’associer Keita et Iniesta à gauche, celle de Busquets après deux titularisations très moyennes était plus étonnante. Voilà qui va sans doute relancer le psychodrame autour de Yaya Touré, médiocre à Xerez et mécontent de son faible temps de jeu après deux saisons brillantissimes.

    Pour que le Barça passe à la trappe il fallait donc un tremblement de terre. Dès lors sur quelle magnitude fallait-il placer l’ouverture du score du Dynamo Kiev après une minute de jeu seulement ? A la suite d’une faute de Piqué, Milevskiy se chargeait de botter un coup franc vicieux qui surprenait Victor Valdes, à la fois maladroit et malchanceux. 1-0 pour les locaux sur une non occasion après seulement une poignée de seconde, un scénario catastrophe allait-il se mettre en place ?

    La réponse fut négative. Bien que sonné pendant un gros quart d’heure, le Barça ne concédait pas d’autre occasion et mettait le pied sur le ballon avec une possession de balle tutoyant la barre des 80 % (sic). Profitant d’une relance catastrophique du gardien du Dynamo, il aurait pu égaliser rapidement mais Messi ratait son duel en un contre un (13’). Cela commence à faire beaucoup de ratés pour l’Argentin cette saison dans cet exercice où il avait pourtant pris l’habitude d’exceller les saisons précédentes. Cet échec ne changeait cependant pas la physionomie du match avec une attaque défense assez terne, la faute à un manque de mobilité et de vitesse dans le jeu catalan.

    Mais après une tentative d’Alves repoussée par le gardien à la 21’, les Blaugrana finissaient par trouver la faille (33’) : à la suite d’une très longue séquence collective sans réelle changement de rythme, le ballon parvenait à Abidal qui en une touche trouvait au centre le pied de Xavi qui d’un tacle rageur propulsait le ballon dans les filets adverses. 1-1, les Catalans pouvaient se rasseoir tranquillement dans leur canapé. Pour être éliminé il fallait maintenant encaisser trois nouveaux buts… Restait néanmoins à assurer la première place et donc à gagner même si dans le même temps, un ex blaugrana, Samuel Eto’o, mettait l’Inter sur la voie du succès.




    La fin de la première mi-temps ne voyait guère de nouvelles opportunités pour le Barça dont le jeu trop statique et trop axial (Iniesta et Messi délaissant leurs ailes respectives) n’était pas assez déséquilibrant pour pousser à la faute le double rideau défensif des locaux. D’ailleurs, c’est le Dynamo qui était proche de recréer la surprise dans les arrêts de jeu avec un contre éclair avorté par une main grossière de Piqué, sanctionnée par un timide carton jaune. A 10 cela aurait peut être été une autre histoire…

    Mais c’est à onze que le Barça regagnait les vestiaires, puis la pelouse après 15 minutes de pause. Et c’est à onze que le Barça reprenait le fil de son match avec une possession de balle toujours aussi outrancière mais toujours aussi prudente. Une défaite de l’Inter devenant de plus en plus improbable, le nul suffisait pour garder la première place et il semblait que le Barça face à un adversaire aussi inoffensif (un but pour zéro occasion…) semblait s’en contenter.

    Cependant une tête frôlant le poteau de la part de Milevskiy (53’) rappelait aux Catalans qu’un but sur un malentendu est vite arrivé. Messi, l’un des rares à jouer dans la verticalité et à faire des différences, s’activait de plus en plus, au plus grand désarroi de ses cerbères dont les crocs se faisaient plus féroces. Mais globalement rien ne sortait le match de sa physionomie de passe à 10 pépère. Maitrise totale des Catalans, mais grands bâillements dans les tribunes et devant la télé.

    Cette léthargie n’était finalement brisée que dans les cinq dernières minutes avec un magnifique coup franc sous la barre de Messi (lequel venait sournoisement de déplacer le ballon après le placement du mur, 2-1, 85’), puis par une opportunité de ce même Messi puis par un coup de franc-boulet de canon d’Ibra repoussé bizarrement par le gardien.

    L’arbitre pouvait dès lors siffler la fin du match, sans la présence de Messi sorti avec la cheville souffrante, la faute à un traitement de choc de la part des défenseurs lors du second acte.



    Après avoir côtoyé l’abîme en Russie, le Barça a assuré sa qualification en Ukraine. Premier de sa poule, il peut espérer un tirage plus clément que l’Inter (au choix Stuttgart, Milan, Olympiakos, CSKA, Bayern, Porto ou.. Lyon), son dauphin. Surtout il recevra au match retour. La zone de turbulence du mois de novembre semble définitivement derrière les Catalans au moment d’aborder le derby puis le championnat du monde des clubs dont le trophée manque à la vitrine du Museu. De quoi patienter avant le printemps et le retour de la C1.


    Les joueurs :
    Valdes : 3,5
    Les merdes volent toujours en escadrille. Le match de ce soir a confirmé la formule chiraquienne avec une nouvelle grosse erreur de main du gardien catalan après celle face au Depor samedi. Si l’on rajoute à ça une énorme faute de relance au pied contre l’Inter, on se dit que le Real Madrid a pas eu de bol… Le reste de son match a été globalement satisfaisant malgré une certaine fébrilité dans le jeu au pied.

    Alves : 6,5
    Prestation solide

    Piqué : 5
    Pas mal de fébrilité en première mi-temps avec de la lenteur, de mauvais placements et des duels perdus. Il commet la faute (grossière) qui amène le coup franc du but ukrainien. Un carton jaune qui aurait pu (dû ?) être d’une autre couleur pour une main volontaire. Sa deuxième mi-temps fut plus tranquille avec un Barça monopolistique.
    Remplacé par Marquez en fin de match.

    Puyol : 6,5
    Nettement plus à l’aise que son compère. De bonnes anticipations.

    Abidal : 7
    Une grosse présence athlétique, et une nouvelle passe décisive. Il est sur une bonne lancée. Seul petit point noir, une intervention ratée qui amène Piqué à mettre la main.

    Busquets : 6,5
    Match sérieux et appliqué. Toujours de grandes qualités d’anticipation et de positionnement. Pas d’erreurs manifestes.

    Xavi : 7
    Un but d’avant centre, et une présence totale dans la direction du jeu.

    Keita : 5,5
    Une prestation correcte mais sans grand relief. Il a essayé d’amener un peu de mouvement face à la défense regroupée du Dynamo. A souvent pris le poste d’ailier délaissé par Iniesta.

    Messi : 7,5
    Un match assez proche de celui qu’il a réalisé contre Madrid, avec beaucoup de percussion et de verticalité, mais à nouveau un gros raté en un contre un, alors que le Barça était mené 1-0. Un autre raté en fin de match. Cependant, un coup franc magnifique qui assure les trois points.

    Ibrahimovic : 5
    Trop discret. Esseulé en pointe avec peu de relais, il n’a guère pesé. Un coup franc surpuissant en fin de match qui aurait mérité mieux.

    Iniesta : 5
    Match globalement décevant. Positionné initialement dans le couloir gauche, il n’a mis qu’une vingtaine de minute pour l’abandonner totalement et se positionner là où il aime, c’était à dire dans l’axe au milieu. Il n’y a pas vraiment brillé, et surtout il a contribué à désarticuler l’animation offensive du Barça en laissant le couloir gauche au duo Keita-Abidal. Iniesta à gauche, avec Messi sur le terrain, cela donne un Barça privé d’ailes.
    Remplacé par Pedro (81').

    Fiche technique :
    Dynamo Kiev : Shovkovskiy; Eremenko, Magrao (Ninkovic, min.74), Betao, Yussuf; Leandro Almeida, Mikhalik, Vukojevic; Yarmolenko, Shevchenko, Milevskiy.

    FC Barcelone : Valdés; Alves, Puyol, Piqué (Márquez, min.88), Abidal; Xavi, Sergio Busquetes, Keita; Messi, Ibrahimovic, Iniesta (Pedro, min.81).

    Buts : 1-0, min. 1: Milevskiy. 1-1, min. 33: Xavi. 1-2, min. 85: Messi.

    Arbitre : Howard Webb (Ang)
    Avertissements : Piqué (min.45), Almeida (min.50), Vukojevic (min.55), Ibrahimovic (min.77), Mikhalik (min.78), Xavi (min.80), Shevchenko (min.87).
    16.900 spectateurs.


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