EDITORIAL: Les fruits de la pertinence

Discussion dans 'Scooooop' créé par oisis73, 26 Mars 2007.

  1. oisis73

    oisis73 llit3ejjib yettibla

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    Quelques semaines seulement après le lancement d'explication à travers le monde du bien-fondé de notre cause au Sahara et notamment de la présentation du projet d'autonomie, en vertu des recommandations du Conseil de sécurité, un premier constat s'impose : les Etats et gouvernements, attachés à la légalité et à la justice, accueillent positivement l'initiative du Maroc.

    Ils donnent un écho favorable à sa démarche, parce qu'elle incarne deux dimensions significatives. D'une part, la mise en œuvre audacieuse et originale d'un modèle d'autonomie élargie pour mettre un terme à ce qui apparaît à leurs yeux comme un conflit récurrent et lancinant. D'autre part, la volonté de notre pays, innovant à vrai dire en la matière, d'associer la communauté internationale au processus de règlement.


    Le mérite revient de toute évidence à Sa Majesté le Roi Mohammed VI d'avoir opté pour une telle stratégie d'apurement définitif d'un contentieux qui, chaque jour nous en procure la preuve, n'en finit pas d'enterrer l'idéal d'un Maghreb uni incontournable. Sa vision est d'autant plus pertinente qu'elle ne laisse rien au hasard, ne se prête à aucun marchandage, tant il est vrai que le projet d'autonomie s'inspire de la raison, de la sagesse et d'une philosophie constructive, unitaire et libérale à la fois. La communauté internationale accueille sans réserves le projet marocain d'autonomie au Sahara. Elle y adhère ostensiblement, chaque Etat à sa manière, pour la bonne raison qu'elle est convaincue de son bien-fondé, de sa justesse et de sa pertinence et parce qu'il n'y a désormais plus aucune autre solution.

    Que l'Algérie officielle – et les arguties d'un Mohamed Bedjaoui à l'ONU en témoignent encore – s'acharne à le combattre n'y peut rien contre un processus irréversible. Son comportement sur fond de nervosité est d'autant plus incompréhensible qu'il contredit gravement les proclamations vertueuses qu'elle n'est pas intéressée et nullement impliquée dans ce contentieux. Les logomachies récurrentes de Mohamed Bedjaoui sur le principe du « peuple qui détermine le territoire » ne peuvent que faire sourire, car le peuple sahraoui authentique, celui qui s'est autodéterminé déjà, réside dans son pays, dans les provinces du Sud.

    Et, en fait de décolonisation, un certain accord pertinent avait été signé le 14 novembre 1975 à Madrid entre le Maroc et la vraie puissance administrante, l'Espagne, accord ayant reçu, on ne le dira jamais assez, l'adhésion de l'ONU. C'est celle-là la légalité. En revanche, le double langage du gouvernement algérien, tantôt « intéressé », tantôt « non impliqué », alors que M. Bedjaoui ne cesse de monter lui-même au créneau, laisse pantoise une communauté internationale lassée des entourloupettes algériennes.

    | LE MATIN
     

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