Editorial :Libre choix citoyen, holà aux « magouilleurs »...

Discussion dans 'Nouvelles (9issass 9assira) & Chroniques' créé par kochlok03, 21 Août 2007.

  1. kochlok03

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    « En exprimant vos suffrages, vous ne faites pas que choisir celle ou celui qui vous représentera pour les cinq années à venir. Vous définissez également votre avenir, celui de vos enfants et de votre pays ». C'est en ces termes que Sa Majesté Mohammed VI a évoqué, dans le discours qu'il a prononcé hier à l'occasion du 54e anniversaire de la Révolution du Roi et du peuple, le scrutin législatif prévu le 7 septembre prochain.

    Le vote va au-delà du choix conscient et de ce fait interpelle chaque citoyen à en mesurer à la fois la portée et les enjeux qui lui sont inhérents. Le Souverain, usant de la pédagogie et de la didactique, rappelle avec force que la participation au vote ne saurait se réduire « à l'opération de vote le jour du scrutin », mais implique le « devoir de s'investir en permanence dans les chantiers de développement et de citoyenneté ». Sans équivoque donc, ne sacrifiant à aucune langue de bois, explicite et résolument tourné vers des perspectives d'avenir, le discours que Sa Majesté le Roi a prononcé, hier, constitue un véritable appel au devoir citoyen pour chacun d'entre nous.

    Il éclaire de sa sagesse profonde et de son engagement les chemins pour les Marocains que l'échéance électorale du 7 septembre appelle et chez lesquels elle suscite peut-être interrogations et indécisions. Que le discours royal intervienne quelque seize jours avant cette date et seulement moins d'une semaine avant l'ouverture de la campagne électorale – qui s'annonce âpre, voire passionnée – témoigne à coup sûr du souci du Souverain de l'entourer de toutes les dispositions institutionnelles, politiques, morales, voire psychologiques.

    Sa Majesté le Roi, garant de la nation, a d'autant plus prévenu de nouveau de sa volonté de voir les élections se dérouler dans la transparence la plus totale et dans une régularité implacable qu'il a jugé nécessaire, de nouveau, de rappeler qu'il est au-dessus de la mêlée. Mais que celle-ci devrait en tout état de cause être loyale et sincère.

    Et, dans un souci de laisser le libre choix aux citoyens – comme le stipule toute éthique démocratique et notamment la Constitution -, de prévenir encore : « Vous ne devez pas hypothéquer votre devenir en vendant vos voix et vos convictions à ceux qui sont dépourvus de conscience et indignes de confiance ». La mise en garde, lancée au détour d'une démonstration du haut de la salle du Trône, a valeur de symbole.

    Ce serait, et les propos du Souverain tombent comme un couperet imparable pour le souligner encore, céder à « une abdication coupable et condamnable de votre droit constitutionnel au vote libre », un « renoncement inacceptable à l'honneur de votre citoyenneté et à votre dignité ». De cette exigence morale et civique, le discours royal se conforte, en effet, pour nous décliner une autre problématique consubstantielle, à savoir la citoyenneté. Celle-ci n'est un fétiche ni un slogan, elle s'inscrit bel et bien dans la confluence des critères d'une bonne gouvernance, mettant le citoyen en accord avec lui-même d'une part, avec les lois et la morale publique d'autre part.

    Elle suppose l'adhésion, à rebours de la manipulation, l'honnêteté contre la prévarication, la rigueur contre les abus en tous genres, bref un combat de tous les jours contre une déliquescence morale d'où qu'elle vienne. Ce n'est pas par hasard que S.M. le Roi, comme pour imprimer une tonalité caustique et une mise en garde sans concession à son discours, a tenu dès le départ à nous alerter sur « le devoir de s'investir en permanence dans les chantiers de développement et de citoyenneté ». Jamais langage direct, tordant le cou à la démagogie et à la rhétorique, mettant chacun devant ses responsabilités, n'a été lâché comme il l'est dans le discours royal.

    Il réprouve toute tentative à prendre en otage les électeurs citoyens et la démocratie. C'est un discours de fermeté, de jouvence et de fraîcheur, un tournant linguistique et politique. Car en invoquant la responsabilité collective, en mettant en cause les dérives, Sa Majesté le Roi refonde aujourd'hui la politique.

    source : lematin

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    note : L'obligation électorale qui est devenu un outrage au bien fonder démocratique, alors,les élections sont devenu un grand super marcher ou tous est consommable même nous esprit {a voir les programme des parties politiques ...} restez zen et profitez des soldes :cool:


     

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