Effeuillage de Laânigri, épisode II

Discussion dans 'Info du bled' créé par imadici, 26 Octobre 2006.

  1. imadici

    imadici Pr. Ìpşø Fąċŧǿ...

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    [img align=left]http://i2.photobucket.com/albums/y24/Gotion/GeneralHmiduLaanigri.jpg[/img]
    Si la récente dissolution des Groupements Urbains de la Sûreté (GUS) est un aveu clair de l’échec de cette expérience, elle est aussi une autre étape de la dissolution de ce que Hamidou Laânigri s’est évertué à bâtir et à vendre pendant son passage à la DGSN.


    Lundi 16 septembre, un communiqué officiel émanant de la Direction Générale de la Sûreté Nationale (DGSN) annonce la dissolution des Groupements Urbains de la Sûreté (GUS). Tombé comme une espèce de sentence, ce communiqué est venu publiquement reconnaître l’échec de l’“escadron Croatia” lancé il y a deux ans en grande pompe, par l’actuel Inspecteur général des Forces Auxiliaires Hamidou Laânigri.

    Cumulant les bévues et réprouvés de plus en plus par la population, les “Robocops” du général trois étoiles n’auront pas pu aller au-delà de leur deuxième anniversaire.

    Outre leurs innombrables dérapages quotidiens, on gardera longtemps en mémoire la mort de quatre personnes directement provoquée les GUS : Hassan Zoubeïiri à Marrakech, Hamdi Lambarki à Lâayoune, Larbi Soubni à Mohammédia et Abdelghafour Haddad à Salé.
    Les “garants” de la sécurité urbaine ont ainsi gagné le pari, en un temps record, de s’ériger en ennemi numéro un des Marocains. Dans les quartiers chauds, à la sortie des stades, pendant les festivals, les GUS ont toujours été pris pour cible par des jeunes qui les huaient et qui, à plusieurs occasions, n’hésitaient pas à leur balancer des objets comme ce fut le cas pendant la dernière édition du Boulevard des jeunes musiciens à Casablanca.

    Personne ne savait jusqu’où allaient les “pouvoirs” de ces patrouilles qu’on voyait poursuivre des voleurs à la tire, sermonner des conducteurs en deuxième position et gifler à des couples adolescents… La très large campagne publicitaire qui vantait une police de proximité, toujours prête à venir au secours du citoyen en détresse s’est vite transformée pour plusieurs en un véritable cauchemar. En face, plusieurs associations des droits de l’Homme, telle l’AMDH, ont manifesté leur indignation. Et petit à petit une remise en cause quasi générale de l’expérience GUS a commencé à prendre forme.

    Dans son numéro 265 de juillet 2006, le Journal Hebdomadaire avait prédit le naufrage de cette expérience. La création des GUS, qui d’ailleurs n’a de semblable dans le monde que les Ninjas d’Algérie (Escadron d’intervention rapide en cas de danger suprême menaçant la stabilité de l’Etat), n’émanait en aucun cas d’un réel besoin stratégique visant la modernisation ou la réorganisation de la police marocaine. Hamidou Laânigri avait tout simplement concocté une recette miracle à usage très multiple. Mis à part l’effet poudre aux yeux pour prouver la volonté du Maroc de contribuer à l’effort planétaire entrepris contre toutes les formes de violence, la création des GUS devait satisfaire les doléances d’une population excédée par l’inefficacité d’une police archaïque et mollassonne. Laânigri voulait aussi pallier le maigre effectif de la police urbaine et éviter que l'Intérieur ne procède à des recrutements massifs dont le budget est inexistant. C’est ainsi que la DGSN aurait puisé un gros millier de futurs GUS dans les effectifs des Compagnies mobiles d'intervention (CMI) et dans les recoins de son administration où les “bras cassés” seraient légion.

    Il a fallu que l’affaire Bin El Ouidane éclate en septembre dernier pour que tout soit chamboulé. Hamidou Laânigri cède sa place à Charki Dr0aiss. C’est à lui qu’incombera, moins d’un mois après sa nomination, la tâche de mettre fin à l’expérience GUS qui n’aurait que trop duré.
    Aujourd’hui, les GUS réintègrent leur bercail dans les différents services de la DGSN. Un retour donc à la case départ qui, au passage, met à nu les man½uvres d’un Laânigri plus soucieux des coups d’éclat que du management de la sûreté nationale. Et de fait, une question est posée : sommes-nous en train d’assister au démantèlement de tout ce que Laânigri avait projeté lors de son passage à la DGSN ? In fine, tout porte à le croire. La spectaculaire destitution du général trois étoiles et le ton du texte du communiqué de la DGSN constituent des éléments prouvant une totale dénégation en haut lieu du couple Laânigri/Sûreté Nationale. A ce titre, on ne sera pas surpris de voir le déjà très controversé projet de la carte biométrique dont l’entrée en vigueur était prévue en janvier 2007, mis en stand-by à défaut d’être abandonné.


    lejournal-hebdo.com
     
  2. nadr

    nadr Visiteur

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    Re : Effeuillage de Laânigri, épisode II

    C'est la première fois que le gouvernement revient sur ses pas publiquement, on doit voir la bonne face de la medaille.
     
  3. tar-tar

    tar-tar Visiteur

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    Re : Effeuillage de Laânigri, épisode II

    mais ça a couter tres cher!!!!!!!!
    il faut en tirer les leçons et aller de l avant et ne pas refaire les memes erreurs.
     

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