Egypte : le nouveau gouvernement formé

Discussion dans 'Info du monde' créé par dul2, 17 Juillet 2013.

  1. dul2

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    Moins de deux semaines après le renversement par l'armée du président Mohamed Morsi, le gouvernement provisoire a prêté serment, mardi 16 juillet. La nouvelle équipe gouvernementale, comprenant plus d'une trentaine de membres issus d'horizons divers, a immédiatement été rejetée par les Frères musulmans, le mouvement dont est issu le président déchu : 'Nous ne reconnaissons pas sa légitimité ni son autorité', a réagi auprès de l'AFP un porte-parole de la confrérie, Gehad El-Haddad.
    Un camp militaire attaqué
    Par ailleurs, deux soldats égyptiens ont été blessés, mardi 16 juillet, dans un camp militaire du Sinaï attaqué à la mitrailleuse et au lance-roquettes anti-aérien. De violentes explosions et des échanges de tirs ont été entendus dans ce camp proche de Rafah, ville frontalière de la bande de Gaza. On ignore pour le moment l'identité des assaillants.
    De nouveaux affrontements
    De nouveaux affrontements en Egypte. Dans la nuit du lundi 15 au mardi 16 juillet, au Caire, 7 personnes ont été tuées, et 261 blessées, en marge de manifestations de partisans du président déchu Mohamed Morsi, selon des responsables des services de santé égyptiens.
    Au lendemain de ces nouveaux affrontements, 401 personnes ont été interpellées.
    Les violences au Caire et dans le reste de l'Egypte ont fait plus de 100 morts depuis le renversement de Mohamed Morsi par l'armée le 3 juillet.
    Le ramadan n'apaise pas les tensions
    Le début du ramadan aujourd'hui en Egypte ne semble pas calmer les esprits. La tension est toujours vive. Les Frères musulmans, dont le guide suprême et plusieurs autres dirigeants sont recherchés par la police, appellent à de grandes manifestations vendredi 12 juillet, faisant craindre de nouvelles violences après la mort de plus de 90 personnes depuis la destitution de Mohamed Morsi par l'armée.
    Les partisans du président déchu demandent le rétablissement de celui-ci dans ses fonctions, une démarche qui paraît vouée à l'échec.
    Les affrontements persistent
    Selon des responsables égyptiens, Mohamed Morsi est toujours détenu dans les locaux de la Garde républicaine, là même où 53 manifestants islamistes ont été abattus par l'armée lundi 8 juillet.
    Quatre soldats ont également été tués au cours de ces affrontements provoqués, selon l'armée, par des 'terroristes'. Les Frères musulmans affirment au contraire avoir été attaqués alors qu'ils priaient.
    'C'est très dur de voir des images de sang et de violence en plein ramadan, et tous ceux à qui j'en ai parlé pensent la même chose', dit Fateh Ali, un fonctionnaire de 54 ans. 'J'espère qu'on va trouver une solution rapidement. Je ne pense pas qu'on peut supporter cette situation plus longtemps économiquement et psychologiquement', soupire-t-il.
    Les Etats-Unis sur le qui-vive
    Washington marche depuis le début de la crise sur une corde raide pour ne pas avoir à qualifier de 'coup d'Etat' l'éviction du premier président librement élu de l'histoire du pays, ce qui se traduirait légalement par une suspension de l'aide américaine à l'Egypte.
    Mercredi, la porte-parole du Département d'Etat, Jen Psaki,a donné satisfaction aux nouvelles autorités du Caire en déclarant que le gouvernement Morsi 'n'était pas un régime démocratique' car 'la démocratie ne se réduit pas à gagner une élection dans les urnes'.
    Jen Psaki s'est montrée moins conciliante jeudi 11 juillet envers la répression en cours. 'Si les arrestations politiques continuent, il est difficile de voir comment l'Egypte pourra dépasser cette crise', a-t-elle dit.
    Deux navires près des côtes égyptiennes
    Signe de la préoccupation américaine, deux bâtiments de la Navy, le San Antonio, un transport de chalands de débarquement, et le Kearsarge, un navire d'assaut amphibie, ont été déployés en mer Rouge, a annoncé le général James Amos, commandant du corps des Marines.
    Ces navires se sont rapprochés des côtes égyptiennes pour 'parer à toute éventualité', a précisé le militaire. Washingtond éploie régulièrement des bateaux de guerre dans les zones de troubles pour anticiper une éventuelle évacuation de ses ressortissants.
    Plusieurs responsables des Frères musulmans recherchés
    Le parquet égyptien a ordonné, mercredi 10 juillet, l'arrestation de Mohamed Badie, le chef de file des frères musulmans, pour incitation à la violence lors des affrontements de lundi, selon l'agence de presse officielle Mena. D'autres responsables de la confrérie font l'objet de mandat d'arrêt, notamment l'adjoint de Mohamed Badie, Mahmoud Ezzat ou encore Essam el Erian et Mohamed el Beltagi, les responsables de l'aile politique des Frères musulmans.
    Morsi 'en lieu sûr'
    Le président égyptien déchu Mohamed Morsi se trouve 'en lieu sûr' et il ne fait 'pour l'instant l'objet d'aucune poursuite' judiciaire, selon un porte-parole du ministère égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty.
    Les Frères musulmans refusent d'entrer au gouvernement
    Les Frères musulmans, dont est issu le président déchu Mohamed Morsi, ne 'pactisent pas avec les putschistes' et rejettent l'offre d'entrer au gouvernement, selon un porte-parole du mouvement islamiste.
    Hazem El Beblaoui nommé Premier ministre
    L'ancien ministre des Finances, Hazem El Beblaoui, va être nommé Premier ministre du gouvernement de transition, a annoncé mardi 9 juillet la présidence égyptienne dans un communiqué.
    Les salafistes d'Al Nour, deuxième parti islamiste d'Egypte après les Frères musulmans, ont annoncé qu'ils ne s'opposeraient pas à la nomination de Beblaoui.
    Le chef de l'Etat par intérim, Adli Mansour, va également désigner Mohamed El Baradeï comme vice-président, chargé des Affaires étrangères.
    Les Frères musulmans contre le calendrier de la réforme de la Constitution
    Les Frères musulmans ont rejeté, mardi 9 juillet, le décret du chef de l'Etat égyptien par intérim, Adli Mansour, qui fixe le calendrier de la réforme de la Constitution, et prévoit de nouvelles élections législatives et présidentielle. Essam El Erian, numéro deux de l'aide politique de la confrérie, dénonce un décret dû à 'un homme désigné par les putschistes et qui usurpe le pouvoir législatif'.
    Des élections législatives avant la fin de l'année ?
    Un peu plus tôt, les nouvelles autorités égyptiennes ont promis la tenue d'élections législatives au plus tard début 2014. Le président par intérim, Adly Mansour, a en effet décrété la tenue du scrutin avant la fin de l'année. La déclaration constitutionnelle, diffusée par l'agence officielle Mena, prévoit le lancement de l'organisation des législatives avant fin 2013, et sa fin avant début février. Une présidentielle sera ensuite annoncée. Mais avant cela, une nouvelle Constitution sera soumise à référendum. La Constitution d'inspiration islamiste adoptée en décembre dernier par référendum a été suspendue mercredi lorsque l'armée a destitué le président Mohamed Morsi.
    51 morts et 430 blessés
    Les Frères musulmans ont appelé à manifester mardi 9 juillet dans toute l'Egypte pour protester contre la mort de plusieurs dizaines de partisans du président déchu sous les balles de l'armée lundi 8 juillet.
    Selon un dernier bilan des services de secours, 51 personnes ont été tuées et plus de 430 autres blessées aux abords de la caserne de la Garde républicaine où serait détenu Mohamed Morsi,destitué mercredi dernier par les militaires.
    Le nouveau pouvoir et les islamistes se sont rejeté la responsabilité de cette tuerie. 'En réaction au coup d'Etat militaire suivi par des actions répressives, culminant par le massacre de la Garde républicaine qui s'est produit à l'aube, nous appelons tous les citoyens à protester mardi à travers toute l'Egypte', a déclaré Hatem Azam, porte-parole d'une coalition dirigée par les Frères musulmans, lors d'une conférence de presse.
    Un appel au 'soulèvement'
    Le Parti de la liberté et de la justice (PLJ), la branche politique des Frères musulmans, a appelé, lundi 8 juillet, au 'soulèvement' après la mort de 42 personnes, selon la télévision nationale, lors d'affrontements entre l'armée et des partisans des Frères musulmans à l'aube au Caire.
    Une grande confusion demeure sur le nombre de personnes tuées ce lundi matin : les Frères musulmans annoncent 37 morts. Selon l'armée, un officier a été tué et 40 personnes ont été blessés lors de ces affrontements.
    Le parti salafiste al-Nour a annoncé, qu'il se retirait des négociations sur la composition d'un gouvernement de transition en raison du 'massacre' perpétré selon lui par l'armée.
    Dans le même temps, la transition lancée avec la nomination, jeudi 4 juillet, d'Adly Mansour comme président par intérim, semblait peiner à se mettre en place. Après avoir refusé le prix Nobel de la paix Mohamed El-Baradei comme Premier ministre, le parti salafiste al-Nour a également exprimé ses réserves concernant Ziad Bahaa Eldin, un technocrate de centre-gauche que la présidence a affirmé vouloir 'très probablement' nommer ce lundi 8 juillet.
    Des dizaines de milliers de manifestants
    Des dizaines de milliers d'opposants à Mohamed Morsi étaient rassemblés dimanche 7 juillet en Egypte, notamment sur la place Tahrir au Caire, dans une démonstration de force destinée à prouver que l'ex-président islamiste a été renversé par une révolution populaire et non un coup d'Etat.
    Alors que des avions de chasse rasaient les toits de la capitale, lâchant derrière eux une fumée aux couleurs du drapeau national, la place Tahrir était noire de monde pour une mobilisation se voulant pacifique, après des heurts d'une rare violence vendredi entre pro et anti-Morsi. Dans un cortège, une pancarte affirme en anglais 'L'Egypte a connu une révolution populaire, pas un coup d'Etat'.
    De leur côté, les islamistes continuaient à mobiliser leurs troupes pour maintenir la pression sur l'armée, qui détient Mohamed Morsi depuis sa destitution. Dans divers endroits de la capitale, les islamistes ont dressé des barricades et installé des barrages. Ils ont notamment fermé l'accès de la principale route qui mène à l'aéroport.
    'Le président intérimaire Adli Mansour a rencontré (samedi 6 juillet) M. El Baradei mais il n'y a pas eu jusqu'ici de nomination officielle', a déclaré à la presse Ahmad al-Mouslimani, conseiller d'Adli Mansour. Il a néanmoins ajouté qu'il était le 'choix le plus logique' pour former un gouvernement.
    Mohamed El Baradei, un libéral ayant peu vécu en Egypte, fut directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) de 1997 à 2009, poste qui lui valut en 2005 d'être co-lauréat du prix Nobel de la paix avec son institution.
    Son nom circulait avec insistance au Caire depuis que l'armée a renversé le président islamiste Mohamed Morsi.
    Le nouveau Premier ministre aura comme priorités de relever une économie en lambeaux et de rétablir la paix civile et la sécurité.
    Des manifestations très violentes
    Vendredi 5 juillet, des heurts entre partisans et opposants à l'ancien chef d'Etat ont fait au moins 37 morts plus de 1.400 autres blessées à travers le pays. Les Frères musulmans avaient demandé à leurs militants de manifester massivement pour protester contre le 'coup d'Etat militaire' et pour la défense de la 'légitimité démocratique'.
    Dans la péninsule du Sinaï, cinq policiers et un soldat ont été tués dans des attaques de militants islamistes qui n'ont pas été revendiquées.
    Mohamed Badie arrêté
    Le guide des Frères musulmans, Mohamed Badie a été arrêté dans le nord de l'Egypte, jeudi 4 juillet, au lendemain de l'éviction de Mohamed Morsi.
    Par ailleurs, les Frères musulmans ont assuré qu'ils ne prendront pas les armes en Egypte après le renversement par l'armée du président Mohamed Morsi, issu de leurs rangs. 'C'est un coup d'Etat militaire. Nous resterons actifs et le (le coup d'Etat) priverons de légitimité jusqu'à ce que ce soit rectifié', a dit Mohamed el Beltagui, l'un de leurs principaux dirigeants des Frères musulmans.

    http://news.fr.msn.com/m6-actualite/monde/egypte-une-seconde-revolution-en-marche#image=1

     

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