Election du président de la Chambre des conseillers aujourd’hui : Et si le perchoir b

Discussion dans 'Info du bled' créé par Info du bled, 13 Octobre 2009.

  1. Info du bled

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    Plus que jamais, la majorité est à l’épreuve d’une solidarité déjà toute relative. C’est aujourd’hui mardi 13 octobre que sera élu le président de la Chambre des conseillers et les scénarios catastrophe vont bon train. Les partis que compose la majorité gouvernementale vont-ils aller à cette élection en rangs unis et présenter par conséquent un candidat unique ? La question se pose avec acuité et la majorité, réunie vendredi 9 octobre, n’a pas réussi à trancher. Les composantes de cette même majorité que conduit le leader de l’Istiqlal et premier ministre, Abbas El Fassi, devaient se retrouver dans la soirée de lundi 12 octobre. Une solution consensuelle, pour éviter que la majorité ne se donne de nouveau en spectacle et serve au final de tremplin au candidat de l’opposition, sera-t-elle trouvée ? L’interrogation n’en finit pas de tarauder les états-majors politiques.
    S’il n’y a pas pour l’heure de candidats officiellement déclarés à la présidence de la Chambre des conseillers, deux candidatures pressenties sont bel et bien connues. Il s’agit de celles du président sortant, Maati Benkeddour, membre dirigeant du Rassemblement national des indépendants, RNI, parti qui préside la Chambre des députés, et de Mohamed Cheikh Biadillah, le secrétaire général du Parti authenticité et modernité, PAM, qui a fait son entrée sous la coupole à la faveur de l’élection du dernier tiers de la Chambre haute.
    « Comment vont se comporter les troupes de la majorité ? La majorité parlementaire sera-t-elle forcément celle gouvernementale ? En fait, toutes les craintes résident à ce niveau et laissent à penser que le jeu est vraiment ouvert… », analyse ce membre du Bureau politique de l’USFP.
    Et si les déclarations – y compris celle du chef de file de la majorité- se multiplient sur le mode de l’union de la majorité, les nouvelles ne sont pas, elles, rassurantes. Les harakis du Mouvement populaire qui avec le PAM et l’Union constitutionnelle forment la majorité à la Chambre des conseillers, seraient, dit-on, plus que tentés de donner leurs voix au candidat du PAM, Mohamed Cheikh Biadillah. « C’est ce que les conseillers du MP vont très probablement faire. La décision est quasiment prise, nous voterons PAM », a confié à Libération un cacique du Mouvement populaire.

    Deuxième tour et report de voix


    Aux dernières heures de la matinée de ce lundi 12 octobre, un scénario semblait se préciser de plus en plus fortement. Au cas (plus que probable) où la majorité ne réussirait pas à s’entendre sur un candidat unique, les partis formant la majorité présenteraient chacun de son côté un candidat, donnant à voir un premier tour où le chacun pour soi serait la règle. « Cette formule de candidatures purement militantes est une tactique tout à fait politique de préparer un deuxième tour et, surtout, un report de voix », explique notre interlocuteur du Mouvement populaire.

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    Source : libe.ma
     

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