Elections communales: Le PAM écrase socialistes et islamistes

Discussion dans 'Nouvelles (9issass 9assira) & Chroniques' créé par @@@, 15 Juin 2009.

  1. @@@

    @@@ Accro

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    C’ÉTAIT prévisible (ou presque). Le Parti authenticité et modernité (PAM) a remporté 21,7% de sièges aux élections communales de vendredi dernier. Un score qui le place en tête des formations politiques, du moins en ce qui concerne les communes. Ses fondateurs sont certainement heureux d’avoir acquis la légitimité politique et de représentativité qui leur faisaient défaut jusqu’à ce 12 juin. Moins d’une année donc après sa constitution, le PAM de Fouad Ali El Himma s’installe dans les communes. Il est vrai que le nouveau venu sur la scène politique a su profiter, principalement dans les campagnes de la «démission» de partis politiques plus anciens. Toutefois, une précision s’impose: le PAM n’a-t-il pas recruté à bras-le-corps dans les rangs mêmes de ces partis?
    En tout cas, le scrutin du 12 juin a dégagé une nouvelle carte politique dont il faut saisir les enseignements. D’abord, huit partis ont récolté 90% des sièges et 84% des voix. Ce qui veut dire que les 22 autres partis qui se sont présentés au scrutin n’ont pu avoir que 10% des sièges et 6% des voix exprimées. La balkanisation du champ politique a ainsi montré ses limites. Ensuite, les électeurs ont été plus nombreux que pour les législatives de 2007 (52,4% contre 37%). Seulement, cela fait un peu moins par rapport aux communales de 2003 (54%). Autre constat, le nombre de femmes élues aux communes: elles sont au nombre de 3.406 alors qu’elles n’étaient que 26 en septembre 2003. On a aussi relevé que 18% des élus sont âgés de moins de 35 ans. Du sang neuf donc pour les Conseils Communaux. Il y a aussi le taux de scolarisation: 51% des nouveaux élus ont un niveau scolaire du secondaire et du supérieur. A la lecture des résultats du scrutin tels que communiqués par le département de l’Intérieur, l’on constate que le Parti de l’Istiqlal (PI) est arrivé en seconde position (19,1% de sièges), suivi du Rassemblement national des indépendants (RNI). Ce dernier a, en effet, enregistré une percée sur le plan national. Ceci s’explique, dit-on, par le rajeunissement de la présidence du parti et aussi par la nomination d’Anis Birrou en tant que responsable de la commission du programme électoral. Quant à l’Union socialiste des forces populaires (USFP), elle a manifestement du mal à se défaire de sa déroute aux législatives. Elle a, en effet, perdu Tanger où aucun de ses candidats n’a pu passer. Tout autant d’ailleurs qu’à Marrakech. En ce qui concerne le Parti des la justice et du développement (PJD), si fort lors des législatives, il se retrouve dans les communales relégué à la 6e place avec seulement 5,5% de sièges et 7,5% de voix. Reste maintenant à constituer les bureaux. Et là, c’est une autre gymnastique. En effet, le scrutin par liste ne permettant pas de dégager une majorité sauf exception (voir cas de Fès en page 10), le recours aux alliances est inévitable. Les tractations vont déjà bon train, apprend-on. C’est le cas notamment à Casablanca, Marrakech, Tanger, Meknès, Kénitra…Dans les communes de moins de 35.000 habitants où il y a le suffrage uninominal, c’est une autre paire de manches. Les élus doivent se concerter entre eux pour élire leur président…


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