Elections municipales en Belgique : l'extrême-droite progresse moins que prévu

Discussion dans 'Scooooop' créé par michele2010, 10 Octobre 2006.

  1. michele2010

    michele2010 Visiteur

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    L'extrême-droite flamande du Vlaams Belang a consolidé ses positions lors des élections communales de dimanche en Belgique, mais elle n'est pas parvenue à emporter de grandes municipalités comme elle l'espérait. Selon les résultats définitifs, le Belang, qui prône l'indépendance de la Flandre et tient un discours anti-immigrés, progresse par rapport à ses résultats des municipales de 2000, même s'il ne réalise pas de percée par rapport aux régionales de 2004.


    Il avait alors séduit un quart des électeurs flamands.
    L'extrême-droite n'est pas parvenue à prendre le contrôle de la deuxième ville du pays, Anvers, où le Belang progresse très légèrement en passant de 33% des voix il y a six ans à 33,5% aujourd'hui.

    Mais il a perdu sa position de leader dans la grande cité portuaire de l'Escaut, où les socialistes ont obtenu 35,3% de suffrages.

    Pour Cas Mudde, de l'Université d'Anvers, le Belang semble avoir atteint son maximum de voix «ce qui est important, parce que personne ne connaissait leur limite». «Cela pourrait saper leur influence sur les autres partis», a-t-il ajouté.

    Le «cordon sanitaire» décrété par les autres partis pour interdire toute alliance avec le VB sera toutefois soumis à rude épreuve dans de nombreuses petites villes de Flandre où le Vlaams Belang pourrait débaucher des alliés pour gouverner.

    L'extrême-droite sort en effet de ses bastions, les villes industrielles, pour s'installer dans d'autres zones.

    La consigne reste cependant de maintenir ce «cordon».
    «Personne de chez nous ne fera alliance avec le Vlaams Belang», a ainsi déclaré à RTL-TVI le ministre-président de la Flandre, le chrétien-démocrate Yves Leterme.

    Le scrutin municipal peut être considéré comme un sondage grandeur nature pour les élections législatives de 2007.

    Le parti libéral flamand du Premier ministre Guy Verhofstadt est en chute libre dans de nombreuses communes, mais ses partenaires de la coalition, les socialistes, limitent les dégâts malgré des scandales de corruption dans le sud du pays, où ils continuent à collectionner les majorités absolues.

    «Contrairement à ce que certains prédisaient, le PS sort renforcé de ces élections», a déclaré le ministre-président de la Wallonie, Elio di Rupo, devant ses partisans.

    Cela devrait encore affaiblir le gouvernement avant les élections législatives de 2007, qui pourraient voir le retour au pouvoir des chrétiens-démocrates flamands chassés du pouvoir en 1999 et qui sont les autres vainqueurs du scrutin communal.


    S'ils réitèrent leur performance de dimanche, ils pourront choisir leur allié pour une législature au cours de laquelle ils veulent accélérer le transfert de compétences aux régions pour limiter les transferts financiers vers la Wallonie.

    Les partis francophones ne veulent toutefois pas de ce nouveau déshabillage de l'Etat fédéral, ce qui risque de provoquer une nouvelle crise entre Flamands et Wallons.


    le matin
     

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