Elle planifiait des attentats en Algérie et au Maroc

Discussion dans 'Info du bled' créé par imadici, 7 Février 2007.

  1. imadici

    imadici Pr. Ìpşø Fąċŧǿ...

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    UNE CELLULE OPÉRATIONNELLE DU GSPC DÉMANTELÉE EN ESPAGNE[/b]

    Le Gspc a été partiellement désarticulé lors d’opérations policières en Allemagne et au Maroc en juillet et décembre 2006, mais constitue encore une menace, particulièrement pour la France.


    «La structure terroriste à laquelle appartiendrait le Marocain M’bark El-Jaâfari aurait effectué, depuis mai, des démarches pour envoyer trente-deux kamikazes en Irak afin d’y commettre des attentats-suicide et pour planifier des opérations à l’intérieur du Maroc et sur le sol algérien.» C’est la conclusion à laquelle sont arrivés les responsables de la police espagnole, au lendemain de l’arrestation du Marocain, «soupçonné de liens avec Al Qaîda» et visé par un mandat d’arrêt international délivré par le Maroc, et arrêté lundi à Reus (nord-est de l’Espagne).

    «El-Jaâfari est soupçonné d’appartenir à une structure terroriste au service d’Al Qaîda et du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (Gspc algérien), dédiée au recrutement de volontaires pour le jihad au Maroc, en Irak et en Algérie», a annoncé le ministère espagnol de l’Intérieur dans un communiqué. Pour la formation de ses volontaires, cette structure «utilisait des camps d’entraînement dépendant du Gspc algérien».

    La police espagnole affirme aussi que le Gspc se trouve actuellement à la tête d’une structure qui regroupe toutes les organisations terroristes du nord de l’Afrique appartenant au réseau Al Qaîda sous le nom «Al Qaîda du Maghreb». Selon les autorités espagnoles, M’bark El-Jaâfari pourrait avoir effectué des entraînements en 2001 dans des camps supervisés par Al Qaîda en Afghanistan. Il sera présenté «dans les prochaines heures» à un juge de l’Audience nationale, la principale instance pénale espagnole, compétente en matière de terrorisme.

    Ces connexions des islamistes radicaux se confirment de jour en jour. Il y a une semaine, dix-sept personnes accusées de relation avec le Groupe salafiste pour la prédication et le combat, devenu depuis peu Al Qaîda au Maghreb, ont été condamnées à des peines allant jusqu’à dix ans de prison ferme. Six d’entre elles avaient été remises par l’Algérie au Maroc, après avoir tenté de rallier le Gspc. Parmi les six personnes arrêtées sur le sol algérien, dans l’Oranie, figurent deux lycéens, membres du groupe, et qui ont écopé chacun d’une amende de 5000 dirhams (450 euros). Il y a deux semaines encore, les autorités marocaines avaient procédé à l’arrestation de 26 personnes de nationalité marocaine, toutes interpellées dans le cadre d’une opération antidjihadiste dans le Royaume chérifien.

    Les premiers éléments de l’enquête ont révélé l’existence de liens de soutien financier et logistique avec le Gspc algérien, le groupe islamique combattant marocain, ainsi qu’avec d’autres personnes connues pour leurs liens avec des milieux jihadistes, comme Mohamed Guarbouzi.

    Les spécialistes du dossier sécuritaire marocain estiment que cette opération de mobilisation de candidats pour la guerre en Irak, a été menée de concert avec le Groupe salafiste pour la prédication et le combat algérien, qui a désormais le leadership sur toutes les organisations djihadistes du Maghreb, grâce, notamment à sa collusion avec Al Qaîda, et le Groupe islamique combattant marocain (Gicm). Cependant, des rapports confidentiels de la DST marocaine font état d’un risque réel et craignent une déflagration islamiste dans le Royaume chérifien, ou un «retour de flammes», notamment après les arrestations opérées chez les candidats au djihad irakien.

    Le départ de jeunes Marocains en Irak n’était qu’un palliatif, un entraînement à des attaques intérieures à venir, assurent les officiers de la DST qui, de ce fait, ont redoublé la cote d’alerte. Cette agitation marocaine est bien évidemment à replacer dans un contexte marqué par l’expansion du jihad dans toute la région. Il y a un peu plus d’un mois, l’arrestation, à Meftah, près d’Alger, de deux terroristes tunisiens appartenant à un groupe djihadiste, et qui s’apprêtaient à rejoindre les maquis du Gspc, avait donné l’alerte.

    Les deux terroristes venaient de Libye où ils étaient en contact avec d’autres organisations terroristes, comme le Groupe islamique combattant libyen. Par la suite, on a dû reconnaître que la toile d’araignée opérait de nouvelles expansions et que cette connexion entre les groupes armés marocains, comme la Salafiya djihadiya ou le Gicm, et le Gspc algérien, qui se pose comme la branche armée d’Al Qaîda dans la région, renseignait sur les nouvelles mutations du terrorisme dans le Maghreb. Car deux semaines seulement après l’arrestation des deux terroristes tunisiens, des accrochages ont opposé, aux environs de Tunis, les forces de sécurité à un groupe armé qualifié de «salafiste terroriste», dont six membres se sont infiltrés à travers les frontières terrestres algériennes. La «fièvre du djihad» vient de frapper le Maghreb de plein fouet.

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