Emeutes sociales de 1981 / Affaire des charniers de la caserne Ech-Chouhada

Discussion dans 'Info du bled' créé par freil, 27 Décembre 2005.

  1. freil

    freil Libre Penseur

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    Les familles des victimes réclament la restitution des restes de leurs proches


    Dimanche après-midi, des parents des victimes du 20 juin 1981, d’autres disparus des années de plomb et des militants des droits humains ont manifesté devant la caserne de la Protection Civile Ech-Chouhada, à Casablanca, réclamant la restitution des restes de leurs proches et la poursuite des responsables des massacres constituant des crimes contre l’humanité.

    Les manifestants, qui ont scandé des slogans dans ce sens, brandissaient des photos des disparus, des banderoles réclamant justice et de longues listes des victimes de la répression aveugle qui a fauché sans distinction hommes, femmes et enfants.

    Cette manifestation fait suite à la mise à jour, le 8 décembre 2005, de charniers dans le terrain d’exercices de la caserne Ech-Chouhada où les restes de quelques 81 personnes ont été exhumés puis inhumés sur place dans des tombes individuelles numérotées, après que les légistes aient effectué des prélèvements pour les besoins de tests ADN devant aboutir à leur éventuelle identification après comparaison avec l’ADN des parents qui se sont manifestés.

    Dans les charniers de la caserne de la Protection Civile, les victimes qui sont tombées en 1981 sous les balles dans les rues de Casablanca et à l’intérieur des habitations (les tirs étaient adressés également aux portes et aux fenêtres des maisons), étaient entassés pêle-mêle. Les dépouilles étaient soit revêtant encore les vêtements qu’ils portaient au moment de la mort, soit des linceuls, ce qui atteste de leur passage par une morgue. Elles présentaient toutes, hommes, femmes et enfants, des impacts de balles soit à la tête, soit au thorax ; des tirs non pas dans l’intention de blesser mais de tuer, et à bout portant. Toujours est-il que les conditions dans lesquelles ont été retrouvés les corps nécessiteraient des tests ADN très poussés qui ont été confiés à un laboratoire français et leurs résultats se font toujours attendre.

    A la caserne Ech-Chouhada, les 81 tombes, pour le moment anonymes, ont été disposées le long du mur de clôture du terrain d’exercices, du côté du dépôt des véhicules de M’Dina Bus et du centre de formation de la Lydec, où un autre mur a été élevé à l’intérieur pour isoler cette nouvelle nécropole qui dispose d’une porte d’entrée donnant sur le Boulevard de la Grande Ceinture.


    LOPINION
     
  2. adilol

    adilol Visiteur

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    Re : Emeutes sociales de 1981 / Affaire des charniers de la caserne Ech-Chouhada

    je pense que c l heure de rendre les droits aux personnes au moins de punir ce qu etaient les causes derrieres ces actes et de creer l aire de la justice et la solidarite marocaine.
     
  3. nourfan01

    nourfan01 Visiteur

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    Re : Emeutes sociales de 1981 / Affaire des charniers de la caserne Ech-Chouhada

    que Dieu les assiste dans leur souffrance et ce apres tant de refoulement.Mais comme a mon accoutumee je dis a ces gens de faire attention aux recuperations par d'autres de leur doleances qui doivent etre traitees de facon calme et suivie pour que l'affaire ne soit pas une aubaine pour nos ennemis.
     
  4. revolutionaire

    revolutionaire Visiteur

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    Re : Emeutes sociales de 1981 / Affaire des charniers de la caserne Ech-Chouhada

    vive les martyres du peuple marocain
     

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