En passant [Jean-Jacques Goldman 1997]

Discussion dans 'toutes les poésies...' créé par A_mir, 14 Février 2007.

  1. A_mir

    A_mir les causes perdues...

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    On ira

    On partira de nuit, l'heure où l'on doute
    Que demain revienne encore
    Loin des villes soumises, on suivra l'autoroute
    Ensuite on perdra tous les nord

    On laissera nos clés, nos cartes et nos codes
    Prisons pour nous retenir
    Tous ces gens que l'on voie vivre comme s'ils ignoraient
    Qu'un jour il faudra mourir

    Et qui se font surprendre au soir

    Oh belle, on ira
    On partira toi et moi, où?, je sais pas
    Y a que les routes qui sont belles
    Et peu importe où elles mènent
    Oh belle, on ira, on suivra les étoiles et les chercheurs d'or
    Si on en trouve, on cherchera encore

    On n'échappe à rien pas même à ses fuites
    Quand on se pose on est mort
    Oh j'ai tant obéi, si peu choisi petite
    Et le temps perdu me dévore

    On prendre les froids, les brûlures en face
    On interdira les tiédeurs
    Des fumées, des alcools et des calmants cuirasses
    Qui nous a volé nos douleurs
    La vérité nous fera plus peur

    Oh belle, on ira
    On partira toi et moi, où?, je sais pas
    Y a que des routes qui tremblent
    Les destinations se ressemblent
    Oh belle, tu verras
    On suivra les étoiles et les chercheurs d'or
    On s'arrêtera jamais dans les ports

    Belle, on ira
    Et l'ombre ne nous rattrapera peut-être pas
    On ne changera pas le monde
    Mais il nous changera pas
    Ma belle, tiens mon bras
    On sera des milliers dans ce cas, tu verras
    Et même si tout est joué d'avance, on ira, on ira

    Même si tout est joué d'avance
    A côté de moi,
    Tu sais y a que les routes qui sont belles
    Et crois-moi, on partira, tu verras
    Si tu me crois, belle
    Si tu me crois, belle
    Un jour on partira
    Si tu me crois, belle
    Un jour

     
  2. A_mir

    A_mir les causes perdues...

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    : En passant [Jean-Jacques Goldman 1997]

    En passant

    Toutes les ébènes ont rendez-vous
    Lambeaux de nuit quand nos ombres s'éteignent
    Des routes m'emmènent, je ne sais où
    J'avais les yeux perçants avant, je voyais tout

    Doucement reviennent à pas de loups
    Reines endormies, nos déroutes anciennes
    Coulent les fontaines jusqu'où s'échouent
    Les promesses éteintes et tous nos vœux dissous

    C'était des ailes et des rêves en partage
    C'était des hivers et jamais le froid
    C'était des grands ciels épuisés d'orages
    C'était des paix que l'on ne signait pas

    Des routes m'emmènent, je ne sais où
    J'ai vu des oiseaux, des printemps, des cailloux
    En passant

    Toutes nos défaites ont faim de nous
    Serments résignés sous les maquillages
    Lendemains de fête, plus assez saouls
    Pour avancer, lâcher les regrets trop lourds


    Déjà ces lents, ces tranquilles naufrages

    Déjà ces cages qu'on attendait pas

    Déjà ces discrets manques de courage

    Tout ce qu'on ne sera jamais, déjà

    J'ai vu des bateaux, des fleurs, des rois
    Des matins si beaux, j'en ai cueilli parfois
    En passant
     

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