Encore une fois, le droit international a été violé à Tifariti

Discussion dans 'Info du bled' créé par alphomale, 1 Mars 2006.

  1. alphomale

    alphomale Visiteur

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    Présence des séparatistes dans la zone «tampon»
    L'Algérie persiste et signe. Au lieu de dépenser l'argent de son pétrole dans des projets de développement humain, elle cautionne une cause déjà perdue puisque le Maroc est souverain dans son Sahara. Le fait d'inciter le «polisario» à déplacer les réfugiés de Tindouf, dans l'ouest algérien, ainsi que son infrastructure politique à Tifariti dans le but d'ajouter des pressions politiques et diplomatiques sur Rabat est également une cause perdue.

    Le Centre européen de recherche, d'analyse et de conseils en matière stratégique (ESISC), basé à Bruxelles, vient d'ailleurs de publier une note d'analyse mettant à nu les contradictions de la chefferie séparatiste, qui, face à une «situation catastrophique » dans les camps de Tindouf, préfère célébrer l'anniversaire d'une entité fantoche dans une localité située dans la zone tampon, en y convoyant les populations des camps à titre de figurants.

    Abordant la situation dans les camps de Tindouf, sinistrés par les pluies diluviennes qui se sont abattues récemment sur cette région du Sud-Ouest algérien, ce nouveau rapport de l'ESISC s'intéresse à l'attitude des dirigeants séparatistes qui ont ignoré ce drame pour se concentrer sur l'organisation de leurs festivités sur des terres marocaines. Soutenue par l'Algérie, la démarche polisarienne constitue une provocation pour le peuple marocain et une violation flagrante du droit international. Faut-il rappeler à l'Algérie qu'une telle décision constitue une transgression du cessez-le-feu en place depuis 1991.

    Faut-il lui rappeler que Tifariti est partie intégrante du Sahara marocain. Se trouvant à une trentaine de kilomètres de la ville de Smara, le Maroc l'avait laissé délibérément inoccupée pour éviter une tension supplémentaire entre l'Algérie et le Maroc. Position confirmée par le ministre d'Etat, Abbas El Fassi qui a déclaré à Laâyoune que « l'utilisation de territoires marocains pour la célébration de la création de la pseudo république, qui est une création chimérique, constitue une provocation pour le peuple marocain dans laquelle l'Algérie assume une grande responsabilité».

    «L'Algérie fidèle à son histoire continuera à assumer ses responsabilités afin que prévale le règlement dicté par la légalité internationale et consacrant le droit à l'autodétermination du peuple du Sahara Occidental», persiste et signe le président algérien dans une lettre adressée au premier terroriste de la région Mohamed Abdelaziz.

    Si le Président Bouteflika renoue avec des attitudes qu'on croyait révolues, sa persévérance nous rappelle l'Algérie des années soixante-dix, dont les dirigeants multipliaient les actions anti-marocaines. Elle ne cesse de faire obstacle à toute solution équitable et durable dans la région. Les séquestrés de Tindouf souffrent le martyr et supportent les affres d'une élite dirigeante qui n'a en tête que la torture des innocents. Les souffrances des milliers de Sahraouis détenus contre leur volonté dans les camps de Tindouf et des enfants enlevés à leurs parents et envoyés à Cuba, ne sont plus un secret pour personne.

    De même, tout le monde sait que le «polisario» n'est autre qu'une carte algérienne qui lui permettrait, à la faveur de la naissance d'un Etat factice sous ses bottes, d'accéder à l'Atlantique pour faciliter le transport de ses ressources naturelles.

    C'est cette Algérie là qui est responsable d'un drame national sanguinaire et de souffrances régionales inhumaines, notamment dans les camps de Tindouf. L'inimitié et les ambitions expansionnistes affichées par les responsables algériens ne vont servir à rien, car le rêve d'avoir un accès sur l'Atlantique s'est définitivement estompé face à la détermination de toute une Nation à préserver sa souveraineté et son intégrité territoriale, quel que soit le prix à payer.
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    Dénonciation et condamnation

    Plusieurs ONG et associations dénoncent et condamnent l'attitude algérienne permettant aux séparatistes sahraouis de célébrer leur république fantoche sur le sol marocain.

    La dernière réaction émane d'un «mouvement politique réformiste», nouvellement créé sous le nom de «polisario-ligne du martyr», se déclarant comme «porte-parole officiel des populations sahraouies en remplacement de la direction corrompue et opportuniste» installée en Algérie.

    Dans un communiqué, rendu public à Madrid, la nouvelle formation insiste sur «l'adoption de la négociation comme moyen de règlement du problème du Sahara et la démocratie et l'alternance comme principe civilisé de gestion du pouvoir».

    Le mouvement rejette «la situation actuelle d'un peuple exilé, abandonné pour toujours sur Lahmada, et exploité par un groupe d'opportunistes accoutumés aux magouilles».

    Par ailleurs, le Centre culturel islamique «Al Mohades» à Amesterdam, l'Alliance nationale pour la défense et la protection des valeurs sacrées et la Coalition mondiale de la communauté marocaine résidant à l'étranger (section des Pays-Bas) ont condamné le soutien et l'aide apportés par l'Algérie au «polisario» pour l'organisation des festivités marquant l'anniversaire d'une entité fantoche ainsi que la protection qu'elle fournit pour cautionner ses actes de provocation dont nul ne connaît les conséquences.

    De son côté, la coordination belgo-marocaine pour le Sahara a dénoncé le déplacement forcé des populations séquestrées dans les camps de Tindouf vers Tifariti par l'organisation séparatiste. «Déplacement, contraire au droit international et qui met en danger la sécurité sanitaire des personnes concernées», souligne la coordination.


    Sur un autre registre, le «Comité international pour les prisonniers de Tindouf» (ICTP, basé à Londres), a appelé à l'ouverture d'une enquête immédiate sur le sort des détenus marocains toujours portés disparus à Tindouf, en Algérie.

    Le ICTP appelle la communauté internationale et tous les Organismes internationaux concernés par les violations des droits de l'Homme «à inciter le gouvernement algérien à ouvrir immédiatement une enquête» sur le sort des détenus marocains, toujours portés disparus.

    Le Comité exhorte également les autorités algériennes à verser des indemnisations aux anciens détenus et à leurs familles pour les souffrances qu'ils ont endurées dans les geôles du «polisario» sur le sol algérien.

    Le «ICTP» demande, par ailleurs, le rapatriement des corps des détenus décédés dans les prisons du «polisario», soulignant que ces victimes sont actuellement enterrées dans des tombes non-indiquées dans la région de Rabbouni en Algérie.
    El Mahjoub Rouane | LE MATIN
     

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