Enfance suite : la journée qui a tout basculé dans sa vie

Discussion dans 'Nouvelles (9issass 9assira) & Chroniques' créé par LeRouge, 31 Mai 2013.

  1. LeRouge

    LeRouge Citoyen

    J'aime reçus:
    62
    Points:
    28
    Comprendre le passé pour comprendre le présent et le futur
    -------------------------------------------------------------------------------------
    C'était un vendredi d'une journée chaude d'été ; il venait d'avoir 6 ans. Il était seul à la maison, les jumelles chez les voisins, son père au travail. Sa mère et grande sœur étaient

    parties aussi au cimetière visiter la tombe d'un proche. C'est en tout cas ce qu'il a su après.

    On sonne, et il est parti ouvrir la porte.

    C’était deux hommes, jeunes même pas la trentaine. L'un avec un costume et cravate, beau qui le regardait avec fierté non dissimulée et l'autre plus jeune d'une année ou deux

    habillé en jean chemise.
    - Salam alikom, lui dit le plus grand en premier
    - Wa alikom salam, répond il en tenant toujours la porte.
    - Nous sommes de la famille, est ce qu'on peut entrer ?
    - Oui, entrez. Mes sœurs ne vont pas tarder à venir.
    - Ki dayrine ?
    - Wa ghir kan n3addiw

    Ils s'esclaffent de rire tous les deux, amusés d'entendre un réponse pareille d'un gamin de 6 ans à peine
    - Kifach ? lui demande le monsieur
    - Wa ghir kan n3addiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiw dit-il en insistant sur chaque syllabe.

    Ils s'assoient tous les trois au salon. Lui les regarde et commence à ramasser son jeu du tapis.
    - Tu sais qui je suis ?
    - Non.
    - Je suis ton père, dit-il (digne d’une réplique de Dark Vador de Star Wars).
    Cette réponse l'a surpris un peu mais il répond vite
    - La 3andi Bba, rah fal khadma.

    Il y a eu un moment de silence, les deux hommes se regardaient comme pour choisir leurs mots et ce qu'ils allaient lui dire.
    - Aji awaldi 7daya.
    Il se met devant l'homme en cravate qui lui prend gentiment les deux mains.
    - Si hmad machi bbak, rah jaddak. Ana babak et Fatima mamak.

    Ce fut un choc de tres courte durée car interrompu par l'arrivée des jumelles qui ont commencé à courir partout comme déboussolées. Elle le ramenèrent dans la salle de bain pour le


    laver et lui mettre des vêtements plus adaptés.

    Rapidement, les jumelles ont préparé un thé et se sont assises les deux hommes.
    Lui contemplait cet homme qui prétend être son père. Il était mince, élégant, beau et ressemblait un peu à Fatima sa grande soeur. Il dégageait une certaine assurance et une

    aisance. Ces yeux étaient vertes, les cheveux un peu dorées et légèrement bouclées.

    - Tu sais, mon fils, tu as deux petites sœurs Laila et Loubna qui te ressemble beaucoup. Ce monsieur s'appelle Simohamed et c'est ton oncle
    Lui n'a rien dit, il était comme sonné, encore entrain de digérer ce flot d'information qu'il n'arrive pas à réaliser.

    - On veut sortir le petit pour lui acheter quelques affaires.

    Les jumelles se sont regardées, pétrifiées pour deux filles de 13 ans. Son père, comme il va dorénavant l'appeler, les a vite rassurées.
    - On ne va pas trop tarder, car on doit régler le petit à l'école l'année prochaine.

    Ils sortirent tous les trois et se dirigèrent vers une belle voiture une Mercedes blanche. II s'assoit devant à coté de son père pendant que son oncle prenait place en arrière.

    Il se souvient de cette odeur de cuire, une odeur que l'on sent quand une voiture est récente et propre. Il était fier de voir le regard intrigué des gamins de son quartier.
    Ils sont partis dans des plus chics magasins de la ville, lui ont achetés les plus beaux des vêtements et jouets. Lui ne croyait pas ses yeux ; ces copains n'ont pas ce genre de

    vêtements et seront surement jaloux, se disait-il. Ils ont acheté aussi beaucoup de livres et bandes dessinées. Lui était aux anges comme Julia Roberts dans Pretty Woman.

    De retour à la maison, il y avait maintenant sa mère (Fatima) et sa grande mère aussi. Une tension palpable régnait à la maison, lui s'en foutait. Il a laissé les adultes régler leurs

    affaires entre eux et était parti ouvrir ses jouets et cadeaux dans une autre chambre.

    Son père lui avait raconté toute l'histoire, qu'il était le cousin de sa mère et que pour des raisons diverses ils n'ont pas pu continuer ensemble mais qu'il était son fils, sa chair, son

    sang et que rien au monde ne pouvait le séparer de son fils.

    Il venait de comprendre les crises de nerfs de sa mère qui était encore amoureuse de son père et que seule sa fierté démesurée l'empêchait de l'avouer. Ce n'était pas la première

    fois que son père venait le voir mais il était petit et ne se souvenait pas. Il comprit aussi pourquoi il avait un vélo alors que les autres gamins n'en avaient pas, des jouets chers par

    rapport à ce que peut lui acheter son père Ahmed.

    Pour l'anecdote, il continuera d'appeler son grand père "Ba" ce qui avait le don de mettre en colère son vrai père "non, c'est moi ton père et l'autre n'est que ton grand père et encore

    ce n'est pas ton véritable grand père" !!!.

    Il a compris maintenant pourquoi il n'avait de frères et sœurs de son âge maintenant il est fier d'être comme les autres. Il adore déjà ses sœurs qu'il n'a pas encore vu encore mais

    qu'il verra par la suite quand elles sont venues lui rendre visite.

    Inutile de préciser qu'il a aimé son père qui était beaucoup différent des papas de ses amis. Il était jeune, beau, intelligent, riche et ingénieur même s'il ne savait qu'est ce cela voulait

    dire.
    Pendant toutes ses années à l'école primaire, il avait guetté la silhouette de son père parmi les passants, le voyait à l’intérieur de chaque voiture qui passait à coté de lui.

    Il a connu beaucoup de déceptions surtout quand son père ne venait pas le voir pendant des mois. Il a compris d'ailleurs la raison car à chaque visite, il y avait une tension entre son

    père et sa mère. Cette dernière, malgré cet amour lui en voulait et les raisons ne manquaient pas : il n'a pas su la défendre et la protéger quand elle avait besoin, etc. etc..


    Il faudra aussi s’arrêter sur l'histoire de ses parents car elle est digne d'un film indien.
    Ca commencé un jour quand sa mère Fatima est allée voir son propre père !!!!!

    Oui en fait, ....
    ( A suivre ;))
     
    Mysa aime ça.
  2. Mysa

    Mysa Accro

    J'aime reçus:
    2310
    Points:
    113
    dès que tu lances à écrire, les idées commencent à surgir de nul part hhhhhh et puis tu n'arrives plus à t'arrêter sans pouvoir terminer le déroulement des choses ;) j pense que c très bien soigné mais peut être faudrait-il que tu partager un peu pour aider le lecteur à mieux apprécier ton récit ^^
    Bonne continuation :D
     
    LeRouge aime ça.
  3. LeRouge

    LeRouge Citoyen

    J'aime reçus:
    62
    Points:
    28
    En fait, j'ecris d'un seul trait et à part le correcteur d'orthographe, je ne supprime rien car ca doit sortir du cœur.
    Mais kifach " peut être faudrait-il que tu partager un peu pour aider le lecteur à mieux apprécier ton récit ^^" ?
     
    Mysa aime ça.
  4. Mysa

    Mysa Accro

    J'aime reçus:
    2310
    Points:
    113
    Je suis impatiente de connaître l'histoire de Fatima ou plutôt de ses parents :D
     
    LeRouge aime ça.
  5. LeRouge

    LeRouge Citoyen

    J'aime reçus:
    62
    Points:
    28
    Promis et ca sera court et précis :)
     
    Mysa aime ça.
  6. Mysa

    Mysa Accro

    J'aime reçus:
    2310
    Points:
    113

    Non, Laisse ta plume prendre le dessus ... ça serait plus naturel et moins fatiguant :p
     

Partager cette page