Enfin des repères dans les rues de Casablanca

Discussion dans 'Info du bled' créé par michele2010, 22 Octobre 2006.

  1. michele2010

    michele2010 Visiteur

    J'aime reçus:
    7
    Points:
    0
    S'orienter et s'aiguiller à Casablanca est souvent un véritable casse-tête. Les visiteurs de la métropole et même ses habitants ont des difficultés à se déplacer d'un lieu à l'autre sans risquer de se perdre en milieu de chemin. Pour se rendre dans un endroit où l'on n'a jamais été, l'on préfère se référer à un repère significatif : avant rond-point Chimicolore, près du rond-point d'Europe, avant le jardin de la Ligue Arabe... puis se faire aider par des passants ou d'autres personnes censées connaître le lieu.


    Après tout, on dit «celui qui demande ne se trompe jamais de chemin». Si les Casablancais recourent à ce jeu d'orientation, c'est parce que la ville ne dispose pas d'un référentiel régional des adresses.

    Souvent, on se trouve face à des adresses erronées, à la multiplication des doublons, à des voies sans noms, d'autres avec un nom européen et un autre arabe…

    Cette confusion complique encore un peu plus la tâche des opérateurs publics ou privés chargés de distribuer le courrier, les colis, les factures d'eau et d'électricité, les convocations... Chaque opérateur utilise son propre référentiel.
    Ce manque d'organisation entraîne une perte de 30% du courrier qui n'arrive pas à sa destination en raison, entre autres, de l'existence de 1.400 voies sans nom.
    Consciente de ce problème, la commune urbaine a réalisé une étude d'adressage et de jalonnement. Le principe consiste à attribuer un nom à chaque rue qui sera affiché à l'angle et un numéro à chaque porte pour rendre beaucoup plus facile l'orientation.

    Cette étude est, aujourd'hui, fin prête. Selon Hassan Moussaria, chargé d'étude, le travail a été complètement achevé. «Il ne manque plus, aujourd'hui, que le lancement de l'appel d'offres pour le changement des polygones», a-t-il précisé.
    L'étude préconise une série de mesures, notamment, la mise en place d'une procédure administrative de dénomination des voies, la révision des noms de quartiers, de lieux-dits et la création au niveau de la ville d'une cellule de supervision qui doit travailler avec les arrondissements et les divisions.

    Elle prône également l'équipement des arrondissements en moyens de collecte des données (GPS), l'acquisition des images satellites à haute précision, deux fois par an, afin de mettre à jour la carte et la compléter par des enquêtes de terrains par arrondissement, la création d'une carte avec une base de données des voies et des bâtiments remarquables, la délimitation des
    arrondissements.

    Enfin, elle recommande la numérotation des arrondissements de 1 à 16 en attribuant le numéro 1 à l'arrondissement Sidi-Belyout qui se situe au centre-ville. En parallèle, l'étude propose un adressage en 5 caractères qui sont le numéro du local, type de voie, nom de voie, lieu-dit et code communal.
    D'après Moussaria, le code communal est l'interface et le référentiel commun entre tous les acteurs de la ville. Il permet d'accéder de manière précise à la zone de localisation de l'adresse et de son repérage sur une carte.


    Ce système une fois appliqué pourrait permettre aux visiteurs de la ville et aux Casablancais de localiser facilement une rue, un boulevard ou une entreprise.
    En outre, l'autoroute urbaine fait également l'objet d'une étude similaire. Les 21 ponts dressés depuis l'entrée de la ville jusqu'à sa sortie au niveau du siège de l'OCP auront dorénavant un nom pour permettre aux visiteurs de s'y retrouver facilement.

    La mise en place de ce nouveau système d'adressage se fera en trois phases.



    Abderrahman Ichi | LE MATIN​
     

Partager cette page