ENVOLÉE DES PRIX ALIMENTAIRES: LE GUIDELINE DE LA FAO

Discussion dans 'Scooooop' créé par Med Omar, 28 Janvier 2011.

  1. Med Omar

    Med Omar MoUl DéTaILS-GaRoU PiPaS Membre du personnel

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    ENVOLÉE DES PRIX ALIMENTAIRES: LE GUIDELINE DE LA FAO


    • L’ORGANISATION DÉCONSEILLE LA RESTRICTION DES EXPORTATIONS
    • LA SPÉCULATION UNE DES CAUSES DES ÉMEUTES DE LA FAIM
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    LA FAO a publié un guide d’instructions pour affronter la flambée des prix alimentaires. L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture s’adresse à des décideurs des pays en développement, pour les aider à affronter les impacts négatifs de la flambée des prix alimentaires ou pour en exploiter les opportunités. L’Indice FAO des prix des produits alimentaires, qui suit l’évolution des produits de base au niveau international, a atteint un sommet en décembre 2010. «La spéculation crée les émeutes de la faim», a affirmé lundi dernier Nicolas Sarkozy, qui préside cette année le groupe G20 des principaux pays riches et émergents.
    Les restrictions à l’exportation appliquées par certains pays producteurs d’excédents vivriers, ont exacerbé la situation du marché alimentaire mondial durant la crise de 2007/2008. La FAO déconseille l’adoption de ces mesures qui exacerbent souvent le climat d’incertitude et les perturbations sur les marchés mondiaux et font grimper les prix davantage, tout en provoquant une chute des prix intérieurs, ce qui restreint les incitations à produire davantage de nourriture.
    Les directives de la FAO soulignent que les pays à faible revenu et à déficit vivrier ont été durement frappés par la flambée des prix alimentaires ces dernières années. La quasi-totalité des pays africains sont des importateurs nets de céréales. Les populations les plus touchées par l’envolée des prix sont des acheteurs nets de nourriture tels que les citadins et les petits agriculteurs, pêcheurs, forestiers, éleveurs et ouvriers agricoles qui ne produisent pas suffisamment pour couvrir leurs besoins. Les plus pauvres d’entre eux consacrent plus de 70-75 % de leurs revenus aux achats de nourriture.
    Le guide de la FAO souligne qu’il n’existe pas de solution universelle pouvant être appliquée dans tous les pays avec la même probabilité de succès. L’association de mesures gouvernementales et programmatiques doit être adaptée aux conditions locales. A moyen et plus long terme, seul l’investissement dans le secteur agricole des pays en développement se traduira par des augmentations durables de la productivité, des marchés sains, une résilience accrue face aux pics des cours internationaux et une meilleure sécurité alimentaire, selon les experts de la FAO.
    A noter que les manifestations de ces dernières semaines dans plusieurs pays, notamment en Tunisie, Algérie ou encore l’Egypte ont été provoquées, entre autre, par une situation économique et alimentaire dégradée.

    F. Z. T.

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