Escalade de la violence à Perpignan

Discussion dans 'Info du bled' créé par Casawia, 30 Mai 2005.

  1. Casawia

    Casawia A & S Forever

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    Un homme d'origine maghrébine a été tué par arme à feu hier et deux autres ont été blessés par balle à Perpignan, dans le sud de la France, provoquant de violents affrontements entre maghrébins et forces de l'ordre.
    Le 22 mai dernier, un premier maghrébin avait été battu à mort par des gitans dans cette même ville.


    L'homme tué dimanche, dont l'identité n'a pas été divulguée, a été abattu par des inconnus qui circulaient à bord d'une voiture dans un quartier proche du centre ville. L'un des deux hommes blessés par balle a été atteint à la tête dans des circonstances non élucidées.

    La préfecture (représentation du gouvernement) a confirmé ce meurtre et précisé que les deux autres hommes avaient été blessés par balle dans le même quartier où Mohamed Bey-Bachir, un franco-algérien de 28 ans, avait lynché par le 22 mai dernier.

    A l'annonce de ce nouveau meurtre, des affrontements ont opposé aux forces de l'ordre plusieurs centaines de Maghrébins qui s'étaient regroupés dans le quartier Saint-Jacques, où les deux communautés se font face depuis une semaine.

    Dans la soirée, plusieurs voitures ont été incendiées près d'un poste de police tandis que des manifestants s'en prenaient aux vitres du bâtiment, à l'aide de bâtons et de barres métalliques, a constaté un journaliste de l'AFP.
    Deux coups de feu ont été tirés contre les forces de l'ordre, qui ont riposté à l'aide de gaz lacrymogènes et en chargeant les manifestants. Les coups de feu n'ont pas fait de blessés parmi les forces de l'ordre.

    Tandis que la police enquêtait sur les lieux du meurtre, des effectifs importants des forces de l'ordre avaient pris position dans le quartier Saint-Jacques pour s'interposer entre gitans et Maghrébins, a constaté un journaliste de l'AFP.
    Regroupées sur une place, des manifestants invectivaient les forces de l'ordre auxquelles elles reprochaient de ne pas avoir désarmé les gitans.


    "Pourquoi les protégez-vous, qui nous protège nous? Nous avons fait une marche pacifique samedi, à quoi cela a-t-il servi?" entendait-on dans la foule. Le calme était pourtant revenu dimanche matin dans le quartier Saint-Jacques, au lendemain d'une marche de deuil de quelque 5.000 personnes, qui s'était déroulée dans une grande tension mais sans violence, à l'appel de la famille de M. Bey-Bachir et d'un collectif de soutien.

    Devant la gravité de la situation, la préfecture a demandé des renforts de police pour épauler les trois compagnies de 80 CRS (Compagnies Républicaines de Sécurité) qui assuraient le maintien de l'ordre depuis le début de la semaine. La semaine qui avait suivi le premier meurtre a été émaillée d'incidents avec les forces de l'ordre et l'incendie de nombreuses voitures par des Maghrébins visant la communauté gitane du quartier.

    La justice a mis en examen à ce jour six gitans, meurtriers présumés du jeune franco-algérien mais s'est aussi montrée très ferme à l'égard des responsables de violences urbaines qui ont suivi le meurtre, en prononçant vendredi des peines de prison ferme allant jusqu'à six mois contre cinq manifestants maghrébins et un jeune gitan pris un fusil chargé à la main.


    AFP
    LeMatin.ma




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  2. Eglantine

    Eglantine Visiteur

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    Le maghrebin qui a ete tué hier est un marocain, celui 'il y'a 3 semaines, est un algérien, ce sont les jitans qui les ont tués avec des armes à feu, hier un gendarme a répondu à un maghrebin que les jitans sont chasseurs de pere en fils [07h]
     

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