Escale chez le guérisseur de Skhirat

Discussion dans 'Scooooop' créé par topsecretmaroc, 14 Décembre 2006.

  1. topsecretmaroc

    topsecretmaroc Visiteur

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    Miracle, charlatanisme ou forfanterie ? La foule se presse pour saluer le faiseur de mythes. “Le Matin” est allé rendre visite à celui qui “guérit” au simple toucher.


    Il suffit de s'adresser à n'importe quelle personne à Skhirat pour qu'elle vous indique la maison de celui qui est, pour le moment, la personne la plus connue de cette ville voisine de Rabat.
    «Ah, vous voulez dire "Chrif". Allez tout droit, puis tournez à gauche», nous a indiqué un passant, à presque un kilomètre de notre destination.

    Devant la demeure du Chrif, la foule est énorme. Une queue interminable s'étire sur plusieurs dizaines de mètres. Hommes, femmes, vieillards, jeunes et moins jeunes, bouteilles d'eau à la main, attendent leur tour pour recevoir la baraka du Chrif El Mekki. Au rez-de-chaussée de la maison, Chrif promulgue déjà ses barakas. Pour ceux qui s'attendent à un vieillard en djellaba blanche et turban avec le bâton d'encens qui enfume, seront déçus. Cherif El Mekki est un colosse de cinquante-trois ans. La boule à zéro, il porte pantalon, veste et chaussures poussiéreux. Les manières abruptes, il est très expéditif dans sa démarche.

    Parfois nerveux, quand un malade se courbe pour lui faire le baise-main. Ses patients, il les accueille dans le garage ou carrément dans la rue, faute d'espace. Une poignée de main, dans un premier temps, dans le garage, puis une deuxième dans la rue, et le tour est joué. «Rien qu'en touchant les gens, ma baraka leur est transmissible», affirme-t-il. Mieux encore: d'après lui, rien qu'en s'approchant des gens, sa baraka passe. «Je capte à 50 mètres», selon son expression exacte. Pour cette matinée, le Chrif est furieux contre la presse. Insultes, parfois vulgaires, sont proliférées à l'encontre de l'auteur d'un article qui renie les dons du Chrif. «Ignare est celui qui ose blasphémer de la sorte», s'insurge-t-il, tout en prodiguant ses ondes bienfaitrices, empoignant des mains et touchant les bouteilles d'eau de ses patients.

    Pour nous convaincre de ses miracles ou bien alors pour nous épater, Chrif arrête, de temps à autre, l'un de ses patients et le questionne sur son état de santé.
    Et là, c'est la grande surprise. «Que dieu vous garde à Sidi Chrif. Je me porte beaucoup mieux», répond cette femme. «Depuis que j'ai commencé à vous voir, j'arrive à me lever, me déplacer aux toilettes, bien manger et surtout dormir en paix le soir», ajoute ce vieillard qui en est à sa dixième visite. Selon un membre de la famille de ce dernier, ce vieillard originaire de Taza, souffre d'un cancer.

    Sa famille l'a transporté chez Chrif dans un état désespéré. Après quelques visites et des bouteilles d'eau, son état de santé s'est amélioré.

    Les réponses de ces personnes laissent tout de même perplexe. Pour comprendre cela, les esprits cartésiens auront du fil à retordre.
    Chrif El Mekki n'a pas froid aux yeux et il a une grande confiance en ses capacités. Selon lui, et à part les victimes d'accidents, il peut guérir toutes les maladies, y compris le sida !!!
    «Diabète, insuffisance rénale, rhumatisme, maladie de la peau, cécité, stérilité, épilepsie, aucune maladie ne peut résister à ma baraka.

    Mais le plus important c'est le cancer», énumère Chrif.
    Les patients arrivent des quatre coins du Royaume. Voire de l'étranger comme cette femme qui vient des Emirats Arabes Unis, ce jeune qui vient de Norvège pour une leucémie, ou encore comme l'indique cette voiture immatriculée à l'étranger et qui stationne devant la maison du Chrif.

    Pour avoir plus d'informations, cette fois, nous nous sommes isolés avec des personnes, loin du regard du Chrif, afin que nos témoins ne soient ni impressionnés, ni intimidés par sa présence.
    Encore une fois, les gens sont on ne peut plus clairs en sa faveur, et les esprits rationnels en resteront, là encore, pour leurs frais ! Pour la plupart des malades, l'amélioration est nette. Pour ce fonctionnaire qui vient chaque jour de Casablanca depuis un mois et demi, la taille de son ganglion situé au cou diminue jour après jour. «J'ai passé plusieurs années à me soigner chez des médecins spécialistes qui m'ont tous confirmé que la chirurgie reste mon unique recours.

    Cette fois, après un mois et demi, les résultats sont satisfaisants», affirme cet homme. Autre témoignage, une femme de Tanger et qui souffrait de deux kystes dans l'utérus : les visites du Chrif lui ont été très bénéfiques puisque, selon des analyses de laboratoire, ses kystes ont beaucoup diminué. Les témoignages de ceux affirmant que leur état de santé général s'est amélioré suite à une ou plusieurs visites chez Chrif, sont légion.

    Pour simplifier, nous pourrions mettre cela sur le compte de la psychosomatique, une expression chère aux spécialistes. Qu'il s'agisse de cela, c'est-à-dire que les gens y croient et que, de ce fait, ça marche, d'escroquerie pure et simple ou bien d'un réel don du Chrif, une chose est sûre, c'est indéniablement lui la star de Skhirat !

    Un commerce “très” lucratif

    Devant la demeure du Chrif, le business va bien.
    Très bien même.
    Les vendeurs des pains de sucre et des bouteilles d'eau, dispositifs nécessaires à la visite, se frottent les mains.
    A douze dirhams le pains de sucre, contre dix dans les autres commerces et à cinq dirhams la bouteille d'eau, contre trois, les bénéfices sont énormes.

    Surtout quand on connaît le nombre de visiteurs qui se présentent quotidiennement (Environ quatre mille visiteurs par jour).
    Les pains de sucre étalés ne sont sûrement pas à leur première vente.
    Les emballages sont déchirés ou carrément inexistants.
    Il est évident qu'ils sont dans le circuit commercial depuis beaucoup de temps et que la boucle (achat chez les détaillants, cadeau au Chrif puis vente aux mêmes détaillants) se fait sur place.

    Nous avons procédé à un petit calcul pour avoir une idée sur les bénéfices des commerçants. Si nous admettons que la moyenne des visites s'élève à 4.000 malades quotidiens, alors les bénéfices des revendeurs s'élèvent à 8.000 Dhs/jour (4.000 visiteurs multipliés par les deux dirhams de différence entre le prix du pains de sucre chez les revendeurs sur place et dans les étalages). Les gains sont encore plus importants si nous calculons la part du Chrif.
    Quarante mille dirhams par jour (4.000 visiteurs multipliés par 10 Dhs, le prix d'un pain de sucre).

    Plus d'un million de dirhams par mois (1.040.000,00 Dhs plus exactement).
    Beaucoup mieux qu'Ahizoun et presque quatorze fois Jettou.

    Fabulations d'un Chrif !

    La modestie, ce n'est pas le point fort de Chrif.
    Il raconte que petit, il était surdoué dans ces études qu'il n'a pas finis. Sa baraka, il ne l'a héritée de personne.
    C'est uniquement un don du ciel qui l'a touché il y a longtemps et qu'il vient de décider de mettre au service des malades. «Je ne veux pas mourir sans venir en aide à mes semblables», souligne-t-il.
    Sa force, il l'a dans ses deux mains.


    Dans sa main gauche, il dispose de 665 millions de Djnoun (admirez l'exactitude du chiffre) prêts à intervenir selon ses ordres. Le soir, quand il veut dormir tranquille, Chrif les libère provisoirement dans sa chambre.

    Sa main droite, avec laquelle il touche les patients, a «la force de mille serpents venimeux», précise-t-il.
    Après le déjeuner auquel il nous a convivialement invité, et avant notre séparation, il n'a pas oublié de nous mettre en garde, gentiment.

    «Si vous ne relatez pas la réalité exactement telle qu'elle est, j'ai peur pour vous», tient-il à souligner.


    Mohamed AKISRA | LE MATIN
     
  2. ali-didi

    ali-didi الله مولانا ولا مولى لهم Membre du personnel

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    Re : Escale chez le guérisseur de Skhirat

    pfffffffffffffffffffffffffffffffff aljahl ach dar fi 23ibad allah ???
    hada ghiiiiiiiiiiiiiiir wa7ad kaykdab 3la anasss wach dayrin 3lih ??? w ila ja Amassi7a ddajjal wi y2mar assma tssab ghadatsab, w y2mar almayat ya7ya wi ya7ya, w..................donc bnadam ghadi ikfar wa al3iyado bi ALLAH faaaaacilement
    ALLAH iltaf binawa la7wla wa la 9owwata illa bi ALLAH al3aliy al3adim
     

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