[Sujet unique] Espionnage : NSA/Snowden

Discussion dans 'Info du monde' créé par titegazelle, 23 Octobre 2013.

  1. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Espionnage : Paris veut des explications,
    la NSA juge les informations du Monde "inexactes"

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    AFP


    Paris a renouvelé mardi ses demandes d'explications à Washington sur le vaste programme d'espionnage de la NSA, tout en voulant éviter l'escalade, et Mexico a annoncé une enquête "exhaustive" ainsi que la convocation de l'ambassadeur des États-Unis.

    Le directeur du renseignement américain a affirmé mardi que certaines des informations publiées par Le Monde étaient "inexactes et trompeuses sur les activités du renseignement américain".

    "L'information selon laquelle l'Agence de sécurité nationale (NSA) a collecté plus de 70 millions +d'enregistrements de données téléphoniques de citoyens français+ est fausse", pointe James Clapper, qui chapeaute 16 agences de renseignement, dont la NSA, sans dire toutefois en quoi cette assertion est inexacte.

    "Je ne crois pas qu'il faille aller vers une escalade", a déclaré la porte-parole du gouvernement français Najat Vallaud-Belkacem. Cependant le chef de la diplomatie Laurent Fabius avait réitéré dans la matinée le mécontentement de la France à son homologue américain John Kerry, lors d'une rencontre à Paris.

    "L'espionnage tel qu'il a été pratiqué sur une grande échelle de la part des Américains vis-à-vis d'alliés est quelque chose d'inacceptable", a ensuite déclaré M. Fabius à des journalistes à Londres en marge d'une réunion des "Amis de la Syrie" et de l'opposition syrienne.

    Le quotidien français Le Monde, qui a révélé lundi l'ampleur en France de l'espionnage téléphonique de l'agence de sécurité américaine (NSA) a publié mardi de nouveaux détails sur les écoutes des ambassades dont la représentation de la France à l'ONU à New York.

    Il cite notamment un document de la NSA d'août 2010, selon lequel les informations ainsi obtenues auraient joué un grand rôle pour faire voter de nouvelles sanctions contre l'Iran au Conseil de sécurité.

    Selon Laurent Fabius, suite aux premières informations cet été sur le programme de surveillance des États-Unis, des "mesures" avaient été prises au "ministère des Affaires étrangères en particulier". "Nous avons décidé de sécuriser un certain nombre de communications", a-t-il dit ajoutant qu'un audit sur les installations françaises aux États-Unis, qui semblaient avoir été espionnées, a été demandé.

    M. Kerry avait tenté lundi soir de rassurer la France, "vieil allié" des États-Unis en annonçant des discussions bilatérales. "Les Etats-Unis revoient en ce moment leur manière de recueillir du renseignement. Notre but est d'essayer de trouver le juste milieu entre la protection de la vie privée et la sécurité de nos citoyens", a-t-il ajouté.

    Le président François Hollande avait, lui, exprimé lundi sa "profonde réprobation" face aux "pratiques inacceptables" de son allié, lors d'une conversation téléphonique avec son homologue Barack Obama.

    Celui-ci s'est employé à calmer la colère de Paris tout en assurant que "certaines" révélations ont "déformé" les activités de la NSA, même si "d'autres soulèvent des questions légitimes pour nos amis et alliés sur la façon dont ces capacités (de surveillance) sont employées".

    Selon Le Monde, qui cite des documents de l'ex-consultant de l'agence américaine Edward Snowden, cette collecte a eu lieu entre le 10 décembre 2012 et le 8 janvier 2013.

    Mexico annonce une enquête "exhaustive"

    De son côté, le ministre mexicain de l'Intérieur Osorio Chong a annoncé mardi soir que Mexico allait mener une enquête "exhaustive" sur les activités d'espionnage prêtées aux États-Unis.
    "Le président a ordonné de mener une enquête qui devra déterminer s'il existe des preuves" de l'espionnage américain et si des citoyens ou des fonctionnaires mexicains y ont participé, a-t-il déclaré.

    Le gouvernemnet a, selon lui, "examiné et renforcé les mécanismes de sécurité des communications vocales et de données, ainsi que les réseaux, logiciels, systèmes d'encodage et de cryptage utilisés par le président et de tous les services de sécurité du gouvernement", depuis l'arrivée d'Enrique Peña Nieto à la présidence en décembre 2012.

    Le chef de la diplomatie mexicaine, Jose Antonio Meade, de passage à Genève, avait annoncé peu auparavant la convocation prochaine de l'ambassadeur des États-Unis sur les révélations d'une surveillance par la NSA des courriels de l'ex-président Felipe Calderon.


    Le 5 septembre, le président Pena Nieto avait assuré que Barack Obama lui avait promis une enquête sur les accusations d'espionnage lors de sa campagne présidentielle de 2012.

    Et dimanche dernier, l'hebdomadaire allemand Der Spiegel révélait que la NSA avait espionné les courriels de l'ex-président mexicain Calderon à partir de mai 2010 et "systématiquement et pendant des années le gouvernement mexicain".

    "Face à ces nouveaux éléments et face à une réponse (américaine, ndlr) insuffisante, et donc inadmissible, le gouvernement du Mexique tient à souligner très fermement la nécessité d'ouvrir (...) l'enquête promise par le président Obama et de l'élargir pour y inclure les dernières informations", a indiqué mardi M. Meade à Genève.
    Il a demandé que cette enquête soit achevée dans un "bref délai" pour déterminer les éventuels responsables de ces activités d'espionnage.

    De son côté, la vice-présidente de la Commission européenne, Viviane Reding, a appelé les dirigeants de l'UE à "passer aux actes" lors de leur sommet en fin de semaine pour protéger les données des citoyens.



    Mise à jour : mercredi 23 octobre 2013 06:26 | Par AFP
    http://news.fr.msn.com/m6-actualite...-nsa-juge-les-informations-du-monde-inexactes
     
    Dernière édition: 23 Octobre 2013
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    Espionnage :
    la NSA dénonce des informations "trompeuses"
    face à la colère de Paris et Mexico


    Les services de renseignement américains ont été contraints de réagir face à la colère exprimée par la France et le Mexique sur l'étendue de l'espionnage américain, en assurant que les informations de presse à ce sujet étaient "inexactes et trompeuses".¨

    Le directeur du renseignement américain James Clapper est monté personnellement au créneau pour mettre en doute les articles publiés en France par le quotidien Le Monde qui ont vivement relancé la polémique.

    "L'information selon laquelle l'Agence de sécurité nationale (NSA) a collecté plus de 70 millions d'enregistrements de données téléphoniques de citoyens français+ est fausse", a assuré M. Clapper, sans dire toutefois en quoi cette assertion était inexacte.

    Interrogé par l'AFP, Le Monde a maintenu mercredi l'ensemble de ses informations.

    "Les États-Unis rassemblent des éléments de renseignement du même type que ceux collectés par tous les pays"
    , a poursuivi dans une déclaration James Clapper, qui chapeaute 16 agences de renseignement, dont la l'agence de sécurité américaine (NSA) au cœur du scandale.

    "Les États-Unis accordent beaucoup d'importance à leur longue amitié avec la France et nous continuerons à coopérer en matière de sécurité et de renseignement", a aussi assuré le responsable américain, en reprenant la rhétorique officielle de Washington qui vise à minimiser la portée de l'affaire.

    Certains observateurs et médias français relativisaient eux aussi l'importance du coup de froid entre les deux capitales, à l'instar du quotidien populaire Le Parisien/Aujourd'hui en France qui titrait mercredi: "Paris se fâche, mais pas trop". Les experts soulignent aussi que les deux pays ont besoin l'un de l'autre dans la coopération contre le terrorisme.

    Selon Le Monde, qui cite des documents de l'ex-consultant de l'agence américaine Edward Snowden, la NSA a effectué 70,3 millions d'enregistrements de données téléphoniques de Français entre le 10 décembre 2012 et le 8 janvier 2013 et a en outre espionné les ambassades françaises.

    Paris avait renouvelé mardi ses demandes d'explications tout en précisant, par la voix de la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem, ne pas souhaiter une "escalade".

    Enquête "exhaustive" du Mexique

    De son côté, le ministre mexicain de l'Intérieur Osorio Chong a annoncé mardi soir que Mexico allait mener une enquête "exhaustive" sur les activités d'espionnage prêtées aux États-Unis.

    "Le président a ordonné de mener une enquête qui devra déterminer s'il existe des preuves" de l'espionnage américain et si des citoyens ou des fonctionnaires mexicains y ont participé, a-t-il déclaré.

    Le gouvernement a, selon lui, "examiné et renforcé les mécanismes de sécurité des communications vocales et de données, ainsi que les réseaux, logiciels, systèmes d'encodage et de cryptage utilisés par le président et de tous les services de sécurité du gouvernement", depuis l'arrivée d'Enrique Peña Nieto à la présidence en décembre 2012.

    Le chef de la diplomatie mexicaine, Jose Antonio Meade, de passage à Genève, avait annoncé peu auparavant la convocation prochaine de l'ambassadeur des États-Unis sur les révélations d'une surveillance par la NSA des courriels de l'ex-président Felipe Calderon.

    Le 5 septembre, le président Pena Nieto avait assuré que Barack Obama lui avait promis une enquête sur les accusations d'espionnage lors de sa campagne présidentielle de 2012.

    Et dimanche dernier, l'hebdomadaire allemand Der Spiegel révélait que la NSA avait espionné les courriels de l'ex-président mexicain Calderon à partir de mai 2010 et "systématiquement et pendant des années le gouvernement mexicain".

    "Face à ces nouveaux éléments et face à une réponse (américaine) insuffisante, et donc inadmissible, le gouvernement du Mexique tient à souligner très fermement la nécessité d'ouvrir (...) l'enquête promise par le président Obama et de l'élargir pour y inclure les dernières informations", a indiqué mardi M. Meade à Genève.

    Il a demandé que cette enquête soit achevée dans un "bref délai" pour déterminer les éventuels responsables de ces activités d'espionnage.



    Mise à jour : mercredi 23 octobre 2013 11:40 | Par AFP

    http://news.fr.msn.com/m6-actualite...mpeuses-face-à-la-colère-de-paris-et-mexico-2
     
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    Les services secrets américains surveillent-ils le téléphone portable d'Angela Merkel ? Cette information, avancée dans une enquête publiée par l'hebdomadaire Der Spiegel, inquiète en tout cas le gouvernement fédéral allemand, qui a fait savoir, mercredi 23 octobre, que la chancelière s'est entretenue par téléphone avec le président Obama à ce propos.

    "Le gouvernement fédéral a obtenu des informations affirmant que le téléphone portable de la chancelière pourrait avoit été mis sur écoute par les services américains", explique un communiqué du porte-parole d'Angela Merkel, Steffen Seibert.

    Dans la foulée, l'ambassadeur des Etats-Unis à Berlin, John B. Emerson, a été convoqué au ministère des affaires étrangères allemand.

    "CE SERAIT UN COUP SÉRIEUX PORTÉ À LA CONFIANCE"

    Détaillant la teneur de l'entretien téléphonique entre les deux chefs d'Etats, le communiqué précise qu'Angela Merkel "a clairement affirmé que si de telles pratiques étaient confirmées, elle les désapprouverait catégoriquement et les considérerait comme totalement inacceptables", poursuit le communiqué de la chancellerie.

    "Entre des amis proches et des pays partenaires comme le sont la République fédérale d'Allemagne et les Etats-Unis depuis des décennies, une telle surveillance d'un chef de gouvernement ne peut exister. Ce serait un coup sérieux porté à la confiance (…). De telles pratiques devraient cesser immédiatement."

    Selon Der Spiegel, cette surveillance du téléphone de la chancelière allemande pourrait durer depuis plusieurs années.

    La Maison Blanche a publié rapidement un communiqué sur le sujet, expliquant que Barack Obama a assuré à Angela Merkel que les services de renseignement américains n'avaient pas surveillé ses communications. Le porte-parole de la présidence américaine, Jay Carney, a donné un bref compte-rendu de la conversation entre les deux chefs : "Le président a assuré à la chancelière que les Etats-Unis ne surveillent pas, et ne surveilleront pas, les communications de la chancelière." Mais la formulation utilisée par M. Carney laisse toutefois ouverte la possibilité qu'une telle surveillance ait pu avoir lieu dans le passé.

    Les révélations de l'ex-consultant de la NSA Edward Snowden au début de l'été ont suscité beaucoup d'émotion en Allemagne. Ce dossier a occupé une place importante pendant la campagne des élections législatives, l'opposition sociale-démocrate et une partie de la presse ayant accusé Mme Merkel d'être au courant du programme de surveillance Prism et de ne pas avoir protégé ses concitoyens. Le gouvernement allemand avait exigé des Etats-Unis qu'ils fournissent le maximum d'informations sur le programme Prism.

    RÉUNION EUROPÉENNE

    Après les révélations du Monde lundi et mardi sur l'ampleur de l'espionnage des communications françaises par l'Agence nationale de sécurité américaine (NSA), François Hollande a souhaité, mercredi 23 octobre,"une coopération bilatérale" entre les services de renseignement français et américains.

    Le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE, qui aura lieu jeudi, devrait notamment aborder la question de l'espionnage à grande échelle par les renseignements américains.

    Lire : "Comment la NSA espionne la France"



    Le ministre de la défense allemand se pensait écouté
    Le ministre de la défense allemand, Thomas de Maizière, a reconnu jeudi qu'il s'attendait à ce que son téléphone soit sur écoute, mais pas par les Etats-Unis, après des informations indiquant qu'Angela Merkel était espionnée par leur allié. "Cela fait des années que je pars du principe que mon portable est sur écoute. Mais en tout cas je n'aurais jamais cru que ce serait par les Etats-Unis", a déclaré à la télévision publique allemande M. de Maizière. Concernant les informations sur un éventuel espionnage du téléphone portable privé de Mme Merkel, "si elles sont exactes, ce serait vraiment grave", a jugé ce proche de la chancelière.

    http://www.lemonde.fr/technologies/...pionne-par-les-etats-unis_3501754_651865.html
     
    Dernière édition par un modérateur: 24 Octobre 2013
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    L'espionnage américain bouscule le sommet européen


    Les révélations sur l'ampleur de l'espionnage américain, y compris contre la chancelière allemande, ont bousculé jeudi le sommet européen, Angela Merkel et François Hollande dénonçant ensemble des pratiques "inacceptables".


    L'espionnage entre amis, ça ne va pas du tout", a déclaré la chancelière allemande à son arrivée à Bruxelles.

    Le scandale ne cesse de prendre de l'ampleur. La dernière révélation en date a été faite par le Guardian, qui a affirmé jeudi soir que l'agence nationale de sécurité américaine (NSA), déjà impliquée dans des écoutes en France, au Brésil et au Mexique, avait mis sur écoutes 35 dirigeants de la planète.

    Cette affaire a mis sous tension la réunion des chefs d'État et de gouvernement européens, qui se présentait comme un sommet "de routine" consacré notamment à l'économie numérique.

    Mme Merkel et M. Hollande en ont parlé lors d'un entretien bilatéral. Ils ont réaffirmé "l'un comme l'autre le caractère inacceptable" des écoutes américaines, souhaitant que "l'on trouve les moyens d'en sortir", selon une source française. Ils sont également convenus de "concertations régulières" franco-allemandes. Mais ils n'ont évoqué ni la suspension d'un accord UE-États-Unis sur le transfert des données bancaires, demandée par le Parlement européen, ni une éventuelle suspension des négociations de libre-échange entre les deux blocs, comme l'a réclamé le patron du parti social-démocrate allemand, Sigmar Gabriel.

    A l'instar de M. Hollande en début de semaine, Mme Merkel a demandé des explications au président Barack Obama sur les révélations selon lesquelles son téléphone portable "pourrait être surveillé par les services américains". Elle a mis en garde contre un "coup sérieux à la confiance" entre les deux alliés si ces pratiques étaient avérées. La justice allemande a annoncé analyser ces informations.

    De son côté, la Maison Blanche a refusé de dire si son pays avait espionné Mme Merkel par le passé. Les États-Unis "ne surveillent pas et ne surveilleront pas les communications de la chancelière", s'est contenté de répéter le porte-parole, Jay Carney. "Nous reconnaissons que les États-Unis recueillent du renseignement, comme les autres pays le font", a-t-il concédé.

    "Toute la vérité"

    Le sujet est particulièrement sensible en Allemagne, traumatisée par la surveillance massive des citoyens par la Stasi en Allemagne de l'Est du temps de la RDA, où Angela Merkel a passé sa jeunesse.

    Évoquant cette période, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a mis en garde jeudi contre le "totalitarisme", insistant sur le "droit fondamental" au respect de la vie privée.

    L'Italien Enrico Letta a demandé "toute la vérité" tandis que le Belge Elio Di Rupo réclamait des "mesures européennes" contre "cet espionnage systématique".

    Mais les Européens n'ont jusqu'à présent affiché aucune unité face au scandale provoqué par les révélations d'Edward Snowden sur le vaste système de surveillance cybernétique américain. Et pour cause: non seulement les questions de renseignement relèvent des compétences nationales, mais l'espionnage se pratique aussi entre pays de l'UE.

    Le journaliste Glenn Greenwald, détenteur des dossiers que lui a confiés Edward Snowden, a affirmé que les Italiens avaient été espionnés par les Britanniques, pour le compte des Américains.

    Autre signe de l'incapacité des Européens à afficher un front uni : leurs divergences sur le projet de loi sur la protection des données présenté il y a plusieurs mois par la Commission européenne.

    "Maintenant, il faut agir et pas seulement faire des déclarations", a lancé jeudi la commissaire européenne à la Justice, Viviane Reding, appelant les Européens à prendre leur "indépendance" et à faire en sorte que la réforme soit adoptée "d'ici au printemps 2014".

    Naufrage de l'Europe

    La politique d'immigration devrait être l'autre sujet dominant du sommet, trois semaines après la tragédie de Lampedusa.

    Les dirigeants des pays du Sud confrontés à l'afflux de migrants en Méditerranée, Italie et Malte mais aussi Grèce, Espagne et Chypre, entendent exiger de leurs homologues plus de solidarité concrète.

    "Nous aurons une position très ferme. Nous voulons que l'UE change d'attitude" sur l'immigration, a annoncé M. Letta. Rome réclame un renforcement de Frontex, l'agence de surveillance des frontières européennes.

    Cette pression a été accentuée par la maire de Lampedusa, Giusi Nicolini, qui a fait jeudi le déplacement à Bruxelles pour exhorter les dirigeants européens à agir. "Sans nouvelle politique européenne sur le droit d'asile, ce ne sont pas seulement les migrants, mais l'Europe qui fera naufrage à Lampedusa", a-t-elle averti.

    Le président du Parlement européen, Martin Schulz, a appelé à une réforme de la politique d'asile en Europe pour alléger le fardeau des pays d'arrivée.

    Mais les chefs d'État ou de gouvernement ont prévu de renvoyer à juin 2014, soit après les élections européennes, la définition d'une véritable stratégie en matière d'asile et de migration. En attendant, ils devraient appeler au "renforcement" de Frontex et à une "politique de retour" des migrants "plus efficace".



    Mise à jour : jeudi 24 octobre 2013 23:31 | Par AFP
     
    Dernière édition: 25 Octobre 2013
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    Conseil européen :
    le spectre de l'espionnage dans tous les esprits

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    ASSOCIATED PRESS



    Les répercussions des révélations de Snowden

    La multiplication des accusations d'espionnage des services américains en Europe a bouleversé jeudi soir l'agenda du Conseil européen de Bruxelles où les dirigeants de l'Union se sont relayés pour condamner les pratiques de leur allié.

    Alors que l'ordre du jour officiel portait notamment sur les moyens de mieux protéger les données personnelles des Européens, la possible mise sur écoute du téléphone portable d'Angela Merkel a monopolisé les prises de parole dès le début du sommet.

    'Je répète que s'espionner entre amis n'est pas du tout acceptable', a déclaré la chancelière allemande à son arrivée au Conseil européen de Bruxelles. 'Ce n'est pas simplement pour moi, c'est pour tous les citoyens allemands.'

    Barack Obama a assuré à Angela Merkel que les services de renseignements américains ne surveillaient pas ses communications mais le gouvernement allemand a dit avoir des raisons de penser que l'espionnage était avéré.

    Le président de la Commission européenne a souligné la sensibilité du sujet en Europe et particulièrement en Allemagne, un pays encore marqué par les pratiques de la Stasi, le service de renseignements intérieurs et extérieurs de l'ex-Allemagne de l'Est.
    'Il y avait une partie de l'Allemagne où il y avait une police politique qui espionnait la vie des gens tous les jours, donc nous savons ce que signifie le totalitarisme', a dit José Manuel Barroso lors d'une conférence de presse.

    Selon le journal britannique The Guardian, qui se base également sur des documents rendus publics par Edward Snowden, les États-Unis ont espionné les conversations téléphoniques de 35 dirigeants politiques à travers le monde.

    On juge de source diplomatique française que les répercussions des révélations d'Edward Snowden conforteront les positions de la France, qui réclame, avec le Parlement européen, une date limite pour trouver un accord sur la protection des données personnelles.

    L'équilibre politique européen semble ainsi se déplacer vers les tenants d'une protection accrue des données personnelles des citoyens européens et d'une ligne plus dure envers les américains.

    Suspension de l'accord Swift

    Signe de la colère ambiante, les députés européens ont demandé mercredi la suspension de l'accord sur la transmission de données financières de l'UE vers les États-Unis, dit accord Swift, en réaction à cette affaire d'espionnage.

    Le président du Parlement européen, a prévenu lors d'une conférence de presse que les conséquences sur les relations transatlantiques pourraient s'avérer encore plus lourdes.

    Martin Schulz s'est dit partisan, comme Sigmar Gabriel, le président du Parti social-démocrate (SPD) allemand, d''une pause' dans les négociations sur un accord de libre-échange entre l'UE et les Etats-Unis.

    'Si nous allons à la table des négociations et que nous avons le sentiment que les gens avec lesquels nous négocions savent exactement ce que nous voulons proposer (...), comment voulez-vous que la confiance règne?', a-t-il demandé à la presse.

    'Vous imaginez un instant qu'un service de renseignement européen espionne le président des États-Unis ? Si cela devait être vrai, je voudrais vraiment savoir quelle serait la réaction des Américains. Je pense qu'ils nous diraient : Chers amis européens faisons une petite pause', a-t-il conclu.



    Mise à jour : vendredi 25 octobre 2013 07:27 | Par La redaction, M6info by MSN
    http://news.fr.msn.com/m6-actualite...tre-espionnage-esprits-nsa-americains#image=4
     
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    Espionnage :
    offensive diplomatique de l'Allemagne,
    déçue par les États-Unis

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    Pool/AFP


    L'Allemagne s'engage dans une offensive diplomatique à la suite des révélations sur la surveillance présumée du portable d'Angela Merkel par les États-Unis, découvrant avec déception le nouveau visage de son "ami américain".



    Une délégation allemande de haut rang, qui selon la presse allemande citant samedi des sources proches des services de renseignement, va comprendre des membres des services secrets, doit se rendre la semaine prochaine aux Etats-Unis pour obtenir des explications.

    "Des représentants de haut rang du gouvernement vont se rendre rapidement aux États-Unis afin d'avancer dans les discussions avec la Maison blanche et la NSA sur les allégations récemment évoquées", a déclaré vendredi le porte-parole adjoint de la chancelière, Georg Streiter.

    Selon le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ), le chef des services secrets allemands (BND), Gerhard Schindler, sera du voyage, tout comme, selon d'autres médias, Ronald Pofalla, chef de la chancellerie et donc chargé du renseignement.

    Parallèlement, l'Allemagne prépare conjointement avec le Brésil, une résolution à l'ONU sur la protection des libertés individuelles, selon des diplomates onusiens. Une ébauche de résolution devrait être soumise vendredi prochain à la Commission des droits de l'Homme de l'assemblée générale des Nations unies.

    "L'espionnage entre amis, cela ne va pas du tout", avait affirmé Mme Merkel lors du sommet des dirigeants de l'UE en fin de semaine à Bruxelles.

    L'affaire a été évoquée au cours d'un entretien bilatéral avec le président français François Hollande, les deux dirigeants affirmant "l'un comme l'autre le caractère inacceptable" des écoutes américaines, souhaitant que "l'on trouve les moyens d'en sortir".

    Les révélations sur l'ampleur des programmes de surveillance de la NSA --visant aussi bien des citoyens américains que des chefs d’État étrangers-- suscitent des inquiétudes aux États-Unis sur la supervision d'une agence que certains croient devenue incontrôlable.

    "Unité au plus haut niveau",
    titrait le quotidien Süddeutsche Zeitung (SZ), à propos de cette affaire, soulignant que le scandale avait permis de rapprocher de nouveau l'Allemagne et la France qui ont lancé une initiative commune, soutenue par les autres Européens, pour trouver avec les États-Unis un accord d'ici la fin de l'année sur les questions de renseignement.

    Angela Merkel "souhaite que cette nouvelle unité franco-allemande dure" et elle avait "besoin de quelque chose d'écrit", souligne le SZ, rappelant que la chancelière avait obligation de rapporter un résultat concret du sommet afin de montrer qu'elle et plus largement l'Europe font "quelque chose contre l'orgie de surveillance américaine".

    La colère née des révélations sur un possible espionnage du portable de la chancelière n'est pas retombée en Allemagne qui s'interroge sur la confiance qu'elle a jusqu'ici accordée à Barack Obama.

    "Obama, sans scrupule ou dépassé (par les évènements) ?", questionne le quotidien populaire Bild tandis que le quotidien conservateur Die Welt et le FAZ parlent d'un Obama "démythifié". Ce dernier journal affirme que le président américain a assuré mercredi à la chancelière ne pas être au courant d'une éventuelle mise sur écoute de son téléphone.

    Le dilemme des Européens


    "Dans un partenariat, il faut être deux", fait remarquer le FAZ, ajoutant: "Le froid Obama (...) ne doit pas refuser d'expliquer ce qui s'est passé et doit montrer des signes d'un changement de cap, c'est dans l'intérêt des Américains mais aussi d'une politique commune" avec eux.

    L'opposition, et notamment les Verts et le parti de la gauche radicale Die Linke, ont demandé la tenue d'une réunion extraordinaire du Bundestag, la chambre basse du Parlement allemand, et reprochent à Mme Merkel d'avoir minimisé le scandale NSA.

    Désormais, le ton gouvernemental se veut offensif: "L'amitié germano-américaine n'est plus automatique", a affirmé le coordinateur du gouvernement allemand pour les relations transatlantiques, Harald Leibrecht, à Die Welt samedi, ajoutant : "notre confiance est ébranlée".

    Mais si l'Allemagne multiplie les initiatives pour marquer son mécontentement, la marge de manœuvre de la chancelière reste limitée.

    Elle n'a pas emboîté le pas aux membres du parti social-démocrate (SPD) qui ont évoqué une pause dans les négociations sur l'accord de libre-échange entre l'UE et les États-Unis à la suite du scandale, craignant les conséquences d'un échec de ces discussions pour les intérêts économiques de l'Europe et de son pays.



    Mise à jour : samedi 26 octobre 2013 17:05 | Par AFP
    http://news.fr.msn.com/m6-actualite...atique-de-lallemagne-déçue-par-les-etats-unis
     
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    Washington : manifestation
    contre l'espionnage de la NSA


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    JONATHAN ERNST Newscom RTR


    Ils réclament une réforme du Patriot Act

    Des manifestants se sont rassemblés samedi 27 octobre en nombre au pied du Capitole à Washington pour protester contre les programmes de surveillance des télécommunications mis en œuvre par la National Security Agency (NSA), une des agences de renseignement américaines.

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    JONATHAN ERNST Newscom RTR

    'Débranchez Big Brother'

    La foule a brandi des pancartes sur lesquelles on pouvait lire par exemple 'Arrêtez l'espionnage de masse', 'Merci Edward Snowden', allusion à l'homme à l'origine de la révélation de ces pratiques, ou encore 'Débranchez Big Brother'.

    Selon les organisateurs, plus de 2.000 personnes ont participé à la manifestation. La police n'a pas donné de chiffres.

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    JONATHAN ERNST Newscom RTR


    Des manifestants de différents partis

    Des militants de gauche ont côtoyé des conservateurs du Tea Party, unis dans la dénonciation de ce qu'ils qualifient d'espionnage des Américains par l’État fédéral.

    'Je me considère comme un conservateur et aucun conservateur ne veut que son gouvernement collecte des informations à son sujet, les conserve et les utilise', expliquait Michael Greene, un participant.


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    JONATHAN ERNST Newscom RTR


    Une autre manifestante, Jennifer Wynne, a déclaré: 'Ces derniers mois, on a appris tellement de choses au sujet des atteintes (à la vie privée), de l'absence totale de contrôle et de la surveillance massive du moindre détail de nos vies. Et nous devons dire aux élus du Congrès qu'ils doivent faire quelque chose.'

    L'événement était organisé par une alliance d'une centaine d'associations et de sociétés baptisée 'Stop Watching Us' ('Arrêtez de nous surveiller'). Parmi ces organisations figurent l'American Civil Liberties Union (ACLU), l'Electronic Frontier Foundation, Occupy Wall Street New York ou encore le parti libertarien.

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    JONATHAN ERNST Newscom RTR

    Les 12 ans du Patriot Act

    Cette alliance réclame une réforme du Patriot Act, qui définit le cadre juridique permettant à la NSA de surveiller les télécommunications. L'ampleur de cette surveillance à travers le monde a été révélée par Edward Snowden, ancien consultant des services secrets américains, aujourd'hui réfugié en Russie. Il est recherché pour espionnage par les États-Unis.

    Les détracteurs de la NSA craignent que cette surveillance ne s'exerce pas seulement dans les pays étrangers mais qu'elle concerne aussi les communications téléphoniques et via internet aux États-Unis.

    La journée de samedi marquait le 12e anniversaire de l'adoption du Patriot Act, quelques semaines seulement après les attentats du 11 septembre 2001.

    'Nous appelons le Congrès à agir immédiatement pour mettre fin à cette surveillance et pour fournir un exposé public et complet des programmes de collecte des données de la NSA et du FBI', écrit 'Stop Watching US' dans une lettre adressée aux élus du Congrès publiée sur internet.

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    JONATHAN ERNST Newscom RTR

    'Nos représentants au Congrès disent qu'il ne s'agit pas de surveillance. Ils se trompent', a pour sa part déclaré Edward Snowden dans un communiqué avant la manifestation devant le Capitole.

    L'administration Obama et de nombreux parlementaires défendent les programmes de la NSA, qu'ils jugent essentiels pour la sécurité des États-Unis et la mise au jour d'éventuels projets d'attentats. Ils affirment en outre que ces programmes sont soigneusement contrôlés par le Congrès et la justice.




    Mise à jour : dimanche 27 octobre 2013 09:50 | Par La Rédaction, M6info by MSN
    http://news.fr.msn.com/m6-actualite...station-contre-espionnage-nsa-snowden#image=1
     
  8. dul2

    dul2 salam alikom

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    La carte des pays surveillés par la NSA
    Depuis le mois de juin et les premières révélations sur le site du Guardian, les tentaculaires activités d'espionnage de l'Agence nationale de sécurité américaine (NSA) sont exposées par des médias du monde entier.
    Le journaliste américain basé au Brésil Glenn Greenwald a multiplié les partenariats sur tous les continents, donnant accès à une partie des documents de la NSA dévoilés par l'ex-agent Edward Snowden. C'est ainsi, par exemple que Le Monde a pu révéler l'ampleur de la surveillance exercée par l'agence sur les communications téléphoniques françaises ou les représentations diplomatiques hexagonales à New York et Washington.


    La France est loin d'être la seule à être surveillée : de l'Inde à l'Italie en passant par le Brésil ou l'Allemagne, les communications privées de simple citoyens, ainsi que celles de certaines entreprises et dirigeants politiques sont, à des échelles variées, retenues par les mailles du filet de la surveillance américaine.

    Ainsi que Le Monde l'a expliqué lors des premières révélations sur l'espionnage de la France, la plupart des journaux partenaires de Glenn Greenwald et Edward Snowden ont limité leurs révélations aux pays considérés comme des alliés de longue date des Etats-Unis.

    Le but de cette série de partenariats, en ligne avec les motivations d'Edward Snowden, est bien de renforcer le débat démocratique autour de la surveillance américaine, pas de mettre en péril des vies humaines. De plus, un partenariat avec un média mettrait Glenn Greenwald dans une position juridiquement risquée, exposés à des poursuites en vertu de l'Espionage Act, à l'instar d'Edward Snowden ou Bradley Manning. On sait cependant que des pays comme le Pakistan, l'Iran ou la Chine font partie des pays les plus écoutés par la NSA
    http://www.lemonde.fr/technologies/..._651865.html#ens_id=3499736&xtor=RSS-3208
     
  9. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Espionnage par la NSA :
    Microsoft renforce le cryptage de ses flux



    Le groupe informatique américain Microsoft, soupçonnant d'avoir été espionné par l'agence américaine de renseignements NSA, va augmenter ses investissements afin de renforcer le cryptage de ses flux sur internet, écrit mercredi le Washington Post.

    "Microsoft s'apprête à entreprendre un nouvel effort d'envergure afin de crypter son trafic sur internet, craignant que l'Agence nationale de sécurité (NSA) ne se soit introduite dans ses réseaux mondiaux de communication", avance le journal américain.

    "Les soupçons de Microsoft, qui enflaient depuis plusieurs mois, ont été renforcés en octobre après des révélations selon lesquelles la NSA avait intercepté des flux sur les réseaux internes de Google et Yahoo!, deux concurrents disposant d'infrastructures mondiales similaires" aux siennes, a poursuivi le Washington Post, qui fait référence à plusieurs proches non identifiés du groupe informatique.

    Selon ces sources, a précisé le journal, les dirigeants de Microsoft ont prévu de se rencontrer cette semaine pour déterminer les initiatives à prendre en la matière et leur calendrier de mise en oeuvre.

    "Des documents obtenus auprès de l'ancien consultant de la NSA Edward Snowden suggèrent --mais ne prouvent pas-- que le groupe a raison de s'inquiéter" car ils mentionnent des opérations menées chez Google et Yahoo et font également référence à plusieurs services de Microsoft (Hotmail, Windows live messenger et Microsoft Passport), a relevé le journal.

    Actuellement réfugié en Russie, l'Américain Edward Snowden, ancien consultant de la NSA, est à l'origine de révélations en cascade sur le programme secret américain de surveillance électronique dans le monde entier.


    Espionnage par la NSA: Microsoft renforce le cryptage de ses flux - high-tech - Actualits sur orange.fr
     
  10. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    NSA : 50 000 malwares
    à travers des réseaux informatiques du monde entier


    Nouvelle révélation issue des informations transmises par Edward Snowden. Selon le journal hollandais NRC, la NSA aurait infecté plus de 50 000 réseaux informatiques à travers le monde pour intercepter des informations sensibles. Une unité spéciale, nommée TAO et composée de hackers, serait en charge de ces activités et viserait particulièrement les télécommunications, alors que ces actes sont interdits aux États-Unis.

    Nouvelle révélation concernant la NSA. Et pas des moindres.

    Le journal hollandais NRC vient de publier un nouveau document interne de l'autorité de surveillance américaine. Celui-ci fait état que la NSA aurait introduit des logiciels malveillants à travers plus de 50 000 réseaux informatiques dans le monde entier. Sur la carte datant de 2012, des points d'entrée sont présents sur tous les continents et particulièrement en Asie, Afrique du Nord, dans le nord de l'Amérique latine et en Europe de l'Est.

    L'implantation de ces logiciels malveillants aurait pour but d'intercepter des données. Plus particulièrement, il semblerait que la NSA vise les réseaux de télécommunication.

    Cette nouvelle information vient confirmer une ancienne publication de The Washington Post qui déclarait que la NSA détenait une unité spéciale, nommée TAO (Tailored Access Operations). Composée d'excellents hackers, cette équipe se chargerait de ces activités ainsi que de toutes celles liées aux interceptions de données informatiques. Elle pourrait, même, mettre en place des cyber attaques pour endommager ou détruire des réseaux ou ordinateurs étrangers.

    Selon le document publié, les États-Unis ne seraient pas les seuls impliqués dans ce programme. Les pays nommés «Five Eyes» - États-Unis, Royaume-Uni, Canada, Australie et Nouvelle-Zélande - qui s'opposent aux réactions de nombreux pays, seraient actifs dans ce programme.

    Le journal NRC donne, comme exemple, une attaque découverte en septembre 2013. Le service de renseignement britannique, GHCQ, aurait utilisé de fausses pages LinkedIn pour installer des logiciels malveillants sur le réseau de l'opérateur belge, Belgacom. Cela aurait permis à GHCQ de surveiller les clients de l'opérateur durant plusieurs années.

    Le gouvernement américain doit, maintenant, répondre de ces accusations de propagation de virus informatiques et de logiciels malveillants alors que cela est illégal.



    CelineLhorte le lundi 25 novembre 2013 à 18:36:27
     
  11. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    La NSA géolocalise
    des centaines de millions de téléphones portables


    La NSA, l'agence américaine chargée des interceptions de communications, intercepte les données de géolocalisation de centaines de millions de téléphones portables dans le monde.


    L'information a été révélé mercredi par le Washington Post, s'appuyant sur des documents fournis par l'ancien consultant Edward Snowden.

    Six mois après les premières révélations de Snowden notamment sur la collecte des métadonnées téléphoniques (durée des appels, numéros appelés etc.), cette nouvelle révélation semble montrer que l'agence américaine est également capable de suivre des personnes à la trace grâce à leur portable, même quand celui-ci n'est pas utilisé.

    L'agence stocke des informations sur "au moins des centaines de millions d'appareils" et enregistre "près de 5 milliards" de données de localisation par jour, affirme le quotidien sur son site internet.
    "Nous obtenons de vastes volumes" de données de géolocalisation partout dans le monde, a confirmé un haut responsable de cette collecte cité par le Post.

    L'agence y parvient en se connectant aux câbles qui relient les différents réseaux mobiles dans le monde et collecte "incidemment" des données de géolocalisation de citoyens américains.

    L'intérêt de cette collecte, permise par le dialogue constant entre un téléphone et l'antenne-relai la plus proche et de puissants algorithmes mathématiques, est de "retracer les mouvements et de mettre en lumière des relations cachées entre des personnes", explique le quotidien.

    Le volume de données enregistrées et stockées par la NSA atteindrait 27 térabytes, soit deux fois le volume de l'ensemble du contenu de la bibliothèque du Congrès, la plus importante du monde.

    Ce volume d'informations serait tel qu'il "surpasse notre capacité à digérer, traiter et stocker" les données, affirme le Washington Post, citant un document interne de la NSA datant de 2012.

    "Les capacités de la NSA pour géolocaliser sont ahurissantes (...) et indiquent que l'agence est capable de rendre la plupart des efforts pour avoir des communications sécurisées futile", croit encore savoir le Washington Post.



    Mise à jour : mercredi 4 décembre 2013 23:46 | Par AFP
    La NSA golocalise des centaines de millions de tlphones portables - M6info by MSN
     
  12. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    NSA: le juge Trevidic
    dénonce le "Big Brother absolu"


    Le juge antiterroriste Marc Trévidic dénonce, dans un entretien à Sud Ouest Dimanche, "le paternalisme autoritaire" sous-tendant le système de captation de données personnelles mis en place par la NSA (agence de renseignement américaine), un "Big Brother absolu", dangereux pour la démocratie.

    "Imaginons aujourd'hui Adolf Hitler qui disposerait de cet outil. Il saurait qui est communiste, homosexuel, juif et serait capable de dresser des listings pour les chambres à gaz", déclare dans cet entretien Marc Trévidic, qui est aussi président de l'Association française des magistrats instructeurs, avant d'ajouter: "On croit finalement que la démocratie est quelque chose d'acquis, que ce soit aux États-Unis ou en France. Non, ce n'est jamais acquis."

    Le magistrat, qui a mené de nombreuses enquêtes sur le terrorisme islamiste et qui est, à ce titre, un fin connaisseur des méthodes du renseignement, ne considère pas pour autant le système très efficace.

    "Je ne vois pas comment on peut exploiter une telle matière (...) c'est toujours par mots clef que ça marche (..) dans les pays musulmans ou en Europe, cela représente un tel nombre de cibles possibles que je ne voit pas ce qu'on peut en tirer", dit-il, avant de défendre les méthodes plus "traditionnelles" comme l'infiltration.

    "Qu'un État étranger, en l’occurrence les États-Unis, vienne nous dire +on vous surveille pour votre bien+ (...) c'est le discours du Big Brother absolu", ajoute-t-il, avant de dénoncer un "paternalisme totalitaire".

    "Les captations de données sur le territoire français sont une infraction à la loi pénale", souligne-t-il, en estimant que cette surveillance sert "d'alibi" à l’État américain, qui, au nom de la lutte antiterroriste, obtient du Congrès les "crédits nécessaires à cette surveillance généralisée". "Une fois que vous disposez de l'outil de surveillance globale, vous en faites ce que vous voulez", ajoute-t-il, jugeant qu'"il est sans doute effectivement utilisé à d'autres fins".

    Marc Trévidic est juge d'instruction antiterroriste depuis 2006. Il a repris les dossiers de Jean-Louis Bruguière.

    Le secrétaire d’État américain John Kerry a récemment admis que des excès avaient été commis par l'Agence nationale de sécurité (NSA) américaine, mais a justifié ces opérations d'espionnage et de renseignement par la lutte antiterroriste et la prévention contre des attentats, invoquant ceux du 11 septembre 2001, ainsi que ceux de Madrid en mars 2004 et de Londres en juillet 2005.
     
  13. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Le Canada,
    nouveau maillon de l'espionnage de la NSA


    Un nouveau maillon est venu s'ajouter jeudi dans la chaîne de l'espionnage de très grande ampleur de l'Agence de sécurité nationale américaine (NSA) avec cette fois le Canada qui aurait autorisé les États-Unis à surveiller les échanges liés à des sommets de chefs d'Etat en 2010.

    Comme pour la plupart des autres révélations d'espionnage, le journaliste américain Glenn Greenwald a lâché des documents compromettants à un grand média, en l’occurrence la CBC, la chaîne publique de radio-télévision canadienne. Celui qui contribue à la publication des documents récupérés par l'ancien consultant de la NSA Edward Snowden, maintenant réfugié en Russie, a fourni le rapport dans lequel il est établi que la NSA a procédé de l'ambassade américaine à Ottawa, et avec l'accord du Canada, à une surveillance des communications au cours des sommets du G8 et du G20 de Toronto en 2010.

    Le Canada aurait facilité cette opération d'espionnage via sa propre agence de renseignement, le Centre de la sécurité des télécommunications Canada (CSTC), en fournissant tous les moyens d'intercepter les communications et les échanges numériques pendant une bonne semaine incluant les trois jours des sommets du G8 et du G20, soit du 25 au 27 juin 2010 à Toronto.

    Cette nouvelle affaire donne une vision plus étendue encore de l'impressionnante toile tissée par la NSA avec l'appui de ses proches ou fidèles partenaires, ou encore de pays tiers. Il y a quelques jours, des médias révélaient que le Royaume-Uni avait passé un accord avec les renseignements américains donnant accès à ces derniers à l'exploitation de toutes les données sur les communications britanniques. L'Australie fait face à la colère de l'Indonésie à la suite des révélations d'espionnage de sa part et de celle de son allié américain.

    Pour le Royaume-Uni comme pour le Canada, la surveillance américaine sur leur sol ne cadre pas avec la convention dite des "cinq yeux" spécifiant que les citoyens américains, britanniques, australiens, canadiens et néo-zélandais étaient à l'abri d'éventuelles mesures de surveillance des services de renseignement des autres nations contractantes.

    Contraire à la loi

    Les documents publiés par CBC font état d'une surveillance de la NSA "étroitement coordonnée avec le partenaire canadien".

    Jeudi, le gouvernement conservateur canadien a dû faire face à la réprobation de l'opposition à la Chambre des communes. Le ministre canadien de la Défense Rob Nicholson s'est réfugié derrière le droit de réserve. "Nous ne pouvons pas faire de commentaires sur les capacités ou les activités de renseignement" des services canadiens, a-t-il déclaré. "En vertu de la loi, cette organisation se voit interdire de cibler des Canadiens et le CSTC ne peut pas demander à ses partenaires étrangers" de contourner la loi, a ajouté M. Nicholson.

    L'actuel patron du CSTC, John Forster, qui n'était pas en poste en 2010, a défendu ses services sans préjuger du passé. En application de la loi, le CSTC ne peut pas réaliser des opérations de surveillance sur le sol canadien et contre des Canadiens. "Je ne ferais pas cela, notre agence ne ferait pas cela, c'est contraire à la loi", a affirmé M. Forster.

    Dans le cas de la surveillance des réunions du G8 et du G20, un groupe rassemblant les pays les plus riches et les principaux pays émergents comme la Chine, l'Inde et le Brésil, le but des États-Unis avec leurs alliés était de pouvoir connaître la position des participants sur des points particuliers des négociations.

    A ce sommet, en juin 2010 à Toronto, la proposition d'introduction d'une taxe sur les transactions financières poussée par l'Europe avait été balayée par l'opposition résolue des pays asiatiques, du Canada, ou encore de l'Australie.

    Face à la polémique sur l'espionnage américain des conversations de la chancelière allemande Angela Merkel comme d'autres responsables occidentaux, le secrétaire d’État américain John Kerry avait été amené à reconnaître il y a moins d'un mois que les États-Unis étaient parfois allés "trop loin".

    ____________________________

    Le Canada espionne à l'étranger
    pour le compte de la NSA

    Le Canada mène des activités d'espionnage à l'étranger pour le compte de l'agence de sécurité nationale américaine (NSA), rapporte mardi la chaîne publique de radio-télévision CBC.

    Ottawa a même ouvert des postes d'espionnage à l'étranger expressément à la demande de la NSA, a indiqué CBC en se fondant sur un document de cette dernière et fourni par Edward Snowden, l'ancien consultant de l'agence américaine actuellement recherché par Washington et réfugié en Russie.

    Le Canada, via sa propre agence d'espionnage électronique --le Centre de sécurité des télécommunications Canada (CSTC)--, travaille main dans la main avec la NSA dans "environ 20 pays hautement prioritaires", dont certains sont des partenaires commerciaux d'Ottawa, précise le document daté du 3 avril 2013.

    Le rapport de quatre pages contient des détails opérationnels sensibles que la chaîne publique a préféré ne pas rendre publics, afin de ne pas nuire à des représentants du Canada à l'étranger.

    L'intérêt des Américains pour le travail des Canadiens y est précisé: "Le CSTC partage avec la NSA son accès (...) à des régions inaccessibles aux États-Unis".

    Le document décrit les "relations de coopération étroite" entre les deux agences, qui s'échangent aussi du personnel, et souligne que "chacune des parties voudrait les étendre et les renforcer davantage".

    La NSA affirme que le CSTC est une agence de renseignement sophistiquée, disposant d'outils "de collecte, de traitement et d'analyse" de données "élaborés", et qui "a ouvert des sites secrets à la demande de la NSA".

    Un ex-haut responsable de la NSA devenu l'un de ses détracteurs, Thomas Drake, s'est déclaré guère étonné par l'ampleur de la collaboration entre les agences des deux pays. "C'est comme ça depuis des années", a-t-il dit à CBC.

    Fin novembre, la CBC avait révélé, sur la foi d'autres documents récupérés par Edward Snowden, que le Canada avait autorisé les Etats-Unis à surveiller les échanges liés à des chefs d'Etat au cours des sommets du G8 et du G20 de Toronto en 2010.
     
  14. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Snowden dit espérer que ses révélations
    permettront plus de transparence


    L'ancien consultant en informatique Edward Snowden espère que les révélations sur l'ampleur des programmes de surveillance de la NSA dont il est à l'origine aboutiront à plus de transparence de la part des États, dans un entretien au magazine Time.

    Classé en deuxième position dans le classement des "personnes de l'année" derrière le pape François, Snowden, aujourd'hui réfugié en Russie, a accordé un entretien par courriel au magazine.

    Le jeune homme a livré à la presse plusieurs dizaines de milliers de documents détaillant l'ampleur des interceptions de communications, téléphoniques ou sur internet, opérées par la NSA, déclenchant une tempête diplomatique et l'indignation de nombreux Américains.

    Il avait accordé quelques entretiens à la presse peu après sa fuite mais s'était muré dans le silence depuis qu'il a obtenu l'asile provisoire en Russie le 1er août.

    "Ce qui nous inquiète le plus n'est pas que cette surveillance puisse sur un plan théorique être conduite, mais qu'elle est réalisée sans qu'une majorité de la population soit même au courant qu'elle est faisable",
    explique-t-il pour justifier sa décision.

    Il a pris la décision de quitter son pays et de rendre publics ces documents secrets par peur de l'émergence d'un Etat inquisiteur surveillant tout, aux dépens de la vie privée des citoyens et des libertés individuelles.

    "La NSA n'est certainement pas la Stasi", l'ex-service de renseignement est-allemand qui espionnait une grande partie de la population de la RDA, relativise-t-il pourtant.

    Mais le danger est que les moyens technologiques au service d'agences de renseignement toutes puissantes ne conduise insidieusement à une surveillance généralisée bien au-delà des besoins légitimes de renseignement.

    Les révélations sur les programmes de la NSA doivent aider la population, les spécialistes en informatique, les tribunaux américains, le Congrès et le pouvoir exécutif à une prise de conscience, dit-il espérer.

    "Le président pourrait de manière plausible profiter que la population est désormais informée pour réformer ces programmes sur des critères plus raisonnables" afin de s'assurer que la NSA ne surveille pas de manière indue les simples citoyens, juge Edward Snowden.

    Considéré comme un "traître" par nombre d'élus américains, Snowden divise la société américaine, ont montré plusieurs sondages selon lesquels une majorité d'Américains croient que leur vie privée a été violée, mais montrant qu'ils sont prêts à ces entorses au nom de leur sécurité face à la menace terroriste.

    Selon un sondage réalisé en novembre pour le Washington Post et ABC news, 35% des Américains entre 18 et 30 ans jugent qu'il devrait être poursuivi par la justice, un chiffre qui monte à 57% chez les plus de 30 ans.


    Mise à jour : mercredi 11 décembre 2013 18:01 | Par AFP
     
  15. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    le rapport sur les pratiques de la NSA remis à Obama



    Respect accru de la vie privée mais préservation des programmes de surveillance: la presse américaine a levé le voile sur le rapport d'étude remis vendredi à Barack Obama sur les pratiques de la NSA après les révélations d'Edward Snowden.

    Ce groupe de travail avait été constitué dans la foulée des révélations de l'ancien consultant Edward Snowden sur l'ampleur de la surveillance des communications téléphoniques et internet par l'Agence nationale de sécurité (NSA).

    Son rapport détaille plus de 40 recommandations que la Maison Blanche va maintenant examiner. En janvier, M. Obama prononcera un discours sur la régulation des activités de la NSA, a expliqué la porte-parole du Conseil de sécurité nationale (NSC), Caitlin Hayden.

    Le président américain avait promis dès le mois d'août plus de transparence tout en mettant en avant la nécessité de ces programmes.

    Plusieurs journaux américains ont dévoilé dès vendredi les principales pistes envisagées et qui ne remettent pas fondamentalement en cause le fonctionnement tant décrié de la NSA.

    Le New York Times rapporte ainsi qu'une des recommandations prévoit de rendre publiques de nouvelles mesures de protection de la vie privée pour les ressortissants étrangers quand leurs conversations téléphoniques ou sur internet sont surveillées.

    Une partie de la population américaine s'offusque de la collecte à grande échelle des métadonnées téléphoniques (numéros appelés, durée des appels), y compris de citoyens américains, au nom de la lutte contre le terrorisme.

    Le Wall Street Journal affirme de son côté que l'étude prévoit que les données provenant de la surveillance massive des métadonnées téléphoniques soient conservées par les opérateurs téléphoniques, et non par la NSA. L'agence de renseignement soutient qu'elle ne pioche dedans que pour des besoins précis et dans des circonstances codifiées dans l'immense masse de données qu'elle collecte chaque jour.

    Une autre piste de réforme prévoit que la Maison Blanche supervise directement la liste des dirigeants étrangers dont les communications sont surveillées, une conséquence directe de la tempête diplomatique provoquée par la révélation que le téléphone portable de la chancelière allemande Angela Merkel avait été écouté.

    La Maison Blanche s'est refusée à tout commentaire sur le contenu du rapport, mais le secrétaire d'Etat John Kerry s'est exprimé lors d'une interview qui sera diffusée dimanche.

    "Ni le président ni moi-même ne croyons qu'une partie de cette collecte d'information, qui a eu lieu dans des instances très particulières et envers des personnes très haut-placées, ait été appropriée", a-t-il affirmé sur la chaîne CNN en espagnol.

    "Je pense que le président s'exprimera très clairement à ce sujet dans les jours à venir", a-t-il ajouté.

    Discussions avec Snowden ?

    Les pistes dévoilées dans la presse ne satisfont pas les associations, qui sont vent debout contre les programmes de surveillance.

    "Tout ce qui ne met pas fin à la surveillance de masse, sans suspicion (préalable) des Américains n'est pas acceptable", affirme l'Union américaine de défense des libertés civiles (Aclu).

    Mme Hayden a simplement confirmé que la Maison Blanche avait finalement décidé de ne pas scinder la direction de la NSA de la défense du cyberespace au sein du Cyber Command. Ces deux entités sont actuellement dirigées par le général Keith Alexander, qui doit partir à la retraite au printemps prochain.

    "Cette double casquette est l'approche la plus efficace pour accomplir les missions des deux agences", affirme la porte-parole dans un communiqué.

    L'hypothèse d'une division des rôles entre la NSA et le Cyber Command avait provoqué de vives résistances, notamment au sein du Pentagone, qui mettait en avant les économies que permet cette double casquette.

    Tandis que la mission de la NSA est d'espionner les communications, qui passent de plus en plus par internet, celle du Cyber Command, créé en 2009, est de protéger les réseaux militaires des attaques informatiques et de mener lui-même ce type d'attaques.

    Sans la double casquette de son directeur, il faudrait créer de nouvelles procédures et des moyens propres à chaque organisation qui seraient redondants, selon Mme Hayden.

    Dans un entretien à l'émission "60 minutes" de CBS, le responsable de la NSA chargé d'évaluer les dégâts provoqués par les révélations de Snowden a affirmé "d'un point de vue personnel" être favorable sous conditions à des discussions avec Snowden.

    En jeu, une éventuelle clémence contre le retour dans les mains de la NSA des documents non encore publiés dans la presse, une hypothèse à laquelle le général Alexander s'oppose.


    Mise à jour : samedi 14 décembre 2013 18:40 | Par AFP
    Espionnage: le rapport sur les pratiques de la NSA remis Obama - Actualités : Toute l'actualité et l'info en France et dans le Monde-MSN&M6
     
  16. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Et si la NSA négociait une immunité avec Snowden ?

    [​IMG]
    AFP/Archives


    Un agent de la NSA se dit favorable au fait de négocier avec Edward Snowden en échange du maintien au secret des 1,6 million de documents encore en sa possession.

    Un agent de la NSA chargé d'évaluer les dégâts provoqués par les révélations d'Edward Snowden sur les programmes de surveillance de l'agence américaine de renseignement a confié être favorable à une négociation avec le jeune homme, en échange des documents volés. Dans un entretien accordé à l'émission «60 minutes», qui sera diffusée dimanche sur la chaîne CBS, Rick Ledgett affirme que, «d'un point de vue personnel», il serait favorable à des discussions avec Snowden, qui a trouvé refuge en Russie mais est poursuivi aux États-Unis pour espionnage, après avoir emporté avec lui quelque 1,7 million de documents.

    Quelque 58.000 d'entre eux ont à ce stade été confiés à la presse, selon le rédacteur en chef du quotidien britannique The Guardian. «Cela vaut le coup d'avoir une conversation», mais seulement si des assurances sont données que les documents non encore révélés ne le seront pas et sont en sécurité, affirme M. Ledgett dans un extrait de l'entretien rendu public vendredi. «Mon exigence s'agissant de ces assurances serait très élevée, bien plus qu'une simple promesse de sa part», a-t-il ajouté.

    Cet avis n'est pas partagé par le patron de la NSA, le général Keith Alexander, également interviewé par « 60 minutes ». «C'est comme si quelqu'un prenait 50 personnes en otage, en tuait 10 et disait +donnez-moi l'amnistie complète et je relâche les 40 qui restent+», a-t-il expliqué. Le général, qui doit prendre sa retraite au printemps, confie également qu'il avait présenté sa démission après les premières révélations de Snowden au début de l'été, mais que celle-ci lui avait été refusée.

    Au cours de ce reportage, "60 minutes"  affirme par ailleurs que la NSA a découvert l'existence d'un programme informatique malveillant (malware) conçu en Chine et capable de «détruire» les ordinateurs infectés. Ce programme s'attaquerait au Bios, ces programmes de base à tous les ordinateurs nécessaires pour en faire fonctionner les différents composants. «L'un de nos analystes a découvert que cet État-nation avait l'intention de mettre au point et d'utiliser cet outil pour détruire des ordinateurs», a confié une responsable de la NSA, Debora Plunkett, précisant que les conséquences se feraient sentir dans le monde entier. «Cela pourrait littéralement mettre à terre l'économie américaine», selon elle.

    Surveillance de la NSA : le groupe d'étude remet son rapport

    Un groupe d'étude chargé de se pencher sur les pratiques de surveillance de l'Agence américaine du renseignement (NSA), révélées par Edward Snowden, a remis son rapport au président Barack Obama vendredi, a indiqué la Maison Blanche.

    Le document détaille plus de 40 recommandations que la présidence américaine va maintenant examiner et M. Obama prononcera un discours sur la régulation des programmes de surveillance en janvier, a expliqué la porte-parole du Conseil de sécurité nationale (NSC), Caitlin Hayden.

    Selon des informations de presse, le rapport recommande que les programmes de surveillance de la NSA soient maintenus en l'état mais amendés pour y introduire de nouvelles mesures de protection de la vie privée.

    Le New York Times a notamment rapporté qu'une des recommandations serait de rendre publiques de nouvelles mesures de protection pour les ressortissants étrangers quand leurs conversations téléphoniques ou sur internet sont collectées par la NSA.

    Mais les pistes dévoilées dans la presse ne satisfont pas les organisations de défense des libertés individuelles, vent debout contre les programmes de surveillance de la NSA qu'a révélés l'ancien consultant Edward Snowden, aujourd'hui réfugié en Russie.

    Concrètement, la Maison Blanche compte se pencher sur chacune des recommandations du groupe d'étude --composé de cinq personnes-- et ensuite décider lesquelles retenir et lesquelles écarter, a précisé Mme Hayden.


    Mise à jour : lundi 16 décembre 2013 12:15 | Par SOURCE AFP, lesechos.fr
    http://finances.fr.msn.com/et-si-la-nsa-n%C3%A9gociait-une-immunit%C3%A9-avec-snowden
     
  17. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Edward Snowden sort de son silence


    Depuis Moscou, l'ex-agent de la NSA a rencontré un journaliste du Washington Post. Il estime qu'en termes de «satisfaction personnelle», sa «mission est déjà accomplie».

    A l'origine des révélations sur l'étendue des programmes de surveillance de l'Agence américaine de sécurité (NSA ), Edward Snowden a rencontré Barton Gellman, journaliste du Washington Post, l'un de ceux à qui il avait révélé l'étendue des programmes de surveillance de l'Agence américaine de sécurité (NSA) dont il était employé. Une rencontre organisée à Moscou qui a duré quatorze heures et qui est la première qu'Edward Snowden accorde depuis son arrivée en Russie, en juin dernier.

    Dans cet entretien, Edward Snowden se dit satisfait d'avoir réussi à informer le public sur l'étendue massive de la surveillance d'internet et des communications téléphoniques par le gouvernement américain. «Pour moi, en terme de satisfaction personnelle, la mission est déjà accomplie», a-t-il déclaré. «J'ai déjà gagné», a-t-il assuré. «A partir du moment où les journalistes ont pu travailler, tout ce que j'avais essayé de faire a été justifié»,a-t-il déclaré au Post. «Car, souvenez-vous, je n'ai pas voulu changer la société. J'ai voulu donner à la société les moyens de décider par elle-même ».

    Le jeune homme de 30 ans, poursuivi pour espionnage et vol de documents gouvernementaux, a affirmé ne pas avoir été déloyal. «Je n'essaie pas de descendre la NSA, je travaille à améliorer la NSA»,a-t-il dit. «Je travaille toujours pour la NSA, en ce moment même. Mais ce sont les seuls à ne pas le comprendre». Snowden, qui travaille depuis novembre pour le site VKontakte, réseau social décrit comme le «Facebook russe», aurait dérobé environ 1,7 million de documents.

    A propos de l'interview, Barton Gellman a pour sa part confié qu'Edward Snowden était «détendu et animé au cours de deux jours de conversation quasiment ininterrompue, si ce n'est par des repas de hamburgers, de pâtes, de crème glacée et de pâtisserie russe».

    Ce qui est sûr, c'est que les révélations d'Edward Snowden, ont conduit les États-Unis à revoir leur politique sécuritaire. Le président Obama doit prononcer un discours sur le sujet en janvier. L'hôte de la Maison Blanche a récemment qualifié de «nécessaire et important»un débat surle rôle de la NSA, dont il envisage de modifier les vastes capacités d'espionnage qui ont soulevé de vives critiques sur les atteintes à la vie privée. Un panel de juristes et de spécialistes du renseignement constitué par la Maison Blanche a d'ailleurs recommandé de réduire les pouvoirs de l'agence et proposé des changements sur 46 points, estimant qu'elle était allée trop loin dans sa surveillance du terrorisme. Un juge fédéral a même estimé que les écoutes de routine des téléphones des citoyens américains par la NSA était probablement inconstitutionnelle.

    Mise à jour : dimanche 29 décembre 2013 12:20 | Par lesechos.fr
    Edward Snowden sort de son silence - MSN Finances
     
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    La NSA travaillerait sur une machine
    de décryptage universelle



    Selon le «Washington Post», l'agence de sécurité américaine tenterait de mettre au point un «ordinateur quantique». Très puissant et rapide, un tel ordinateur serait capable de décrypter pratiquement tous les types de codes.


    A chaque semaine son lot de révélations sur l'Agence de sécurité américaine (NSA)... Après celle concernant l'espionnage d'un câble sous-marin (dans l'exploitation duquel Orange est partie prenante), la dernière en date, toujours tirée des documents fournis par Edward Snowden, vient d'être publiée par le «Washington Post». Selon le journal américain, la NSA serait tout près de créer un «ordinateur quantique» à même de décrypter presque n'importe quel encodage.

    Selon ces documents, l'ordinateur sur lequel travaille l'agence lui permettrait de briser les codes informatiques protégeant des secrets bancaires, médicaux, des informations gouvernementales ou du monde des affaires. Les recherches destinées à sa mise au point seraient financées dans le cadre d'un programme appelé «Penetratring Hard Targets», doté d'un budget de quelque 79 millions de dollars.

    Scepticisme

    Si les grandes entreprises informatiques comme IBM poursuivent depuis longtemps l'objectif de tels ordinateurs qui permettraient d'exploiter la puissance des atomes, accroissant ainsi de manière considérable la rapidité et la sécurité des ordinateurs, l'information laisse nombre d'experts dubitatifs. «Cela semble peu probable que la NSA soit si en avance par rapport aux entreprises civiles sans que personne ne le sache», note ainsi Scott Aaronson, de l'Institut de Technologie du Massachusetts (MIT), cité par le «Washington Post».

    Selon les documents obtenus par le quotidien, la NSA travaille sur ce projet dans des pièces spéciales, appelées «cages de Faraday», qui protègent des pollutions électromagnétiques en provenance de l'extérieur. De par la puissance potentielle des ordinateurs quantiques, ces machines innovantes seraient à même de déchiffrer n'importe quel code utilisé actuellement pour protéger les activités en ligne, que ce soit par les banques ou les messageries électroniques.

    Depuis plusieurs mois, les révélations d'Edward Snowden ont levé le voile sur l'ampleur du programme américain d'espionnage tous azimuts visant plusieurs pays européens, les institutions de l'UE ou même le système de vidéo-conférence interne de l'ONU, et notamment le rôle de la NSA.

    Fidèle à sa politique, la NSA n'a pas commenté les informations du «Washington Post».



    Mise à jour : vendredi 3 janvier 2014 10:40 | Par lesechos.fr
    Espionnage : la NSA travaillerait sur une machine de dcryptage universelle - MSN Finances
     
  19. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Quantique ou non,
    la machine à décrypter universelle,
    n'est pas pour demain

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    Australian National Fabrication Facility/AFP/Archives



    L'Agence nationale de sécurité américaine (NSA) ou les laboratoires de physique les plus en pointe sont encore loin de disposer d'un ordinateur quantique capable de "casser" tous les codes de sécurité, estiment des experts.

    Dans son édition de jeudi, le Washington Post, citant des documents divulgués par Edward Snowden, indique que la NSA s'est elle aussi lancée dans la course à l'ordinateur quantique. Dotée d'une puissance de calcul sans équivalent, une telle machine serait à même de décrypter rapidement n'importe quel code informatique protégeant des secrets bancaires, médicaux, des informations gouvernementales ou du monde des affaires.

    Les grandes entreprises informatiques et les laboratoires de recherche publics travaillent depuis plus de dix ans sur ces ordinateurs quantiques qui exploitent les propriétés étonnantes des atomes et particules, dont la taille infime leur permet de déroger aux règles de la physique classique.

    Dans notre monde quotidien, une porte est soit ouverte, soit fermée. Mais dans le monde quantique, un atome ou un électron peut se trouver comme "suspendu" entre deux états.

    Dans un ordinateur classique, l'information stockée dans un "bit" est nécessairement binaire : elle ne peut être que 1 ou 0. Un ordinateur quantique, lui, pourrait contenir un grand nombre d'informations à la fois grâce à sa faculté de "superposition".

    Une faculté qui laisse espérer des vitesses de calcul phénoménales.

    "Le secret des codes actuels, comme le RSA (un algorithme couramment utilisé pour les transactions sur internet ou les e-mails cryptés), c'est que la taille de la clef peut être assez grande pour rendre les calculs trop difficiles", résume Philippe Grangier, expert en optique et cryptographie quantique.

    En 2009, des informaticiens ont certes réussi à découvrir les clefs de cryptage d'un chiffre de 768 bits en utilisant des ordinateurs classiques. Mais il leur a fallu presque deux ans et des centaines de machines pour y parvenir, rappelle le Washington Post. "Casser" un code de 1.024 bits comme ceux utilisés actuellement nécessiterait mille fois plus de temps.

    Hors de portée pour des ordinateurs classiques, mais un jeu d'enfant pour un calculateur quantique.

    "Un ordinateur quantique serait tellement puissant que même augmenter la taille de la clef ne suffirait plus, l'information deviendrait vulnérable dans tous les cas", explique à l'AFP M. Grangier.

    Un calculateur quantique "manipule en parallèle des quantités qu'on ne sait pas manipuler à l'aide de méthodes classiques (...) ", résume le chercheur français.

    Seulement 15 qubits actuellement

    Mais un ordinateur quantique est particulièrement fragile : il faut isoler individuellement toutes ses particules des influences extérieures afin de préserver leur état quantique et pouvoir les contrôler, ce qui nécessite des températures très basses, des chambres protégées contre les rayonnements électromagnétiques, etc.

    Actuellement, les physiciens n'arrivent pas à faire fonctionner ensemble plus d'une quinzaine de bits quantiques ou "qubits", autrement dit des particules "programmées", selon Philippe Grangier.

    "Quinze qubits, ce n'est pas encore beaucoup! On considère qu'il faudrait une centaine de qubits en interaction pour arriver à quelque chose qui n'est plus calculable par des moyens classiques", relève-t-il.

    "Si on voulait vraiment casser les gros codes RSA, il faudrait au minimum des milliers de qubits, et même probablement beaucoup plus", estime l'expert.

    Les supers espions de la NSA auraient-ils trouvé la recette miracle ? Selon Scott Aaronson, de l'Institut de Technologie du Massachusetts (MIT), interrogé par le Washington Post, "il semble peu probable que la NSA soit si en avance par rapport aux entreprises civiles sans que personne ne le sache".

    Et quand bien même, ils se heurteraient aux dispositifs de cryptographie quantique déjà existants, comme celui mis au point par M. Grangier et son équipe et commercialisé par la société française Sequrenet.

    Des ordinateurs classiques suffisent pour les mettre en œuvre en codant la clef de sécurité dans des photons (particules de lumière) ou des impulsions lumineuses, qui ne sont rien d'autre que des "objets" quantiques.

    Et par leur nature même, le simple fait de vouloir les mesurer pour tenter de lire les informations qu'ils transportent suffit à les perturber et à donner l'alerte.

    "Si l'espion essaye de lire quoi que ce soit, il sera toujours détecté", assure M. Grangier, le système pouvant alors cesser toute transmission.

    Ordinateur classique ou quantique, "ça n'y changerait rien, on suppose même dans les tests de sécurité que l'espion dispose d'un ordinateur quantique, même s'il est bien loin d'en avoir un", conclut-il.




    Mise à jour : vendredi 3 janvier 2014 19:15 | Par AFP
    Quantique ou non, la machine dcrypter universelle, n'est pas pour demain - Actualités : Toute l'actualité et l'info en France et dans le Monde-MSN&M6
     
  20. titegazelle

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    La NSA peut pénétrer des ordinateurs
    qui ne sont pas connectés


    La NSA peut pénétrer des ordinateurs qui ne sont pas connectés à internet grâce à un système d'ondes radio, assure le New York Times mercredi

    Selon le quotidien, l'Agence de sécurité nationale américaine a implanté dans près de 100.000 ordinateurs dans le monde un logiciel qui lui permet de surveiller ces machines, mais aussi de "créer des autoroutes numériques pour le lancement de cyberattaques".

    Dans la plupart des cas, ce logiciel est implanté en accédant aux réseaux informatiques, poursuit le Times sur la base de documents de la NSA notamment. Mais "la NSA a de plus en plus souvent recours à une technologie secrète qui lui permet d'entrer dans des ordinateurs et d'y endommager des données même s'ils ne sont pas connectés à internet", assure le journal.

    Cette technologie, que l'Agence de sécurité nationale utilise depuis "au moins 2008", fonctionne grâce à des ondes radio "qui peuvent être transmises depuis de petites circuits électroniques ou depuis des cartes USB installées secrètement dans les ordinateurs", ajoute le NYT.

    Ondes radio

    "Dans la plupart des cas, le système émettant les ondes radio doit être physiquement installé par un espion, un fabricant ou un utilisateur qui ne s'en douterait pas", poursuit encore le journal.

    "Les activités de la NSA se concentrent et sont spécifiquement déployées pour viser des cibles de renseignement étrangères valables, et uniquement elles", a commenté dans une déclaration envoyée à l'AFP la porte-parole de la NSA Vanee Vines, rappelant en outre que l'usage des outils à disposition de l'Agence se faisait sous le contrôle "de la loi, des règlements, de la politique, des procédures, des garde-fous technologiques (...) et de l'éthique".

    "La publication continue (...) des techniques et des outils utilisés par la NSA (...) sape la sécurité des États-Unis et de nos alliés", a-t-elle également jugé.

    Les révélations du New York Times surviennent à l'avant-veille du discours attendu de Barack Obama sur la réforme du système américain de surveillance des communications, qui suivra plusieurs mois de réflexion déclenchée par les révélations de l'ex-consultant de la NSA Edward Snowden depuis juin.

    A la mi-décembre, des experts mandatés par Barack Obama avaient émis une quarantaine de recommandations pour réformer les programmes de surveillance du renseignement américain, jugeant notamment que la NSA devrait ne plus conserver les métadonnées téléphoniques qu'elle collecte, ou que Washington se devait de mieux coopérer avec ses "alliés proches".

    Selon le Times, qui cite des sources proches du dossier, Barack Obama ne devrait pas vendredi "suivre les recommandations les plus radicales de ses conseillers" et demandera au Congrès de se prononcer sur les questions les plus difficiles.

    D'après le quotidien new-yorkais, Barack Obama devrait en particulier "accroître les limitations dans l'accès aux métadonnées téléphoniques, appeler à la mise en place de garde-fous pour protéger la vie privée des étrangers et proposer la création d'un représentant public pour se pencher sur les problèmes de protection de la vie privée devant les cours secrètes régissant le système de renseignement" américain.

    Il ne devrait pas en revanche se prononcer pour que les métadonnées téléphoniques recueillies par la NSA soient conservées par les groupes de télécommunications, et non par l'Agence elle-même.



    afp - 16.01.2014 : 10h53
    La NSA peut pénétrer des ordinateurs qui ne sont pas connectés | Portail Menara.ma
     

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