Essaouira accueille le Women’s Tribune

Discussion dans 'Info du bled' créé par @@@, 29 Mars 2010.

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    · Luc Ferry, Ségolène Royal, Nouzha Skalli, de la partie…

    · Au centre des débats: La question des quotas féminins

    · Débattre de l’égalité des chances


    Beau démarrage pour la seconde édition du Women’s Tribune ! Cette plate-forme de débats, qui a commencé samedi dernier, se poursuit jusqu’à aujourd’hui à Essaouira. Cette année, la thématique retenue est «Femmes et pouvoir: du discours à l’action». Environ deux cent personnes ont répondu à l’appel.

    Le Women’s Tribune ambitionne de renforcer le rôle des femmes arabo-africaines dans la société et de leur donner des moyens d’action. «C’est un événement qui réunit des hommes et des femmes pour débattre ensemble de l’égalité des chances, des droits et de l’accès des femmes à la citoyenneté en Méditerranée et en Afrique», indique Fathia Bennis, présidente de Women’s Tribune association.

    Le casting des intervenants est notable. L’événement a notamment pu compter sur la présence de Ségolène Royal, de Luc Ferry, philosophe et homme politique français, de Fadela Amara, secrétaire d’Etat française à la Ville, ainsi que sur celle du journaliste Patrick Poivre d’Arvor et de l’avocate algérienne Wassila Tamzali.

    C’est Luc Ferry qui a ouvert les débats. Son intervention a porté sur les mutations profondes qui ont permis la libération des femmes au cours des siècles, ainsi que sur les évolutions actuelles. «Nous vivons présentement deux révolutions. Le passage d’un pouvoir d’influence des femmes à un pouvoir d’action. Cette première victoire n’est pas encore achevée. Des inégalités politiques et économiques persistent. Ensuite, on assiste à l’universalisation des valeurs féminines», souligne le philosophe.

    La question des quotas a été au centre des débats des premiers jours. Faut-il ou non imposer un nombre minimum de femmes dans les lieux de pouvoir stratégiques ? Sur cette question-là, la position de Ferry est tranchée: «Si les quotas peuvent présenter des avantages durant les 10 premières années, ils ne servent à rien sur le long terme.

    Au contraire, ils risquent d’enfermer les femmes dans une position d’infériorité. Ces quotas ne doivent surtout pas être inscrits dans des lois», souligne le philosophe. Une position qui n’est pas partagée par de nombreuses participantes.

    La ministre du développement social, Nouzha Skalli a ainsi réagi en ces termes: «Les quotas sont nécessaires, dans un premier temps. Car c’est à partir du moment où des femmes sont au pouvoir qu’elles vont pouvoir légiférer en faveur des femmes. Supprimer la politique des quotas, c’est, pour les femmes, accepter d’être dirigées uniquement par des hommes».




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    Droits des femmes: Le Maroc avance, la France stagne


    · De nombreux témoignages lors du Women’s Tribune

    · L’écart salarial entre hommes et femmes de l’ordre de 30% en France


    CLÔTURE du Women’s Tribune hier à Essaouira. La ville des Alizés a accueilli durant 3 jours un forum sur la condition de la femme en Méditerranée et en Afrique.

    «Avec cet événement, Essaouira franchi un nouveau seuil dans la mission que porte la ville depuis une dizaine d’années. Elle offre un espace de rencontre et d’échange pour la pensée et la culture. La parole y est libre et responsable», indique André Azoulay, Conseiller de S.M. le Roi Mohammed VI.

    Les débats ont été animés. Ils ont porté sur diverses thématiques tels que la place des femmes en politique, l’évolution de la législation, le développement durable, l’égalité des chances au travail...

    Les témoignages de plusieurs personnalités françaises de haut niveau ont mis en lumière les inégalités qui persistent en France. «Tous les 4 jours, une femme meurt de violence domestique. C’est une réalité aujourd’hui en France», souligne Ségolène Royal, femme politique française. «Dans l’Hexagone, on trouve seulement 18% de femmes à l’Assemblée nationale et 21% de femmes au Sénat, c’est dramatique !», indique pour sa part Patrick Poivre d’Arvor, journaliste français.

    D’autres chiffres sont avancés: à peine 25% des femmes sont à des postes-clés dans les entreprises, l’écart salarial est de l’ordre de 25% à 30%, 10% de femmes accèdent aux conseils d’administration et dans la fonction publique, 21% des cadres supérieurs sont des femmes.

    Les évolutions du Maroc ont également été soulignées. «Le Code de la famille offre de réelles avancées. J’espère que de nombreux pays d’Afrique se calqueront dessus. Mais le changement doit aussi se faire au niveau de l’éducation. Les petites filles ne doivent pas intérioriser une infériorité», poursuit Ségolène Royal.

    La politique des quotas instaurée par le Maroc est l’un des points clés de ces avancées: «Lors des dernières élections municipales, 3.428 femmes ont été élues. Elles représentaient jusqu’alors 0,5% des élus communaux. Le taux de représentation est monté à 12%. Mais ce résultat aurait été impossible sans la politique des quotas», indique Nouzha Skalli, ministre du Développement social et de la famille.

    Mais les défis restent nombreux pour le Maroc. Alors quelles solutions ? L’idée a été lancée de proposer des listes séparées: «Dans chaque circonscription, les partis présenteraient deux listes. Une pour les hommes et une pour les femmes. C’est une proposition qui relève de l’utopie, mais qui permettrait aux marocaines d’être vraiment représentées.

    Le Maroc bénéficie d’un statut avancé avec l’Europe. Mais encore trop peu de lois se calquent sur la législation européenne. Le gouvernement en place devrait proposer plus d’actions concrètes en faveur des femmes et, particulièrement, pour celles qui travaillent. Il faudrait par exemple mettre en place plus de crèches publiques», note Saloua Karkri-Belkeziz, députée.




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    Droits des femmes: Le Maroc avance, la France stagne


    · De nombreux témoignages lors du Women’s Tribune

    · L’écart salarial entre hommes et femmes de l’ordre de 30% en France


    CLÔTURE du Women’s Tribune hier à Essaouira. La ville des Alizés a accueilli durant 3 jours un forum sur la condition de la femme en Méditerranée et en Afrique.

    «Avec cet événement, Essaouira franchi un nouveau seuil dans la mission que porte la ville depuis une dizaine d’années. Elle offre un espace de rencontre et d’échange pour la pensée et la culture. La parole y est libre et responsable», indique André Azoulay, Conseiller de S.M. le Roi Mohammed VI.

    Les débats ont été animés. Ils ont porté sur diverses thématiques tels que la place des femmes en politique, l’évolution de la législation, le développement durable, l’égalité des chances au travail...

    Les témoignages de plusieurs personnalités françaises de haut niveau ont mis en lumière les inégalités qui persistent en France. «Tous les 4 jours, une femme meurt de violence domestique. C’est une réalité aujourd’hui en France», souligne Ségolène Royal, femme politique française. «Dans l’Hexagone, on trouve seulement 18% de femmes à l’Assemblée nationale et 21% de femmes au Sénat, c’est dramatique !», indique pour sa part Patrick Poivre d’Arvor, journaliste français.

    D’autres chiffres sont avancés: à peine 25% des femmes sont à des postes-clés dans les entreprises, l’écart salarial est de l’ordre de 25% à 30%, 10% de femmes accèdent aux conseils d’administration et dans la fonction publique, 21% des cadres supérieurs sont des femmes.

    Les évolutions du Maroc ont également été soulignées. «Le Code de la famille offre de réelles avancées. J’espère que de nombreux pays d’Afrique se calqueront dessus. Mais le changement doit aussi se faire au niveau de l’éducation. Les petites filles ne doivent pas intérioriser une infériorité», poursuit Ségolène Royal.

    La politique des quotas instaurée par le Maroc est l’un des points clés de ces avancées: «Lors des dernières élections municipales, 3.428 femmes ont été élues. Elles représentaient jusqu’alors 0,5% des élus communaux. Le taux de représentation est monté à 12%. Mais ce résultat aurait été impossible sans la politique des quotas», indique Nouzha Skalli, ministre du Développement social et de la famille.

    Mais les défis restent nombreux pour le Maroc. Alors quelles solutions ? L’idée a été lancée de proposer des listes séparées: «Dans chaque circonscription, les partis présenteraient deux listes. Une pour les hommes et une pour les femmes. C’est une proposition qui relève de l’utopie, mais qui permettrait aux marocaines d’être vraiment représentées.

    Le Maroc bénéficie d’un statut avancé avec l’Europe. Mais encore trop peu de lois se calquent sur la législation européenne. Le gouvernement en place devrait proposer plus d’actions concrètes en faveur des femmes et, particulièrement, pour celles qui travaillent. Il faudrait par exemple mettre en place plus de crèches publiques», note Saloua Karkri-Belkeziz, députée.




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