Etats-Unis: un fillette guérie de son cancer grâce à une forme désactivée du VIH

Discussion dans 'Scooooop' créé par RedEye, 17 Décembre 2012.

  1. RedEye

    RedEye - أبو عبدالرحمن - Membre du personnel

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    Le traitement expérimental dont a bénéficié, Emily, sept ans, a modifié génétiquement son système immunitaire pour que ses cellules tuent les cellules cancéreuses.


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    SANTE - Le traitement CTL019, démarré en avril dernier, n'avait jamais auparavant été tenté sur une enfant. Il a guéri Emily, atteinte d'une leucémie lymphoblastique aiguë.
    REUTERS/Kham





    Un traitement expérimental utilisant une forme désactivée du VIH a sauvé une petite Américaine de 7 ans qui souffrait d'une leucémie aiguë et se trouve aujourd'hui en "totale rémission" selon ses médecins.

    Emily Whitehead est aujourd'hui "sans trace de cancer", a précisé une porte-parole de l'hôpital pour enfants de Philadelphie (est) où l'enfant a été traitée.

    Le traitement, démarré en avril dernier, n'avait jamais auparavant été tenté sur une enfant. Mais la petite fille souffrait depuis deux ans d'une leucémie lymphoblastique aiguë qui avait résisté à deux chimiothérapies, et selon ses médecins, ses perspectives étaient "sombres".

    Le traitement CTL019 a utilisé une forme désactivée du VIH, pour génétiquement modifier le système immunitaire de la petite fille afin que ses cellules tuent les cellules cancéreuses. Dans le cadre de ce traitement, des millions de lymphocytes T, ou cellules T, qui jouent un grand rôle dans la réponse immunitaire, ont été modifiées en laboratoire et réinjectées.

    12 patients ont suivi ce traitement
    "Afin que les lymphocytes T attaquent le cancer, nous devons ajouter un nouveau gène. Ce gène permet alors aux cellules T de produire une protéine qui conduit les cellules T à attaquer le cancer. Pour que ce nouveau gène pénètre les cellules T, nous utilisons un virus, développé à partir du VIH. Mais tous les éléments du VIH qui peuvent provoquer une maladie sont retirés", a expliqué ce mardi dans un courriel le docteur Stephan Grupp, pédiatre spécialisé dans le cancer à l'hôpital de Philadelphie, qui a supervisé le traitement.

    A ce jour, 12 patients ont suivi ce traitement expérimental, dix adultes et deux enfants. Neuf ont réagi au traitement. "Bien que les premiers résultats de ce traitement soient encourageants, l'expérience n'en est qu'à ses débuts", a cependant tenu à souligner l'hôpital.



    L'Express
     

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