etude sur les jeunes marocaines:l'amour

Discussion dans 'Scooooop' créé par peaceman3, 4 Mars 2006.

  1. peaceman3

    peaceman3 Visiteur

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    Enquête L’Economiste-Sunergia

    Se cacher pour aimer


    • Pour les filles, c’est l’entourage qui fait obstacle

    • Pour les garçons, tout est question de moyens

    • Est-ce l’argent qui fait l’homme?!

    Pour deux filles sur trois (64%), c’est compliqué de vivre une relation amoureuse, plus que chez les garçons où un sur deux quand même le pense. Plus on appartient à une classe moyenne ou défavorisée, plus on a tendance à penser que c’est très compliqué.
    A la question de savoir ce qui les empêche de «vivre tranquillement une relation amoureuse» en présentation d’une planche et en réponse spontanée:

    • Sacro-saint «qu’en dira-t-on»

    43% des filles citent l’entourage, la famille, les parents, les frères comme obstacle premier à leurs «gazouillements». Une demoiselle sur quatre parle des gens qui parlent, qui jugent, et ne les laissent pas tranquilles. Et la même proportion pour les coutumes, la tradition, la société.
    La transition est passée par ces jeunes. Il y a dix ans, dans une enquête bien plus restreinte certes, le taux de réponses était beaucoup plus faible que maintenant. Et beaucoup moins de jeunes invoquent les obstacles «traditionnels» à leurs histoires sentimentales… par exemple, le taux de réponses sur la peur de perdre sa virginité, de contracter une MST, d’une grossesse, est marginal. Ces considérations semblent dépassées chez cette génération. Elle a l’air de faire beaucoup moins cas, garçon ou fille, de la hchouma de perdre sa virginité, le risque de contracter une maladie sexuellement transmissible (MST), comme celui d’une grossesse involontaire.
    En recoupant avec le volet sexualité, nous remarquons contrairement à ce que les résultats ci-dessous suggèrent, que tous les jeunes ne connaissent pas ce qu’est une MST. Ils savent par contre qu’il faut se protéger.
    Autre phénomène d’apparence étrange, la poche de ces damoiseaux doit trinquer pour avoir accès aux joies des émois amoureux. 40% d’entre eux citent le manque d’argent (pour s’habiller, pour les transports, aller au café) comme entrave à une relation amoureuse… alors que ces «gentes pucelles»… n’ont aucun problème d’argent: seuls deux pour cent d’entre elles en parlent. Mais nos jeunes hommes sont manifestement des gentilhommes: presque personne ne pense, comme il est souvent dit, que les filles matérialistes sont une entrave à avoir une copine. Soit que ça ne les dérange pas… et auquel cas, cela signifie qu’il y aurait un sérieux problème d’estime de soi. Soit, il est pour eux «normal» que «l’homme paye»... sinon comment être un homme?
    Notons également que pour ces jeunes, la religion n’est pas un obstacle à une relation amoureuse…

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    Fiche technique



    La méthode statistique utilisée par le cabinet d’enquête Sunergia est celle des quotas. Il s’agit d’un échantillon représentatif de la jeunesse marocaine sur la base du recensement général de la population 2004 réalisé par le Haut-Commissariat au Plan. Ont été respectés la répartition géographique, la catégorie socioprofessionnelle, le sexe, la zone d’habitation (rural-urbain), l’âge. 776 jeunes, dont 386 femmes, ont été interrogés à travers quatre régions pendant le mois de septembre: le Grand Casablanca pour une représentativité du Centre-Ouest, Tanger-Tétouan pour une représentativité du Nord, Fès-Boulemane pour une représentativité du Centre-Est, Marrakech-Tensift-Al Haouz pour une représentativité du Sud.
    En zone urbaine, les interviewés ont été interrogés dans les grandes villes supérieures à 100.000 personnes, et dans les moyennes et petites villes. Il y a beaucoup plus de jeunes ayant entre 16 et 29 ans en ville qu’en campagne.
    D’ailleurs, il y a aujourd’hui plus de citadins que de ruraux, ce qui n’était pas le cas il y a une dizaine d’années. C’est donc l’effet combiné de l’exode et de la forte représentativité des jeunes dans la population marocaine qui donne 65% des jeunes, des citadins. L’intervalle de confiance est de 10%.

    M.Kd
    L'économiste
    je vous souhaite bonne lecture dans l'attente du prochain article
     

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