etude sur les jeunes marocaines:les copaines d'abord

Discussion dans 'Scooooop' créé par peaceman3, 5 Mars 2006.

  1. peaceman3

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    Enquête L’Economiste-Sunergia


    Loisirs: Les copains d’abord!

    • Plébiscite pour les amis

    • 61% aiment “gazouiller” avec leur tendre moitié

    • Très peu de musique et de culture. La bibliothèque boudée par les plus riches

    EN dehors de la maison et en dehors de leur activité principale -quand ils en ont- que font nos jeunes? D’abord et toujours les amis. Ceux qui ont été interrogés par l’enquête de L’Economiste-Sunergia sont unanimes. En réponse cumulative, presque tous ces 776 jeunes se retrouvent avec leurs amis.
    La rue et les amis sont parfaitement conciliables pour les jeunes hommes contrairement à une majorité de jeunes filles, qui se méfient de la rue et de ses dangers. Les garçons sont sportifs puisque 77% affirment en pratiquer. Les filles font du shopping… à 81% et seuls 31% d’entre elles font du sport.

    • Conter fleurette

    Marocains et Marocaines gazouillent autant avec leur douce moitié d’un moment… enfin, la plupart (61%, même proportion par sexe) cochent la case “sortie amoureuse” en leur présentant une planche de critères préétablis. Deux jeunes sur trois consacrent leur temps libre à conter fleurette ou à se faire conter fleurette… mais pour les filles, après les amis et le shopping, les sorties amoureuses sont les plus fréquentes à 60%. Tandis que chez ces jeunes hommes, on consacre plus de temps aux amis, au sport, à être dans la rue avec les amis, à prendre un café et enfin les “zamours” à 61%… classique aussi, n’est-il pas? Cela signifie que l’appartenance au groupe est la plus importante pour tout le monde. Et que les jeunes filles accordent plus d’importance aux histoires de coeur… Universel ou bien propre à la société marocaine? La question centrale!

    • Vous avez dit politique?

    Revenons aux amis. C’est-à-dire au repère de cette majorité de jeunes, garçons et filles ayant répondu “amis”, comme étant la chose la plus importante après les études et/ou le travail et la maison. Nous sommes loin de l’inclusion quand on voit des chiffres sans appel: ni politique, ni associatif, ni charité, ni art-culture. Seule une poignée de jeunes s’y intéresse (le taux de réponse est si faible qu’il ne peut pas être considéré comme statistiquement significatif).
    Pas beaucoup de mélomanes non plus parmi ces 776 jeunes. Ceux-ci font très peu de musique (18% des garçons et 5% des filles). Ni de grands dévoreurs de lieux de savoir: presque personne ne va à la bibliothèque (seuls trois jeunes affirment y aller). Et bien que cela n’est pas significatif, on préfère fumer des pétards à l’activité politique puisque 4 garçons ont répondu par l’affirmative pour la consommation de cannabis (en réponse spontanée) et seule une fille a affirmé adhérer à un parti politique! Et celle-ci a 16-17 ans.
    L’associatif intéresse très peu les jeunes interrogés: seulement 5% des garçons et des filles questionnés disent aller dans une association ou une maison de jeunes.
    Nous l’avons déjà senti, et écrit dans nos colonnes: les jeunes inventent leur propre Maroc en dehors des structures politiques, associatives et culturelles.

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    ?Lorsque vous êtes hors de la maison et en dehors de votre activité principale (travail ou études), que faites-vous?
    - Sortie amoureuse
    Garçons: 61%
    Filles: 60%

    - Fait du sport
    Garçons: 77%
    Filles: 31%

    - Va chez des amis:
    Garçons: 93%
    Filles: 90%

    - Fait du shopping
    Garçons: 43%
    Filles: 81%

    - Est dans la rue/sort avec des amis
    Garçons: 65%
    Filles: 55%

    Parmi ces activités, quelle est celle qui compte le plus pour vous?

    - Sortie amoureuse
    Garçons: 18%
    Filles: 23%

    - Fait du sport
    Garçons: 19%
    Filles: 4%

    - Va chez des amis
    Garçons: 25%
    Filles: 37%

    - Fait du shopping
    Garçons: 1%
    Filles: 13%

    ?Le plus important pour les jeunes quels qu’ils soient, c’est les copains. Pour les jeunes hommes, on préfère ensuite le sport puis conter fleurette. Les filles accordent plus d’importance aux «zamours» que les garçons.
    Et ce, quel que soit leur niveau de vie, des plus riches aux plus pauvres et qu’on vive en ville ou à la campagne.
    (Source: Enquête L’Economiste-Sunergia)



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    Fiche technique



    C’EST sans doute la première enquête de cette nature et de cette ampleur au Maroc.Elle a été conduite par Sunergia pour le compte de L’Economiste, à l’automne 2005, auprès des jeunes de 16 à 29 ans. 776 réponses significatives ont été retenues: 390 garçons et 386 filles. La répartition par âge est la suivante:
    16-17 ans: 123
    18-20 ans: 185
    21-24 ans: 227
    25-29 ans: 241
    Les tranches d’âge sont différentes: deux ans pour les moins de vingt ans, et cinq ans au-dessus de 20 ans. A cela une explication bien simple: avant vingt ans, les caractéristiques de la personnalité, des comportements, des goûts… sont encore versatiles. Au-delà de vingt ans, elles sont plus stables.
    506 jeunes vivent en milieu urbain et 270 sont dans le monde rural.
    La méthode statistique utilisée par le bureau d’études de marché Sunergia est celle des quotas. Il s’agit d’un échantillon représentatif de la jeunesse marocaine sur la base du recensement général de la population 2004, réalisé par le Haut-commissariat au Plan.
    Ont été respectés la répartition géographique, la catégorie socioprofessionnelle, le sexe, la zone d’habitation (rural-urbain) et l’âge.
    En fonction du niveau de vie, la répartition est la suivante: 97 (12%) appartiennent aux catégories A et B (les plus aisées); 419 jeunes aux couches moyennes (54%) et 260 (34%) aux moins favorisées. Compte tenu de son imprécision, cette division n’était pas retenue dans les quotas. Notons que la répartition trouvée dans l’échantillon surpondère un peu les couches défavorisées, le plus probablement au détriment des couches les plus aisées.

    Mouna KADIRI
    L'économiste
     

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