etude sur les jeunes marocaines

Discussion dans 'Scooooop' créé par peaceman3, 3 Mars 2006.

  1. peaceman3

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    Grande enquête de L’Economiste

    Qui sont les jeunes d’aujourd’hui et quel Maroc vont-ils produire?


    • Y aura-t-il un conflit des générations?

    • Pourquoi les jeunes dissimulent-ils?


    • Sont-ils armés contre les tentations démagogiques?

    Depuis 1994, plus de dix ans, il n’y a pas eu d’enquête de terrain sur les jeunes, ce qu’ils pensent, ce qu’ils font et comment ils le font.
    Le Haut-Commissariat au Plan a bien tiré des sondages réguliers sur la population un «Cahier» publié en 2005, fort intéressant mais dont le sujet n’était pas exactement le comportement. On attend aussi avec le plus grand intérêt la partie du Rapport du cinquantenaire qui sera consacrée aux valeurs. Il y aura une analyse concernant plus particulièrement les jeunes.

    • La loi du silence

    Mais jusqu’à maintenant, aucune grande enquête couvrant les villes et les campagnes, sur des tranches d’âge allant de 15 à 29 ans et sur des profils socioéconomiques variés, n’avait été conduite.
    Au cours de leur travail, enquêteurs et analystes ont observé un phénomène tout à fait inattendu: on aurait juré que beaucoup de jeunes profitaient de cette enquête pour s’adresser à leurs parents et du côté des parents, souvent, la rigueur statistique a dû modérer la curiosité des parents: ils voulaient savoir quand leurs enfants, ou ceux des autres, voulaient parler.
    Et pourtant, ils ne se parlent pas directement. Pudeur et respect? Hypocrisie et mensonges?
    Ce ne sont pas des questions anodines. Et ce ne sont pas non plus des questions qui ne concernent que l’ordre privé, la famille. C’est devenu des questions de société.
    S’il est vrai que les sociétés passent toutes par les mêmes stades, ce qui est loin d’être garanti, alors on pourrait en conclure que le Maroc est juste à la veille d’un conflit généralisé des générations. Les jeunes sont sur le point de prendre leur autonomie mais n’osent pas dépasser ouvertement les tabous sociaux. Ces tabous sont bien évidemment personnifiés par les parents, les voisins des parents, les amis des parents… Sur ce plan, les jeunes Marocains n’auront rien inventé.
    En revanche, là où il y a de vraies différences avec les sociétés plus riches (mais peut-être pas plus avancées?), c’est la force des liens financiers entre les générations. Il y en a dans les deux sens, très puissants, vitaux, devrait-on dire. Ces liens empêcheront-ils que le conflit des générations éclate? Ou, au contraire, seront-ils les victimes du conflit, engendrant alors de terribles et tout nouveaux problèmes sociaux, voire politiques? Ou bien encore, la société marocaine va-t-elle, comme elle sait si bien le faire, jouer sur tous les tableaux en même temps, pour le meilleur et pour le pire?

    • Trois questions fondamentales

    Cette investigation inédite dans les profondeurs de la société marocaine doit retenir toute notre attention.
    - D’abord, ces jeunes sont les classes les plus nombreuses. Que leur façon de voir et de faire plaise ou non aux aînés, ces classes montantes s’imposeront tant par la biologie que par le nombre.
    - Ensuite, ils dissimulent. Comme leurs parents l’ont fait avant eux? Pas tout à fait. Pour les jeunes, il n’y a plus de frontières, sauf les murs toujours infranchissables des classes sociales. Dans l’ensemble de ce qu’ils dissimulent, qu’est-ce qui sera retenu pour construire un système de valeurs, puisqu’ils aspirent de moins en moins à ressembler aux adultes?
    - Enfin, s’ils n’ont pas de frontières, sont-ils philosophiquement et politiquement équipés pour faire face aux tentations totalitaires, aux séductions démagogiques? Ce n’est pas sûr: ils sont nés pendant les années de plomb. Ils ont été élevés par des parents qui ne faisaient guère de politique, et bien peu de philosophie, mais qui mettaient et mettent toute leur énergie à rechercher pour leurs enfants une situation matérielle meilleure. C’est normal qu’ils cherchent dans la spiritualité et la religion, les références morales qui leur ont manquées, mais dans ce domaine, il y a des pièges et des faux-semblants. Sauront-ils les éviter?
    L’Economiste publie donc à partir d’aujourd’hui les premiers résultats de cette grande enquête. Les détails seront repris, dans une publication spéciale, à sortir courant février.

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    Fiche technique



    C’est sans doute la première enquête de cette nature et de cette ampleur au Maroc.
    Elle a été conduite par Sunergia pour le compte de L’Economiste, à l’automne 2005, auprès des jeunes de 16 à 29 ans. 776 réponses significatives ont été retenues: 390 garçons et 386 filles. La répartition par âge est la suivante:
    16-17 ans: 123
    18-20 ans: 185
    21-24 ans: 227
    25-29 ans: 241
    Les tranches d’âge sont différentes: deux ans pour les moins de vingt ans, et cinq ans au-dessus de 20 ans. A cela une explication bien simple: avant vingt ans, les caractéristiques de la personnalité, des comportements, des goûts… sont encore versatiles. Au-delà de vingt ans, elles sont plus stables.
    506 jeunes vivent en milieu urbain et 270 sont dans le monde rural.
    La méthode statistique utilisée par le bureau d’études de marché Sunergia est celle des quotas. Il s’agit d’un échantillon représentatif de la jeunesse marocaine sur la base du recensement général de la population 2004, réalisé par le Haut-commissariat au Plan.
    Ont été respectés la répartition géographique, la catégorie socioprofessionnelle, le sexe, la zone d’habitation (rural-urbain) et l’âge.
    En fonction du niveau de vie, la répartition est la suivante: 97 (12%) appartiennent aux catégories A et B (les plus aisées); 419 jeunes aux couches moyennes (54%) et 260 (34%) aux moins favorisées. Compte tenu de son imprécision, cette division n’était pas retenue dans les quotas. Notons que la répartition trouvée dans l’échantillon surpondère un peu les couches défavorisées, le plus probablement au détriment des couches les plus aisées.

    Nadia SALAH

    L'économiste

    Dans l'attente de la suite je vous souhaite bonne lecture. [06c]
     
  2. Le_Dictateur

    Le_Dictateur Visiteur

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    Re : etude sur les jeunes marocaines

    Allah irdi 3lik kent kan9alab 3la hadchi... aji bosse 3amo aji :D
     
  3. peaceman3

    peaceman3 Visiteur

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    Re : etude sur les jeunes marocaines

    je vais publier la suite inchallah aprés la je suis pris il y a encore 10 documents ok.
     
  4. Le_Dictateur

    Le_Dictateur Visiteur

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    Re : Re : etude sur les jeunes marocaines

    L3azzzz [:Z]
     
  5. wblade

    wblade li liha liha

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    Re : etude sur les jeunes marocaines

    j ai vraiment hate de decouvrir le reste de ce sujet tres important meme si on se doute tous de ce que pourrait donner cette etude ...
    mais bon esperant que cette action sera la premiere parmis bcp d autres afin de redresser la jeunesse marocaine dans le droit chemin et mieux comprendre ses attentes
     
  6. peaceman3

    peaceman3 Visiteur

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    Enquête L’Economiste-Sunergia

    Sexe: Les filles se cachent, les garçons se vantent

    • 67% des garçons disent avoir eu des expériences sexuelles

    • 66% des filles affirment le contraire

    • Ces proportions sont stables, selon la résidence ou la richesse

    COMMENT font ces jeunes? Les rares jeunes filles ayant eu des expériences sexuelles doivent être bien sollicitées! Selon l’enquête L’Economiste-Sunergia, la grande majorité des garçons en ont eu (67%), alors que la grande majorité des filles n’en ont pas encore eu (66%)… Effet collatéral de la loi de Pareto? Une enquête menée en 1994 montrait le même phénomène.
    Ces déclarations des jeunes interrogés par l’enquête de L’Economiste-Sunergia, laissent perplexe, sauf si on considère que les filles se cachent quand les garçons se vantent!
    En fait, un gros tiers des garçons dit avoir eu sa première relation sexuelle avec sa copine, un autre gros tiers dit avoir tenté l’aventure avec une prostituée. Cela se rejoint avec les réponses des filles, beaucoup moins enclines apparemment à la chose… Toutefois, une fille sur quatre (24%) déclare avoir sauté le premier pas avec son copain.

    • Hypocrisie ambiante et comportements à risque

    Et ces histoires sont les mêmes que l’on soit riche ou pas…
    Mais un fait alarmant ressort concernant l’utilisation des moyens de contraception… La majorité des garçons «expérimentés» affirme en utiliser, contre seulement 36% de filles. C’est-à-dire que plus de la moitié de ces «jeunes filles en fleur» ayant des expériences sexuelles n’utilisent aucun moyen de contraception.
    Cela signifie qu’elles se fient à leur partenaire… attention, danger! D’autant que quasi-personne parmi ces jeunes ne cite comme obstacle à une relation amoureuse, le risque de contracter une MST ou de tomber involontairement enceinte.
    Est-ce que l’hypocrisie ambiante n’entraîne pas nos jeunes à avoir des comportements à risque, pour eux comme pour la société?
    Plus on est jeune, plus on est tête en l’air: près d’un jeune sur trois, de 16 à 17 ans, a des relations sexuelles. Mais la majorité dit ne pas utiliser de moyens de contraception (61%)… Il y a un travail de sensibilisation à faire auprès de cette tranche d’âge.
    Les usagers de moyens de contraception invoquent le fait de ne pas attraper de maladie (pour les garçons majoritairement) et éviter d’avoir une grossesse (pour les filles en majorité).
    Parmi ces usagers, seul un partenaire homme sur trois se soucie d’éviter une grossesse. Et une femme sur trois seulement se soucie de ne pas attraper de maladie en ayant des rapports sexuels.

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    Le cancer, une MST!



    NOUS avons demandé à ces jeunes de citer spontanément toutes les maladies sexuellement transmissibles qu’ils connaissent, ne serait-ce que de nom… Les réponses réservent bien des surprises.
    Le cancer, par exemple, a été cité spontanément par 8% de l’échantillon (même proportion pour les filles et les garçons), c’est-à-dire 65 personnes… même si le taux reste inférieur à l’intervalle de confiance, que plus d’une soixantaine de personnes soient convaincues que le cancer est une MST.
    Le sida, la syphilis et la gonococcie sont les trois maladies les plus connues. La majorité cite le sida, un tiers la syphilis et un quart la gonococcie.
    D’autres citent autant l’hépatite B et C, alors que c’est la B qui est sexuellement transmissible. Le prurit, les champignons, les inflammations de testicules, la galle, l’herpès, le kyste hydatique, les boutons, l’inflammation du vagin ont été cités par une petite poignée de ces jeunes.



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    A la campagne…



    SI le sida est majoritairement connu par tout le monde quelle que soit la zone d’habitation, le point commun s’arrête là.
    Les jeunes interrogés et vivant à la campagne connaissent beaucoup moins que leurs congénères citadins, puisque seulement 16% d’entre eux citent la syphilis contre 38% en ville.
    Pour la gonococcie, 19% de ces jeunes ruraux en parlent contre 28% en ville. Là, la différence est significative. La hchouma est-elle plus présente en campagne? La sensibilisation en tout cas y fait beaucoup plus défaut qu’en ville.

    M. Kd.
    L'économiste

    Bonne lecture dans l'attente du prochain article [06c]
     
  7. wblade

    wblade li liha liha

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    Re : etude sur les jeunes marocaines

    c propos sont tres allarment et je savias pas que le cancer est un MST
    je voudrais toutefois savoir si tout les genres de cancers sont sexuellement transmissibles????
     
  8. peaceman3

    peaceman3 Visiteur

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    Re : etude sur les jeunes marocaines

    ecoute chere Mr ça je le sais pas tu dois consulter qlq dans le domaine médicale par contre moi je publie des articles qui essaient de cerner l'ensemble des parmatérs principaux dans la vie de la jeunnesse marocaine
     

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