F1 - GP du Brésil : Button : "Je le mérite"

Discussion dans 'Motosport' créé par simo160, 19 Octobre 2009.

  1. simo160

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    Le néo-champion du monde Jenson Button (Brawn) a admis dimanche avoir souffert des commentaires mettant en cause la valeur de son engagement. "L'équipe m'a entouré, ce qui m'a beaucoup aidé", a-t-il avoué après le Grand Prix du Brésil.

    Comment vous sentez-vous maintenant que vous êtes champion ?

    Jenson Button : Après une telle course, où j'ai roulé à fond, je suis plus que soulagé. Je me sens extatique. J'ai commencé à repenser à beaucoup de choses, bonnes et mauvaises, à la fin de la course, pas seulement de cette année, mais aussi des précédentes. Les derniers Grands Prix ont été plutôt stressants pour moi. Quel que soit notre rythme, je rencontrais des problèmes en qualifications qui gâchaient ma course. Mentalement, cela fait du mal, pas seulement parce que je ne tirais pas le meilleur de la voiture, mais aussi parce que je lis beaucoup de journaux, de magazines. Il y avait des commentaires négatifs. C'était dur. J'ai peut-être agi comme si cela ne m'importait pas. Mais en fait, je ne voulais pas admettre mes faiblesses, montrer que cela me blessait. L'équipe m'a entouré, ce qui m'a beaucoup aidé. Aujourd'hui, je n'ai peut-être pas gagné la course, mais je me sens comme si c'était le cas. J'ai fait du mieux possible après ce qui s'est produit samedi (en qualifications, il avait terminé 14e).

    Mais au final, l'issus est positive...

    J.B. : Je suis heureux d'être champion cette saison. Je pense personnellement que je le mérite. J'ai été le meilleur sur seize courses et c'est comme ça que ça fonctionne. Je suis champion du monde (il rit). Oui, je pense que je vais continuer à le dire toute la nuit. Cette course est la meilleure de ma vie, à cause des émotions, parce qu'il fallait que je fasse de mon mieux pour que cela se produise.

    Quelle stratégie aviez-vous décidé de suivre après vos mauvaises qualifications ?

    J.B. : Je ne savais pas ce que Rubens [Barrichello] pouvait faire. Mais je savais que je pouvais finir 5e ou 6e, d'après nos calculs. Et c'est ce qui s'est produit. Après la Q2, je me suis assis dans ma chambre et j'ai commencé à penser au pire. Le fait que mon coéquipier soit en pole était très bien pour lui. Mais pour moi, c'était le pire qui pouvait se produire. J'étais mal. Après, j'ai bu quelques verres et j'étais prêt pour aujourd'hui. Je suis allé au lit hier soir très heureux. J'étais optimiste ce matin.

    Quels sont les plus mauvais souvenirs de votre carrière ?

    J.B. : Ma deuxième année en F1 a été la plus dure. Ma première année chez Williams avait été très appréciable, avec de bons résultats, mais je ne m'occupais pas des réglages. En gros, j'étais simplement trop jeune pour courir. La deuxième et la troisième année de ma carrière ont été très difficiles. C'est là que je me suis rendu compte qu'il ne s'agissait pas seulement de vitesse, mais qu'il y avait d'autres facteurs à considérer. Je ne savais pas où j'allais. Ensuite, j'imagine que l'autre pire moment a été l'an passé. Nous n'arrivions pas à rendre la voiture performante. Puis l'hiver est arrivé. Je ne savais pas si j'allais pouvoir courir en F1 cette année. J'avais bien quelques options. Mais je pensais vraiment prendre une année sabbatique, au risque d'être oublié. Au final, tout s'est bien passé. C'est la fin du conte de fées.


    On vous a décrit comme un fêtard, un jouisseur. Ce titre est votre réponse ?

    J.B. : J'ai gagné le championnat en ayant assez de points avant la dernière course. Je sais que ça a pris plus de temps que ce que certains pensaient. Mais c'est la F1. Il y a beaucoup de très bons pilotes sur la grille. C'est pourquoi il est tellement difficile de gagner dans ce sport. Pour le reste, je vais profiter de ce moment d'une manière que vous ne pouvez même pas imaginer. On peut faire cela quand on gagne, n'est-ce pas ? Il y a toujours des gens qui sont négatifs. Je comprends qu'il est excitant de parler du fait que je perdais mon avantage cette saison, que je n'allais pas être champion. Mais cela n'importe plus. Car je suis champion du monde. Et cela, vous ne me l'enleverez pas.


    Eurosport
     

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