Fassi Fihri: pas de réserves sur la nomination d'un nouvel envoyé de l'ONU pour le Sa

Discussion dans 'Info du bled' créé par Info du bled, 5 Novembre 2008.

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    Le Caire - Le Maroc n'a pas de réserves à émettre sur la nomination d'un nouvel envoyé personnel du secrétaire général de l'ONU pour le Sahara, à condition que le processus de négociations ne retourne à la case départ, a affirmé le ministre des Affaires étrangères et de la coopération, Taib Fassi Fihri. [​IMG]
    Le Maroc mène des consultations quotidiennes avec le secrétariat général de l'ONU au sujet de la reprise des négociations, a assuré le ministre dans une interview publiée mardi par le quotidien londonien "Al Hayat", en soulignant que dans ces consultations, le Maroc voudrait connaître si le nouvel envoyé va effectuer une visite dans la région, avant l'entame du 5eme round, à quel niveau devraient se tenir les nouvelles négociations et quel sera l'agenda de ce nouveau round. Il importe également pour le Maroc de savoir comment effectivement on va pouvoir mettre en £uvre la dernière résolution du conseil de sécurité, qui avait mis l'accent sur le consensus et le réalisme et les efforts crédibles déployés par le Maroc.

    A ce propos, Fassi Fihri a précisé que le Maroc ne pose pas de conditions mais cherche à clarifier l'horizon pour que des progrès puissent être réalisés dans les négociations et que des questions de fond puissent être abordées, comme stipulé dans la dernière résolution.

    Tout en exprimant la disposition du Maroc à débattre du contenu de l'initiative d'autonomie et à y introduire des amendements, il a fait remarquer que contrairement aux allégations du polisario, la proposition marocaine est une proposition sérieuse, soulignant que le statut d'autonomie est "une forme d'autodétermination dans son concept moderne".

    Pour sortir de l'impasse dans laquelle s'est enlisé ce conflit depuis 2004, le Maroc a, à la demande de la communauté internationale, présenté le projet d'autonomie de la région du Sahara, dans le cadre de la souveraineté nationale, a-t-il dit, rappelant les appels de la communauté internationale en faveur d'une solution politique, devant privilégier le compromis et s'éloigner des options antérieures qui avaient figuré dans les plans de règlement de 1991, après que la mise en £uvre du référendum se soit avérée, au fil du temps, impossible à réaliser pour des raisons objectives.

    Grâce à la dynamique enclenchée par l'initiative d'autonomie qui a été lancée en mars 2005 à l'occasion de la visite royale à Laâyoune et présentée à l'ONU en avril 2007 après de larges consultations nationales, le processus de négociations a été enclenché à la demande du Conseil de sécurité et le Maroc avait présenté sa proposition d'autonomie comme une troisième voie pour régler ce problème, a-t-il encore dit.

    En janvier 2008, a poursuivi le ministre, le Maroc a informé l'ex-envoyé personnel, Peter Van Walsum, qu'il lui est difficile de demeurer engagé dans les négociations sans que des progrès soient réalisés. Van Walsum avait alors expliqué que si le Conseil de sécurité venait à lui clarifier, lors de sa réunion d'avril de la même année, davantage la feuille de route, à l'égard de la proposition marocaine, il assumerait sa responsabilité entière et exprimerait sa position.

    Dans une telle situation, avait-il ajouté, je conduirais à Manhasset les négociations dans le sens claire et unique, en l'occurrence le règlement définitif à travers l'autonomie. C'est à ce moment là, a ajouté le ministre, que le Maroc a accepté le principe de participer à un quatrième round en mars 2008 et, au cours du mois suivant, Peter Van Walsum a affirmé devant le Conseil de sécurité que l'indépendance n'est pas une option réaliste. L'Algérie et le polisario se sont alors mis en colère, proférant des menaces et avaient réclamé la démission de l'envoyé personnel du SG de l'ONU.

    Fassi Fihri a noté que cela a coïncidé avec l'expiration en août de cette année du mandat du diplomate néerlandais. Dans la perspective de la convocation d'un cinquième round, le ministre a résumé la situation en trois points. Tout d'abord, la dernière résolution du Conseil de sécurité a été plus claire concernant la proposition marocaine, en appelant les parties à s'engager dans les pourparlers avec un esprit de compromis et de réalisme, ce qui est positif pour le Maroc, dans la mesure où tout compromis n'est possible qu'entre deux options opposées, alors que le réalisme signifie que l'indépendance est impossible pour de multiples raisons.

    Ensuite, a-t-il poursuivi, il y a la désignation d'un nouvel envoyé personnel du secrétaire général de l'ONU pour le Sahara, tandis que le troisième point porte sur le fait de savoir dans quelles conditions il va travailler, pour quel objectif et comment lui faciliter la tâche, pour éviter un retour à la case départ.





    Source : emarrakech.info
     

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