Faut-il avoir peur du crédit

Discussion dans 'Info du bled' créé par Casawia, 19 Juillet 2006.

  1. Casawia

    Casawia A & S Forever

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    En neuf mois, 7 000 crédits ont été octroyés, correspondant à 810 MDH.
    Pour la première fois, les banques prêtent à des personnes sans aucune garantie de revenu.
    Et si le taux de casse était important ? Arguments et contre-arguments


    Ruée sur le Fogarim ! En neuf mois, près de 7 000 dossiers de crédit estampillés ont été agréés par les banques et validés par la Caisse centrale de garantie (CCG). Un véritable succès que même le département de l'Habitat, initiateur de l'opération, ne pouvait prévoir, les débuts hasardeux et quelque peu poussifs du produit, lancé à fin 2003, l'ayant incité à revoir la formule initiale. On est loin aujourd'hui de ces tatônnements. Mardi 11 juillet, la CCG qui tenait son conseil d'administration annonçait que 810 MDH de crédit immobilier avaient été distribués par les banques sous l'étiquette Fogarim.

    Fogarim ? sous ce vocable désignant tout simplement un fonds de garantie pour crédits immobiliers destinés aux personnes à revenus irréguliers, c'est en fait une véritable révolution qui s'annonce. En effet, le potentiel des ménages éligibles à la mesure avoisine les 800 000. Il est constitué par les personnes habitant dans des conditions insalubres (bidonvilles, habitat menaçant ruine…), et dont la majeure partie soit travaille dans l'informel soit ne peut présenter les justifications d'un revenu. Et c'est cette population, jusque-là boudée par le secteur bancaire, qui se voit offrir les moyens d'acquérir un logement à crédit.

    On ne s'étonnera donc pas de l'enthousiasme de Taoufik Hejira, ministre de l'Habitat, qui déclare que «le Fogarim va révolutionner le logement. Nous sommes en train de construire une nouvelle logique». Une logique axée en fait sur un point essentiel : les banques accordent un crédit ne dépassant pas 200 000 DH, pour l'achat d'un logement principal de type social, et la CCG garantit 70% du prêt. Sachant que la durée moyenne du crédit est de 15 ans est que, in fine, la banque encaisse en intérêt 50% du principal, même en cas de casse, la banque est assurée de rentrer dans ses frais. Sans compter qu'elle dispose d'une hypothèque en premier rang sur le bien financé. Dans ces conditions, il ne faut pas s’étonner que toutes les banques se soient mises au Fogarim.

    Au 11 juillet, pratiquement toutes les banques commerciales avaient signé dans ce sens une convention avec la CCG, la dernière en date étant l'Arab Bank, il y a trois semaines. Certes, le CIH est loin devant, avec 53% des dossiers financés. Il est suivi par la Banque populaire (23%), la BMCE (14%) et Attijariwafa bank, à travers Wafa immobilier (9%), mais il y fort à parier que les autres banques ne tarderont pas à rattraper leur retard. Le crédit agricole et la SGMB ont déjà à leur actif quelques dizaines de dossiers soumis. Le Crédit du Maroc, la BMCI et l'Arab Bank affûtent leur offre. Il faut dire que le marché est juteux. En distribuant du crédit Fogarim, les banques escomptent également bancariser une large partie de la population qui leur échappait jusque-là, lever des ressources gratuites et tenter de placer d'autres produits.

    Aucun dossier en contentieux à ce jour

    Alors, la panacée ? Posons la question autrement : si l'Etat n'avait pas garanti le prêt à plus des deux tiers, les banques se seraient-elles ruées sur le produit ? La réponse, fournie par les banquiers eux-mêmes, est évidemment non. En d'autres termes, le risque lié à la distribution du produit est suffisamment élevé pour les dissuader d'engager la bataille toutes seules. En effet, c’est une véritable brèche qui a été ouverte dans le système bancaire : celle de donner des crédits à des personnes dont rien ne garantit la solvabilité, puisque, pour tout justificatif, l'emprunteur n'est tenu de fournir qu'une simple déclaration sur l'honneur attestant de son revenu moyen et de la nature de son activité. Il y a donc un risque de casse élevé dont la CCG, l'Etat, et donc le contribuable pourraient supporter les frais.
    Un argument que l'on réfute du côté de la CCG. Pour Abdelaziz Bounekhla, directeur des fonds sociaux auprès de la Caisse, «sur les 7 000 dossiers financés à ce jour, aucune défaillance n'a encore été enregistrée». Or, dans le crédit logement, qui dure généralement plus de dix ans, estimer un taux de casse après un an relève de l'absurde. A plus forte raison quand on sait qu'il reste plusieurs centaines de milliers de ménages à financer.

    Autre argument, avancé, celui de l'hypothèque prise, garantie classique pour un crédit logement. «Avant même de parler de la réalisation de l'hypothèque, c'est la menace même de cette réalisation qui est dissuasive», estime Saïd Lefouili, DGA en charge du pôle engagements et affaires juridiques à la BCP. Mais l'hypothèque est-elle un élément de sécurisation ? S'agissant de couches démunies, donc avant tout d'une problématique sociale, on imagine mal les banques s'engager dans une procédure qui priverait des démunis de leur toit alors que l'Etat est engagé dans une politique de logement social. Il suffit pour cela de se référer au cas des dettes accumulées par les jeunes promoteurs sans qu'une solution viable n'ait été trouvée à ce jour, ou encore celui des paysans en faveur desquels le Crédit agricole a passé l'éponge plus d'une fois. Comme dans ce dernier cas, on pourra invoquer le fait que des personnes se soient trouvées du jour au lendemain insolvables car privées de revenus, sans pourtant être de mauvaise foi.

    Le contrôle de véracité, pierre angulaire du système

    D'où la question essentielle: comment éviter de tomber dans les travers du système, sachant que le produit en lui-même est viable ? La réponse se trouve auprès des banques, et plus précisément dans le contrôle de la véracité des informations fournies par les candidats au crédit. Les agents du réseau, principaux récipiendaires des demandes, ont-il la capacité de vérifier qu'une personne se déclarant marchand ambulant l'est réellement ? Ont-ils les connaissances nécessaires pour estimer au plus près le revenu déclaré par un couturier ou un ferblantier ? Sortent-ils sur le terrain pour chaque dossier, alors qu'il y en a des milliers ? A ces questions, chaque banque apporte ses réponses. Au CIH aussi bien qu'à Wafa immobilier, on a développé des questionnaires permettant de cerner le profil client. Ainsi, par exemple, pour un peintre, le test de passage comprend des questions pointues telles le coût d'un seau de 30 kilos, l'usage d'un enduit… qui permettent de déceler rapidement les usurpateurs, sans compter, assure-t-on, les visites à l'improviste. A la Banque populaire, on invoque l'expérience des agents et leur capacité, le métier aidant, à séparer le bon grain de l'ivraie.

    Mais ce n'est pas tout. Hormis la procédure initiale de contrôle, liée à l'instruction du dossier, les banques sont tenues d'être réactives durant la durée de vie du crédit, afin de pouvoir faire jouer la garantie de l'Etat en cas de besoin. Ainsi, à la troisième échéance impayée, elles ont l'obligation de mettre en demeure, par écrit et contre accusé de réception. A la neuvième échéance impayée - successive - il faut déclasser le dossier, provisionner le crédit et en aviser la CCG tout en lui transmettant l'ensemble du dossier. Amine Nejjar, DG adjoint au CIH, va plus loin. Il estime qu'«en vue de parer à toute mauvaise surprise, il faut prendre le temps d'étudier les dossiers et surtout d'agir dès les premiers impayés. C'est la clé du succès».

    Avec tout cela, y a-t-il de quoi être confiant ? Aussi bien du côté de la CCG que des banques, l’optimisme est de mise, quoique personne ne peut affirmer avec certitude que le risque est inférieur ou du moins égal à celui des crédits logement classiques distribués jusque-là. Le ministre de tutelle, lui, tout en restant «très confiant», estime que de toutes les manières, «il ne s’agit pas de science exacte. Le dispositif n’est pas figé et si d’aventure les choses dérapent, les ajustement nécessaires seront apportés».

    Au fond, ce que tous disent, sans le crier haut et fort, ce qui sous-tend la logique même du succès escompté du Fogarim, tient à un facteur culturel inhérent aux Marocains : l’importance d’être propriétaire de son logement, un sentiment très prégnant dans les couches sociales modestes qui, affirme-t-on à longueur de temps, «préfèrent se priver d’un repas, mal manger, mal se vêtir, plutôt que de ne pas payer la traite de leur logement». Amen !


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    propose par kochlock
     
  2. laliman

    laliman Visiteur

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    Re : Faut-il avoir peur du crédit

    salamou 3alaikoum
    merci de bien traiter ce sujet, mais je croix qu'on a vraiment oublier de poser une petite question: est ce que c'est Halal ou Haram? tous le monde sait bien que les credit banquaire finnissent par un pourcentage bien definie d'interes, le probleme a mon avie c'est qu'on evite de parler de ce genre de choses alors que ca fait une partie de notre vie. les gens au maroc essayent de devenire cevillisee " european" mais esc ce que c'est ca le sens de vie, on a notre religion notre propre loi pourqoui essayer toujours d'adapter le mode etranger?
    le sujet est tres long pour le discuter on un peu de ligne mais je crois qu'il vaux mieu etre fier d'etre marocain MUSULMAN et surtout appliquer notre religion
    merci
     
  3. sidi_hmed1

    sidi_hmed1 Visiteur

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    Re : Faut-il avoir peur du crédit

    mr lalilmane, vous aez tout a fait raison concernant votre question mais voila ce que je pence ana. ok la banque le pres avec interet vous dites qu il est hram? yak sachant queje vous donne un pres de 20 milion de centimes sur une periode de 15 ans et sachant que leniveau de vie augmente et que le prix su petrole en hause chaque jour et que je fait sortir de l argent et je te le donne alors qu avec cet argent je peut investir dans un magasin de zeri3a et rembourser et aussi avoir le benefite. je crois que moi autant que banque je dois gagner sinon y auras plus besoin de moi et y auras pas raison que je prete de l argent. y a aussi un proverbe qui dit < a daroura toubihou al mahdoura> la banque ne t oblige pas a prendre de largent de chez elle. tu as le chois tu fais ton chois toi meme alors donne moi un petit peut pour que je survis ana jete depane et toi tu me rembourse de maniere qui t arrange en meme temps moi je garde mon argent et je fait un petit peut de benefit et si en veut voir lehram men lehlal je crois qu il ya plein de trucs sur quoi en doit parler khouya c etais juste mon opinion moi de toute maniere c ets comme ca que je vois les choses il se peut que je sois en erreur mais je pense que li kouli 3amiline ajrouh la banque te prete de l argent, te donne des garantie elle doit etre payer pour yallah a khouya reponds moi et dit moi ce que tu pense allah al mou3ine w allah y saweb
    la ilaha ila allah mouhamed rassoul allah
    que dieu protege le maroc
     
  4. chabagrou

    chabagrou Visiteur

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    Re : Faut-il avoir peur du crédit

    la question qu'il faut se poser c pourquoi les interet son hram ? et pas juste s'arreter au hram et halal .

    le but d'interdir les interêt dans l'islam , et que cela evite beacoup de probleme a la société.

    vous parliez d'inflation (augmentation des prix) , c justement parceque le systeme economique actuel est totalement basé sur les interet. La création de la monnais ( argent - somme des credits bancaies ..) émane totalement de l'existance des interet. Les interet c'est le prix que tu pays a celui qui a fait un dépot dans la baqnue X ou dans les banques ...en passant par la banque, donc si les banques ne jouaient pas le rôle d'intermédiare y aurait pas d"interet et leur intervension ne servirait a rien, ce qui baisserait a 0 le cout des credit ( si on applique la loi islamique sur ce point). quand tu regardes un peu le modele economique actuel, c a dire le capitalisme mondialisé, lles objectifs c quoi = croissance ( produire plus) inflation limiter ( a 2.5 % généralement ) aucun partage des richesses ...alors que dans l'islam le model est complétement different = partages des richess, gaspillage interdit, pas de coût sur l'argent ...donc le fait de comparer la loi musulman au model economique actual n"est pas vraiment vrai . . . . le sujet et long et fastudieu .. mais le plus important c que soit on est musulman soit on ne l'est pas ; y a pas entre les deux et changer la loi a chaque fois que ton esprit te le dit . . . .

    salam
     
  5. ziko30

    ziko30 Citoyen

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    Reÿ: Faut-il avoir peur du cr‚dit

    w‚ bien sur kil faut avoir peur du credit pour bcp de choses soit islamiques ou nn
     
  6. chabagrou

    chabagrou Visiteur

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    Re : Faut-il avoir peur du crédit

    la chose a savoir c qu'il y a un system bancaire ismaique ; on peut faire des credit a la consomation sans tte fois passer par l'interet , une autre forme d'interet mais halal cette fois

    pour ne trouve t on pas ce genre de produit au Maroc ? c juste une question de volonté politique et de favoriser un system plus qu'un autre '( islam )
     
  7. adilol

    adilol Visiteur

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    Re : Faut-il avoir peur du crédit

    SALAM

    vraiment je ss interesse a disctuter ce sujet sur les differents angles.
    alors au niveau de la loi islamique interdisant les interets,pour moi etant un noueau fun de l economie,j en suis sur que y a un truc a detailler sur la raison de tahrim riba et interet car c pas au hasard donc c a nous les economistes de chercher ieeaajaz economique de notre religien et j en suis sur que c pour le bien de notre economie,
    donnant exemple,je pense que un pays de l amerique latine si je me trompe pas l argentine ou bien mexique a trouve comme solution pour faire face a la crise economique et l inflation,a permis au banque de donner plus de pret et par la suite le peuple avec son pouvoir d achat bas n etait pas capable de rembourser la dette et par la suite s agrave la situation economique a cause de l effet multiplicateur.
    donc,je pense que le fait de prendre cette decision par la banque centrale du maroc et les autres banques risque bien sur de creer une crise economique et surtt monetaire inattendue.
    et aussi il faut pas oublier de calculer le flux monetaire sur tout le systeme,car fogarem qui donne le droit de pretter a tt le monde n a pas calcule le risque de la non remboursement et ces effets sur le plan economique et aussi social en appauvrissant la population par la dette sans prendre en compte les revenus.

    donc,wallaho aalam,le maroc prend un risque majeur a ce sens la mais il faut jamais oublier que deriere une decision economique,y a une decision prealable politique,dont le maroc a fait pour calmer l inflation et augmenter le niveau de vie de la population sur le plan des habitats. ;-)

    alors,lahh yahfad had blad dialna,vraiment y a des gens qui joue avec l economie marocaine sans conscience et sans aucun analyse de la situation et les effets prevus.

    il faut voir les experiences des autres pays surtt a l echelle des pays en voie de devellopement qui ont chutte en bas de devellopement a cause d une telle decision politique et non economique.
    hamdlah bladna aamra des analystes economiques mais personne mabra yassmaa lihom o barkine ybee detail fi rass darb....

    lah yahfad bladna o yssaddadd khota had peuple.
     
  8. kochlok03

    kochlok03 Visiteur

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    Re : Faut-il avoir peur du crédit

    je vai noté une chose ici : la contre verse du taux d'interet comme 7rame ou 7alal  peut etre "repossé" pr plusierus raison et ca va prendre une trop de temp...
    mais pr l'idée ici de faire profité au max d'un logement et le resultat est là ...just faire augure de comprehesion non voir les regles non clarifier...
     

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