Faut-il juger Driss Basri ?

Discussion dans 'Info du bled' créé par freil, 16 Décembre 2005.

  1. freil

    freil Libre Penseur

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    220 tombes anonymes ont été découvertes à Casablanca et à Fès. Il s’agit des victimes des événements de 1981 et 1990 qui ont été clandestinement enterrées sur instruction du ministère de l’Intérieur de l’époque.

    Le Maroc s’apprête à tourner la page des exactions du passé. Avec la remise par l’Instance Equité et Réconciliation (IER) de son rapport final à Sa Majesté le Roi Mohammed VI, cette commission dirigée par Driss Benzekri peut être fière du travail qu’elle a accompli. Les auditions publiques, les témoignages des victimes ou de responsables repentis, la déclassification de documents officiels ayant trait aux différents dossiers de violations des droits de l’Homme ont permis à l’IER de reconstituer une partie de l’histoire du Royaume. Ce travail de recherche et de prospection dans la mémoire marocaine des violations des droits de l’Homme commises durant la période dite des "années de plomb" a aussi permis à l’équipe de Driss Benzekri de proposer une série de recommandations ayant pour finalité à la fois de tirer les leçons du passé pour que cela ne se répète plus et d’indemniser les victimes ou leurs ayants droit tout en mettant la lumière sur le sort des disparus.
    Si ces deux objectifs sont atteints, le Maroc aura tourné définitivement la page des violations du passé et pour ainsi se prévaloir d’avoir été le premier pays arabe à affronter avec audace, courage et surtout avec sagesse les étapes noires de son histoire récente.
    Mais, pour ce faire, il devra aussi prendre l’une des décisions les plus importantes de l’étape que nous vivons actuellement. Il faudra choisir entre deux options : pardonner et oublier ou accuser et sanctionner avant d’oublier. Certes, jusqu’à il y a quelques semaines, la tendance prédominante était celle de la première option. L’indulgence faisant partie de la culture marocaine et des principes de l’Islam, il était normal que les Marocains soient plus enclins à pardonner et à oublier qu’à se venger de ceux qui ont été derrière les abus et les violations du passé. Mais, aujourd’hui, de nouvelles données sont venues s’ajouter au dossier desdites violations. À la veille de la présentation du rapport de l’IER, des révélations inédites sur deux événements tragiques qu’a connus le Maroc sont intervenues provoquant une remise en cause du consensus qui s’était presque dégagé sur la nécessité d’oublier et de pardonner. Il s’agit de la découverte grâce à des témoignages révélateurs de 220 tombes anonymes où ont été enterrés les corps de personnes ayant été tuées dans les émeutes de Casablanca, le 20 juin 1981, et de Fès, le 14 décembre 1990.
    A Casablanca, c’est un passionné de football, selon des sources proches du dossier, qui aurait indiqué aux responsables de l’IER, l’endroit où quelque 77 corps ont été enterrés. Il s’agit d’un endroit que les jeunes casablancais utilisaient à l’époque comme un terrain de foot. Aujourd’hui, il fait partie de la caserne des sapeurs-pompiers de la capitale économique puisqu’il y a été annexé sur décision des autorités locales à l’époque pour éviter la découverte des tombes secrètes. L’homme qui a révélé le secret, affirme que des policiers lui avaient signifié l’interdiction lui et ses coéquipiers de l’équipe de foot de l’accès au terrain. Quelques jours après, raconte-t-il, le terrain a été entouré d’un mur et annexé à la caserne des sapeurs-pompiers. L’exhumation des corps sous le contrôle du parquet de Casablanca conformément à la loi a révélé qu’il s’agit plutôt de 81 corps. Des prélèvements d’ADN ont été effectués sur les corps afin de permettre leur identification par la suite en les comparant à ceux des familles des disparus. Rajoutés aux 33 corps précédemment découverts, le nombre des tombes anonymes des émeutes de 1981 est désormais fixé à 114. Un chiffre qui coïncide avec celui obtenu des registres des hôpitaux publics à l’époque.
    La même procédure de prélèvement d’ADN a été adoptée face à la découverte de 106 tombes anonymes à Fès. Une découverte qui a été rendue possible grâce au témoignage d’un ex-auxiliaire d’autorité qui a indiqué aux membres de l’IER l’endroit où, sur instructions des pouvoirs publics, les victimes ayant péri dans les émeutes du 14 décembre 1990 ont été enterrées dans la clandestinité.
    C’est donc sur ordre des autorités publiques que les deux opérations d’enterrement ont été effectuées. Et qui dit "autorités publiques", dit ministère de l’Intérieur.
    À Casablanca, c’est dans un terrain jouxtant la caserne des pompiers que le cimetière de la honte a été installé. Et c’est en annexant ce terrain à ladite caserne que l’on a pu garder le secret pendant plus de 24 ans. À Fès, le témoignage de l’ex-auxiliaire d’autorité ne laisse point de doute sur la responsabilité du ministère de l’Intérieur, à l’époque, dans la décision et l’exécution de l’enterrement clandestin des victimes de la répression des émeutes. Or, responsabilité du ministère de l’Intérieur signifie responsabilité directe et certaine du chef de ce département. Ce qui signifie que c’est sous la direction du ministre de l’Intérieur d’alors, Driss Basri, que ces deux opérations macabres ont été menées. Et il faut dire aussi qu’il s’agit d’événements plus ou moins récents. L’on se rappelle d’ailleurs, des déclarations de l’ex-ministre d’Etat à l’Intérieur devant le Parlement au lendemain des événements de Fès où il a réduit le nombre de morts à six personnes omettant délibérément le nombre réel des morts à savoir 106 et que les Marocains viennent de découvrir.
    L’on se rappelle aussi de l’expression outrancière qu’il avait choisie pour décrire les victimes des émeutes de Casablanca en les qualifiant de "martyrs de la baguette de pain" (chouhada koumira).
    Aujourd’hui, la vérité vient d’éclater sur ce qui s’est passé lors de ces deux événements tragiques. Aussi, certaines voix commencent à appeler à ce que la Justice prenne la relève de l’IER pour faire la lumière sur les responsabilités pénales dans certains dossiers des exactions du passé.



    AUJOURDHUI
     
  2. BOLK

    BOLK Accro Membre du personnel

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    Re : Faut-il juger Driss Basri ?

    [21h] ghir khellina saktine o safi ella yehdin men khla9. tantmannaw hadchi mayt3awedch hada ma kane. o robbi howa li ghadi yjazi kola wa7ed bel 3amal dyalo
    @micalement
     
  3. Abdeljabbar

    Abdeljabbar Visiteur

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    Re : Re : Faut-il juger Driss Basri ?

    a rda a BOLKER lhadra dial m39oula, iwa hadak Eminem ba9i 7ai wla satou fih tahowa ;-)
     
  4. freil

    freil Libre Penseur

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    Re : Faut-il juger Driss Basri ?

    je suis pas d'accord a khoya, khass li dar chi zabla it7asseb 3liha, sinon ra hadi maghadach teb9a blad, kayen el 9anone o kaynine des lois li kolchi khaso i7taremhom, machi inod chi 7ed i9tel des milliers o ngoulou lihe allah isame7!!!
    dawla 9ada bechgholha fhad el majale, o netmena anaha tabe9 l9awanine!
     
  5. BOLK

    BOLK Accro Membre du personnel

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    Re : Faut-il juger Driss Basri ?

    mtafe9 m3ak walakin lmossiba heyya anna lbassri gallik a sidi : ana khadimo el malik iwa fhem !!!!
     
  6. BOLK

    BOLK Accro Membre du personnel

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    Re : Faut-il juger Driss Basri ?

    wa ma3rafna fmen saytine akhor ghir kahlliha 3ellah !!!
     
  7. nadr

    nadr Visiteur

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    Re : Faut-il juger Driss Basri ?

    Bonjour,
    Je suis contre le fait de dire ''Al yssamah'', chaque personne doit avoir le jugement qu'il merite. Et quand on est responsable c'est encore trés necessaire de veiller sur les droits des autres. Pas de place à la négativité, si tout un chacun enlève sa voix pour faire justice, la voix de la foule va finir par s'entendre.
     
  8. Zahtie

    Zahtie Visiteur

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    ah ah ana m3ak nsha3lo fih l3afya o ndorboh bi ghar3a dokalya [22h]
     
  9. ABOU IMANE

    ABOU IMANE SAHBANE

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    Re : Faut-il juger Driss Basri ?

    3adame l2iflate men lmou7assaba..lkoul mas2oule..ou koulchi kane mas2oule..men asghare bargague..7tta lfou9..ou lli 3ache dik lfatra ra8 3arefe..sur quelle base ghadine i3awdou bnadem?3la 3adade liyame lli dawaz8a fe dyafet8oume>>3la 3adade ljira7 lli 7afrou8a fe bnadem?3al lkhawfe lli zar3ou8 fe 3om9 a3ma9 bnadem?koulchi dare iddi8 fel 3ssida..ou koulchi khassou yet7assabe..la majala lil moussama7a..bnadem ila ghadi ysame7 isame7 3la ghala6a awe kha6a2..machi ma9ssoudine..8ad chi lli darou 8adou ra8 premedite..ou mazale l2arde tlou7 lli mazale makhzoune fi8a..wa ma khafya kana a3dame..lmou8ime mou7assabate lmas2ouline..bla ra7ma...bache yemkane ta6wa assaf7a..
     
  10. garnazi

    garnazi Touriste

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    Re : Faut-il juger Driss Basri ?

    il faut le juger tt simplement .
     
  11. Miss_Mousse

    Miss_Mousse Visiteur

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    Re : Faut-il juger Driss Basri ?

    Basri a beaucoup fait pour la Maroc, dans les deux sens s'entend.
    Il fait partie de l'histoire du Maroc, il a écrit certains de ses épisodes. Ce passé est là, on ne peut ni l'effacer, ni le changer : on ne peut que l'accepter et l'assumer.
    Qu'on vide nos sacs, qu'on dit tous ce qu'on a sur le coeur, qu'on crie haut et fort ses souffrances,...ce n'est que comme ça qu'on peut tourner la page!
    Basri a eu tout ce qu'il mérite : etre réduit à rien, un homme qui a certes un passé ô combien lourd, mais sans présent, ni futur. Il vit sur son passé. C'est le pire des supplices pour un homme qui a connu le sommet de la gloire.
     

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