FC Barcelone 1-0 Espanyol: vous avez dit derby ?

Discussion dans 'Espagne' créé par simo160, 15 Décembre 2009.

  1. simo160

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    Victoire sans panache des blaugranas à domicile lors du derby face à l'Espanyol. Les hommes de Pep doivent une fière chandelle à l'homme en noir et s'imposent dans un derby qui ne restera pas dans les annales.

    Les faits et le jeu
    Le 22 Février 2009, un Barça solide leader de la Liga tombait à domicile face au voisin ennemi: 1-2. Véritable tremblement de terre au Camp Nou: le patron incontestable de la Liga venait de rendre les armes face à la lanterne rouge, alors en pleine lutte pour éviter la reléguation. Cette défaite allait d'ailleurs ouvrir la voie à une grosse période de turbulence pour les blaugranas, à tel point que nombre de culés avaient fini par croire qu'une nouvelle saison blanche se profilait... et dire que tout était parti d'une défaite face au dernier du championnat....

    Presque une année plus tard, le Barça reçoit donc à nouveau l'Espanyol, toujours revêtu de ses habits de leader. Le voisin catalan n'est lui plus lanterne rouge même si la situation n'a pas totalement changé: les pericos, 14ième au classement, restent sur 4 défaites consécutives dont deux 0-4 (un à domicile face au Racing la semaine dernière). 11 buts encaissés pour 0 inscrit, voilà qui n'est pas pour rassurer. Comme souvent, le derby de ce soir arrive à point nommé pour redorer le blason de l'un ou de l'autre et comme l'année passée, c'est à l'Espanyol de se racheter.

    Côté composition, Pep décidait, pour la première fois depuis bien longtemps, d'aligner au milieu le trio qui avait fait sa force l'an passée: Touré retrouvait sa place aux côtés de Xavi et Iniesta: point de Keita donc, pas plus que de Busquets. En défense, le quatuor type était aligné à l'exception d'Abidal, remplacé par Maxwell à gauche. Enfin, en l'absence de Messi, blessé, on avait droit à du très logique devant avec le trident Zlatan-Pedro-Henry. En coulisses, notons le grand retour de Milito parmi les convoqués ainsi que la célébration du ballon d'or de Messi.



    Le premier quart d'heure voit un Barça très à l'aise contrôler les débats en toute tranquilité. Une circulation du ballon très fluide lui permet de s'assurer une bonne possession de balle qui le met à l'abri d'une éventuelle mauvaise surprise. Emmenés par un Ibrahimovic très inspiré (qui restait sur 2 performances moyennes face au Depor et Kiev), les blaugranas étaient les premiers à s'illustrer. A la suite d'un dégagement complètement manqué de Pajera, Pedro se retrouvait seul face à Kameni mais se trouait lamentablement. Les visiteurs réagissaient immédiatement par l'intermédiaire de Verdu, l'ex pensionnaire du l'équipe réserve, dont la frappe puissante était difficilement repoussée par Valdés.

    Comme face à Mallorca cette saison, Ibrahimovic offrait un incroyable ballon de but qu'Henry vendengeait malheureusement. Le reste de la mi-temps voyait un Barça en contrôle mais manquant de lucidité dans le dernier geste. Et en l'absence de Messi, c'est Iturralde Gonzàles qui revêtait les habits de sauveur blaugrana en accordant un pénalty plus que généreux à Xavi, qui s'était écroulé tout seul après s'être déséquilibré dans la surface de réparation. Accrochage de maillot il y a , mais la sentence paraît tout de même très sévère. Ibrahimovic le transforme magistralement d'un tir surpuissant côté gauche qui ne laisse aucune chance à Kameni, qui avait pourtant bien anticipé la trajectoire du ballon. 1-0 (39').

    Bilan de première période: un bon Barça pêchant uniquement dans la finition mais plutôt volontaire dans la construction, sous l'impulsion d'un Ibra plus à l'aise en meneur qu'en buteur ce soir. Sereins défensivement, les blaugranas ont toutefois rencontré des difficultés à imprimer de la vitesse au ballon et à offrir une certaine verticalité.


    La seconde période ne sera malheureusement pas du même niveau. Pire, elle sera médiocre. Probablement pas assez titillés par des pericos bien faibles (attention à la reléguation cette année) et étrangement passifs pour un derby, les hommes de Pep ne montrent rien du tout. Hormis une belle percée de Touré qui a le mérite de sortir les spectateurs de leur torpeur ainsi qu'une volée manquée d'Ibrahimovic, c'est le néant absolu. Pour le spectacle, il faudra repasser.



    Victoire dans la douleur donc, mais victoire tout de même: les barcelonais conservent leurs 5 points d'avance sur les merengues, brillants vainqueurs plus tard dans la soirée de Valence dans un match à forte intensité. La bande à Leo enregistre une 6ième victoire consécutive toutes compétitions confondues et demeure toujours invaincue en Liga après 15 matchs. Un exploit !

    Après 15 matchs de championnat, le bilan est parfait: les blaugranas sont solidement installés en tête de la Liga, ont fini premiers de leur groupe de CL devant l'Inter et sont toujours en lice en Copa, où ils affronteront le FC Séville. Parfait direz-vous ? Mais dans ce cas, pourquoi sent-on ce vague sentiment d'insécurité, de malaise et d'insatisfaction quand on parle du Barça 2009-10 ? Après tout, les catalans ont réussi leurs grands rendez-vous, tout comme la saison passée... le Real et l'Inter, deux gros morceaux, sont désormais accrochés au tableau de chasse.
    Oui mais voilà, le fonds de jeu ne convainc toujours pas. Le nombre de matchs référence se compte sur les doigts d'une main: match retour contre l'Inter et Saragosse ou Majorque en Liga (et encore...). Les blaugranas sont loin, très loin d'afficher la même flamboyance que l'an dernier.

    Certains diront qu'il est impossible de conserver le niveau de la saison passée et que le Barça peut repartir avec des trophées en fin de saison en gagnant différemment (comprenez par là sans inscrire 4 buts à chaque rencontre).
    D'autres diront que le Barça, c'est noir ou blanc: il gagne en écrasant tout sur son passage ou perd en perdant contre lui-même, sans parvenir à jouer totalement décomplexé. A y regarder de plus prés et sur les dernières saisons, la vérité semble pencher du côté de la seconde option: le Barça n'est pas une équipe qui sait gagner des titres 'sans' convaincre. Là où des équipes comme le Real Madrid de Capello ou la Juventus de Lippi ont glané des championnats sans impressionner dans le jeu avec des victoires minimalistes tout au long de la saison, le Barça lui s'est cassé les dents (2006-07 sous Rijkaard). La victoire pour le beau jeu et par le beau jeu, tel est l'adage éternel des blaugrana, une sorte de vérité inscrite dans le code génétique du club. Trêve de plaisanterie, le Barça est champion d'automne et c'est bien tout ce qui compte... pour l'instant.

    Fiche Technique
    FC Barcelone: Valdés; Alves, Piqué, Puyol, Maxwell; Touré (Busquets, m.85), Xavi, Iniesta; Pedro (Keita, m.60), Ibrahimovic (Bojan, m.76) et Henry

    Espanyol Barcelone: Kameni; Roncaglia, Pareja, Víctor Ruiz, Chica; Forlín, Baena (Javi Márquez, m.46); Luis García, Verdu (Callejon, m.46), Corominas (Ben Sahar, m.76) et Alonso

    Buts: 1-0, m.38: Ibrahimovic (pen.)

    Arbitre: Iturralde González. CJ: Forlín (m.18), Chica (m.30), Ibrahimovic (m.31), Baena (m.38), Luis García (m.39), Piqué (m.84) et Puyol (m.86)

    Stade: Camp Nou (84.759 spectateurs)


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