FC Barcelone 2-0 Dynamo Kiev : Le Barça à sa guise

Discussion dans 'Uefa competitions' créé par simo160, 30 Septembre 2009.

  1. simo160

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    Séduisants mais brouillons, les Catalans n'ont guère concrétisé au tableau d'affichage leur écrasante supériorité. Ce succès logique 2-0 leur offre la première place du groupe.

    Les faits et le jeu
    Shevchenko au Camp Nou sous la tunique du Dynamo Kiev, c’est un mauvais souvenir : un 0-4 humiliant avec des prestations cataclysmiques signés du duo portugais Vitor Baia -Fernando Couto (avec la collaboration de Sergi…) pour la première saison de Louis Van Gaal sur le banc catalan. Mais les temps ont bien changé. Shevchenko est désormais cramé au plus haut niveau, tandis que le Dynamo Kiev n’a plus rien du super outsider européen qu’il était. Finie la génération Rebrov-Sheva dirigée par Lobanovski, place à des sud américains dégriffés et à un entraîneur russe moustachu. Surtout le Barça est remonté depuis 1997 sur le trône abandonné à Athènes par la Dream Team de Cruyff, et affiche en cet automne 2009 un niveau de jeu dans la droite ligne de celui qui lui a offert au printemps un triplé historique.

    Bref, à priori, le champion d’Europe n’a pas à craindre grand-chose de cette deuxième journée de la phase de poule de la Ligue des Champions. Face aux absences de Henry et Bojan, Guardiola s’est enfin résolu à aligner d’entrée Andres Iniesta, héros de l’ombre de la saison passée, et utilisé au compte goutte depuis son retour de blessure. Le reste est très classique avec Alves-Puyol-Piqué-Abidal en défense, Touré-Xavi-Keita au milieu et Ibra-Messi devant pour accompagner le Manchego exilé en ailier gauche (enfin en théorie).

    Le début de match montre une équipe de Kiev entreprenante. Face à un Barça peu concentré et attentiste, son pressing lui offre quelques opportunités, notamment à la 4ème minute par Magrao dont la frappe excentrée finit dans le petit filet extérieur de Valdes.

    Secoué, le Barça reprend néanmoins rapidement le contrôle du match en monopolisant le cuir et en commençant son siège de la cage de Shovkovsky. Les vagues se succèdent, de plus en plus précises, fluides et abouties. A la 13ème minute, Messi, à la suite d’une jolie séquence collective, lance Iniesta dans la surface, lequel accroché par le maillot s’écroule. Pénalty ? Non, circulez, y a rien à voir, indique l’arbitre.

    Qu’importe, le Barça gère le tempo du match, et l’on sent bien que la faille ne tardera pas à être trouvée malgré les approximations des uns et des autres dans le dernier geste. A moins que… à moins que le Dynamo ne crée la surprise comme à la 20ème minute de jeu, où, suite à un corner, il fut tout près d’ouvrir la marque suite à deux dégagements peu convaincants de la défense catalane. Chaude alerte sur la cage de Valdes. Mais comme souvent avec ce Barça là, gare à la réaction. Celle-ci est immédiate, avec un changement de braquet. Un premier coup de semonce signé Ibra côté gauche (23’), avant que Messi ne fasse enfin trembler les filets (1-0, 25’), après avoir été servi à la limite du hors-jeu par Iniesta et après avoir repiqué dans l’axe et décoché une frappe sèche du gauche au ras du poteau gauche de Shovkovsky, pas exempt de tout reproche sur le coup.

    La différence est faite, le Barça peut commencer à dérouler. De fait, les séquences de passe à dix s’enchaînent, la possession commence à tutoyer à les 75 %, et les bonnes occasions s’accumulent, notamment avec Ibrahimovic à la 32ème minute (face-à-face manqué) ou Xavi à la 39ème (déboulé de Messi qui sert le vice capitaine sur un plateau, mais la frappe est captée facilement par le gardien).

    La machine est vraiment lancée. Mais elle est à deux doigts de s’enrayer juste avant le retour aux vestiaires. En effet, sur un coup franc à 35 mètres, Kiev arrive à égaliser, mais le but est refusé pour un hors jeu discutable (40’). Un grain de sable simplement dans l’engrenage. Tout l’inverse de Shovkovsky qui tel un roc dans ses cages s’emploie pour préserver les chances de son équipe dans ses dernières minutes, en repoussant une tentative de Messi à bout portant suivie d’une reprise écrasée-lobée (sic) de Zlatan (45’), puis enfin une frappe d’Alves (45’+1). N’en jetez plus, fin du premier acte, le second but attendra.


    Au retour des vestiaires, Guardiola décide de remplacer Iniesta par Pedro. Le Manchego est décidément choyé par son entraîneur… à moins qu’il ne soit question de tactique, Iniesta ayant passé le plus clair de son temps dans l’axe, d’où un schéma tactique catalan désarticulé plus proche du 4-2-2-2 que du 4-1-2-3 habituel.

    Avec Pedro, le Barça retrouve une aile gauche. Mais c’est encore et toujours de la droite que vient le danger avec un centre d’Alves en direction de Zlatan dès le début de la seconde mi-temps. Le Suédois bien démarqué manque toutefois de convertir l’offrande (48’), sa tête manquant à la fois de puissance et de précision pour inquiéter Shovkovsky. Mais le Suédois, particulièrement en jambe ne se laisse pas abattre. C’est de lui qu’arrive l’occasion suivante la plus nette (frappe croisée, 67’), et de lui que provient la passe qui décale Pedro en pleine surface pour le but du 2 à 0 (76’).

    Sans s’être affolé, le Barça fait donc le break. Enfin. Logique plus que logique au vu de la domination catalane sans partage en seconde période. On en restera là malgré une grosse frayeur en fin de match, Busquets n’ayant visiblement pas appris de son match contre l’Atletico que les têtes en retrait ne sont pas forcement une bonne idée... (88’).

    Tout n’a pas été parfait dans ce match, notamment dans la finition ou les dernières transmissions avec pas mal de déchet de la part d’un joueur comme Messi notamment. Trop de fautes techniques globalement, et puis toujours cette tentation de l’axe ou de la passe de trop, également. Ce sont néanmoins les maux habituels de la Pep Team que de vouloir entrer dans la cage avec le ballon dans les pieds, et cela ne l’a pas empêché de déployer un jeu alléchant. Bien que brouillon, le Barça s’est ainsi une nouvelle montré charmeur.

    Surtout cette victoire, associée au faux pas de l’Inter en Russie (nul 1-1) permet aux Blaugranas de prendre les rênes du groupe. Une belle soirée donc. Les fantômes de 97 paraissent bien loin.


    Les joueurs :
    Valdes : 6
    Hésitant dans les airs, à l’image de sa défense, sur les deux occasions franches de Kiev en première mi-temps. Un match tranquille en dehors de ça. Bon jeu au pied.

    Alves : 6,5
    Bon match du Brésilien. Pressing haut, hargne dans les duels, ultra disponibilité en phase offensive, belle qualité de centre bref le cahiers des charges habituel, à ceci près que sa connexion avec Messi a été un peu moins fluide que d’habitude, la faute d’ailleurs plutôt à l’Argentin. A eu tendance à jouer trop « petit ».

    Puyol : 7,5
    Intraitable ! Il a écœuré l’attaque de Kiev par ses jaillissements. Rien n’est passé. Du Puyol comme on l’aime. Son meilleur match de la saison pour l’instant.

    Piqué : 6,5
    Match pépère. N’a pas eu à forcer.

    Abidal : 7
    Un peu abandonné dans son couloir en première mi-temps par un Iniesta aux envies d’axe, il a surtout été précieux en deuxième mi-temps par son replacement défensif avec plusieurs interventions décisives. Très bon. Pauvre Maxwell.

    Touré : 5
    C’est toujours pas ça. Emprunté balle au pied, lent à prendre une décision, bougé dans les duels, peu convaincant dans son positionnement, il n’a toujours pas démarré sa saison. Inquiétant ? Pas encore, mais on a été habitué à tellement mieux avec lui qu’on va finir par s’impatienter…
    Remplacé par Busquets, qui a failli offrir la réduction du score au Dynamo.

    Xavi : 7,5
    A nouveau impressionnant dans ses deux domaines de prédilection, la conservation de balle et la mise sur orbite des attaquants. Enchaîne les grandes prestations avec une régularité diabolique.

    Keita : 6
    Un peu déstabilisé en première mi-temps par le jeu d’Iniesta qui empiétait sur ses plates-bandes, ce qui l’a obligé à jouer plus que d’ordinaire dans le couloir. Mieux en deuxième mi-temps avec un jeu sobre, efficace et juste.

    Messi : 6,5
    Un but qui a ouvert la voie du succès catalan et plusieurs déboulés magnifiques. Mais en dehors de ces coups d’éclat, il a perdu beaucoup trop de ballon faciles avec un déchet technique très inhabituel.

    Ibrahimovic : 7,5
    Comme on dit dans ces cas là, « il monte en puissance ». Son match le plus abouti pour ce qui est de l’insertion dans le jeu collectif. Physiquement et techniquement son jeu en pivot a été très impressionnant. Et ses mouvements sans ballon ont été particulièrement convaincants. On l’a même aperçu agile dans les duels. C’est donc presque un paradoxe qu’il n’ait pas marqué, contrairement à ses précédentes sorties. Il apporte indéniablement un nouveau registre à l’attaque catalane. Séduisant.
    Remplacé en fin de match par Jeffren.

    Iniesta : 6,5
    Bonne prestation pour sa première titularisation de la saison. On a retrouvé l’essentiel de son jeu : vitesse, percussion, agilité technique. Néanmoins, il a déséquilibré le jeu offensif catalan en abandonnant son aile gauche pour jouer la plupart de ses ballons aux cotés de Messi et Xavi. Un ailier gauche n’est pas attaché à son couloir, mais quand même…
    Remplacé à la mi-temps par Pedro (6,5), auteur de son troisième but de la saison. S’il a encore du mal à peser dans le jeu, le Canterano sait se montrer décisif.


    Fiche technique :
    FC Barcelone : Víctor Valdés ; Dani Alves, Puyol, Piqué, Abidal ; Xavi, Touré (Busquets, min.68), Keita ; Messi, Ibrahimovic (Jeffrén, min.85), Iniesta (Pedro, min.46).

    Dynamo Kiev : Shovkovsky ; Eremenko, Khacheridi, Leandro Almeida, Magrao (Betao, min.73) ; Yussuf (Ghioane, min.46), Vukojevic ; Gusev (Ninkovic, min.86), Shevchenko, Yamolenko, Milevskiy.

    Buts : 1-0, min. 25: Messi. 2-0, min. 76: Pedro.

    Arbitre : Bjorn Kuipers (Pays-Bas)
    Avertissements : Magrao (min.37), Almeida (min.55).
    68.221 spectateurs.


    fcbarcelonaclan
     

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