FC Barcelone 4-0 FC Séville : La rentrée des classes

Discussion dans 'Espagne' créé par simo160, 24 Août 2010.

  1. simo160

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    Battu 3-1 à l’aller, le Barça a refait son retard au Camp Nou en disposant facilement de Sévillans hors du coup grâce notamment à un triplé de Messi.

    Les faits et le jeu


    Une semaine après avoir perdu la manche aller 3-1 avec une équipe très bis privée notamment de ses huit champions du monde espagnols, le Barça disposait à nouveau de son effectif au grand complet pour tenter de renverser la vapeur. Buteur à l’aller, Ibrahimovic était la première victime du retour des héros de Jo’Burg, en prenant place sur le banc aux côtés de David Villa, préservé. L’attaque était ainsi animée par Bojan, Pedro et surtout Messi qui n’était que remplaçant au Sanchez Pizjuan. Le milieu de terrain, qui avait dû être colmaté avec Oriol et Dos Santos samedi dernier, retrouvait deux de ses tauliers, à savoir Busquets et Xavi, lesquels accompagnaient Keita. Enfin la défense offrait une inédite charnière Piqué-Abidal, laissant les couloirs à Alves et Maxwell. Valdes enfin retrouvait sa place dans les cages. En face, Séville, battu 1-0 mercredi par Braga en tour préliminaire de la Ligue des Champions avait visiblement la tête et les jambes ailleurs, et cela se confirmait dans la composition de départ avec la double absence de Kanouté et Fabiano. De plus, Konko habituel latéral droit était aligné dans l’axe de la défense aux côtés d’Escudé.

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    Fort de son avantage et faible de ses absences, Séville débutait le match avec un comportement très attentiste. En face, le Barça monopolisait comme à son habitude le ballon avec un jeu très fluide à une ou deux touches. Xavi de retour à la baguette, avec le brassard du fait de la présence de Puyol sur le banc, menait tranquillement les débats en recherchant les décalages en profondeur et sur les côtés. Après plusieurs actions avortées, les offensives catalanes se faisaient plus tranchantes et c’est en toute logique que le Barça réussissait rapidement à faire plier une première fois la défense andalouse. Parti de son aile droite, Pedro effectuait un slalom spectaculaire avant de tirer fort devant la cage, mettant ainsi sous pression le pauvre Konko, auteur d’un but contre son camp. 1-0 après seulement 13 minutes, le scénario idéal était en place. Séville inexistant ne faisait déjà plus illusion. Les passes succédaient aux passes, les une-deux aux une-deux, et les décalages aux décalages, le tout avec un pressing haut dès la perte orchestré par un Busquets inspiré en pivot : la recette bien connu d’un Barça qui marche sur ses deux pieds et donc fatalement sur le corps bientôt transformé en cadavre de son adversaire…


    De fait le deuxième but ne tardait pas avec une passe laser de Xavi dans la profondeur transformée avec classe par Messi en duel face à Palop (2-0, 24’). Le stade pouvait chanter, il aura fallu moins d’une demi-heure aux Catalans pour refaire leur retard. Et il restait encore une heure pour faire le spectacle. Portés disparus, les Sévillans subissaient sans combattre. Inquiétant mais somme toute prévisible.


    Naufragé en Afrique du Sud dans un positionnement de milieu relayeur, Messi retrouvait sous la direction de Pep sa position désormais usuelle de neuf et demi très libre. Plus facile de marquer quand on reçoit le ballon dans la surface plutôt que dans le rond central. Cette tautologie se trouvait formidablement validée par l’Argentin juste avant la mi-temps avec un superbe but du droit à la suite d’un beau service de Dani Alves. 3-0 à la mi-temps. Rideau. Applaudissements.


    La seconde mi-temps n’était à priori pas sans intérêt. Un but de Séville et tout aurait été relancé du fait du résultat du match aller. Mais l’entrée de Fabiano, l’ex futur Marseillais, ne changeait rien au déroulé de la pièce. Toujours aussi dominateur, le Barça manquait même de tuer définitivement le match à la 50ème minute avec un festival de Messi conclu d’une frappe non cadrée. En fait ce second acte aura surtout été l’occasion de voir Iniesta refouler la pelouse du Camp Nou après une saison 2009-2010 mutilée par les blessures, et Villa la découvrir pour la première fois avec la tunique Blaugrana.



    Avec ces changements, le schéma tactique évoluait vers une sorte de 4-4-2 un peu hybride avec Messi en pointe, toujours très libre, Villa plutôt dans le couloir gauche, et Iniesta en milieu droit assez reculé au niveau de Xavi plus axial, devant un double pivot Busquets-Keita. Cette formule n’était pas sans évoquer celle de l’Espagne championne du monde avec simplement Messi à la place de Torres et Keita à la place d’Alonso. Et cela donnait vite des étincelles. Trois minutes seulement après son entrée, Iniesta sollicitait le une-deux avec Messi d’une astucieuse talonnade, mais manquait le cadre grand ouvert (60’). Pour ceux qui en doutaient, son but en finale de Coupe du Monde ne suffira pas à propulser le Manchego en tueur…


    La dernière demi-heure n’était pas déplaisante à défaut d’être très rythmée. Toujours à sa main, le Barça déployait son jeu de passe, tandis que Villa faisait déjà étalage de toutes ses qualités : pressing, replacement, appels de balle, technique balle au pied, provocations, sens de la passe. Très prometteur, l’ex Valencien était comme un poisson dans l’eau, comme en témoignait l’action du 4ème but inscrit par Messi à la suite d’un décalage de Villa pour Iniesta (4-0, 90’). Du grand art.


    Victoire facile face à un adversaire qui vaut mieux que ça. Un premier trophée. Quoi de mieux pour une rentrée ? A noter qu’Ibrahimovic est resté sur le banc : un avant-gout de sa saison ?


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    Les joueurs


    Valdes : 6
    Pas grand-chose à se mettre sous la dent.


    Alves : 7,5
    Une passe décisive et une grosse activité offensive. Comme on l’aime.


    Piqué : 6,5
    Match très tranquille. S’est fait plaisir dans la relance.


    Abidal : 6,5
    Un placement pas toujours parfait, mais il compense avec sa vitesse. A revoir à ce poste dans un autre contexte.


    Maxwell : 6
    Bonne occupation du couloir.


    Busquets : 7,5
    Match impeccable. Très présent à la récupération et dans les duels. Tactiquement très bien placé.


    Xavi : 7,5
    Plusieurs caviars et la baguette magique pour toujours trouver les bonnes solutions.
    Remplacé par Adriano qui n’a disputé que quelques minutes face à ses anciens coéquipiers.


    Keita : 6
    Eternel faire-valoir. Match très correct.


    Pedro : 7
    Le CSC vient de lui à 100 %. Déjà au point physiquement.
    Remplacé par Iniesta qui a régalé le stade avec plusieurs actions de classe.


    Bojan : 6,5
    Ses déplacements sont très intéressants pour ses partenaires. Intelligent à défaut d’avoir été percutant. Bon match.
    Remplacé par Villa très en jambe et très à l’aise dans un poste d’ailier attaquant où il avait brillé en juin. Moins doué que Henry pour applaudir, sinon pour le reste…


    Messi : 8,5
    Un triplé pour sa première titularisation de la saison. Vraiment impressionnant.




    Fiche technique :


    FC Barcelone : Valdés ; Alves, Piqué, Abidal, Maxwell ; Xavi (Adriano, 87'), Sergio Busquets, Keita ; Messi, Bojan (Iniesta, 56'), Pedro (Villa, 56').


    FC Séville : Palop ; Dabo, Escudé, Konko, Navarro ; Zokora, Romaric (Cigarini, 60'), Navas, Capel (Luis Fabiano, 60') ; Alfaro (Perotti, 60'), Negredo.


    Arbitre : Fernando Teixeira Vitienes.
    Avertissements : Romaric (33') ; Piqué (79') ; Cigarini (89').


    Buts :
    1-0, Konko (CSC, 13')
    2-0, Messi (24')
    3-0, Messi (43')
    4-0, Messi (90')



    SOURCE
     

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