FC Séville 0-1 FC Barcelone : 45 minutes n’ont pas suffit

Discussion dans 'Espagne' créé par simo160, 14 Janvier 2010.

  1. simo160

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    Bloqués en première mi-temps, les Blaugranas ont appuyé sur l’accélérateur après le repos en mettant au supplice la défense de Séville. Hélas cela n’a pas suffit pour renverser le résultat du match aller...

    Les faits et le jeu


    Guardiola avait tenté un coup au match aller en faisant largement tourner l’effectif notamment en défense (charnière Milito-Chygrynskiy). Cela avait pesé lourd puisque le Barça s’était incliné 2-1 sur sa pelouse. De fait, il fallait pour pouvoir continuer dans cette Coupe du Roi renverser la vapeur au retour sur la pelouse détrempée du stade Sanchez Pizjuan en inscrivant au moins deux buts. Mission délicate quand on connait la valeur de l’adversaire et l’ambiance survoltée de son antre.

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    Pour cette « Opération Remontada », Guardiola faisait le choix diamétralement opposé à celui de l’aller d’aligner, quasiment pour la première fois de la saison, le onze type, modulo la présence dans les cages de Pinto. Dès lors on retrouvait la ligne Alves-Piqué-Puyol-Abidal derrière et le trident Busquets-Xavi-Iniesta au milieu et le trio Messi-Ibrahimovic-Henry en attaque. Du lourd.


    Face à cette armada, Séville, privée de Kanouté, Luis Fabiano et Squillaci, alignait une équipe solide avec une seule pointe (Negredo) et un milieu renforcé avec Dusher, Romaric, Renato, Adriano et Navas comme seul joueur véritablement profilé pour attaquer. Ce schéma était clair sur les intentions andalouses : ne rien lâcher au milieu et empêcher le Barça de développer son jeu en pressant haut.


    Dès les premières minutes de jeu, cette tactique se mettait en place. Pas de round d’observation côté Sévillan. Un pressing haut sur les relances des centraux catalans, voire du gardien, un marquage très strict sur Xavi et Iniesta. De quoi prendre le match par le bon bout et faire déjouer les Barcelonnais très gênés par l’eau présente en abondance sur le rectangle vert.


    De fait c’est Séville qui plaçait les premières banderilles. A la suite d’un corner obtenue à cause d’une mésentente entre Piqué et Puyol, Romaric sautait plus haut que tout le monde et catapultait le ballon dans la cage. Mais Valdes vigilent repoussait la balle avant qu’Alves ne détourne de la tête une seconde tentative andalouse (3’).


    Étouffés, les Catalans se montraient assez brouillons et perdaient le ballon assez bas, ce qui permettait à Séville d’ajuster des centres dangereux (6’, 9’). Barcelone, sans être catastrophique était dominé et n’arrivait pas à s’approcher véritablement de la cage de Palop, le portier sévillan, malgré certaines séquences intéressantes. Sa première frappe cadrée n’intervenait qu’au quart d’heure de jeu par l’intermédiaire de Thierry Henry (frappe peu dangereuse, 15’).


    Après une entame très à l’avantage de Séville, le jeu s’équilibrait et le Barça retrouvait un semblant de maîtrise. Cela ne l’empêchait pas de se faire très peur à la vingtième minute lorsque Pinto, pris dans le pressing perdait le ballon. Mais l’arbitre généreux interrompait cette action de but sévillane en sifflant une faute peu évidente.


    Malgré cette alerte, les choses allaient mieux pour le Barça, moins étouffé et plus confiant dans son jeu de passe. Xavi discret, Iniesta se retrouvait davantage à la manœuvre. Mais le véritable déclencheur du jeu offensif catalan était Messi. C’est lui qui d’un centre astucieux trouvait Ibrahimovic tout seul dans la surface. Hélas la reprise du Suédois était manquée (28’). Et c’est encore Messi, servi à l’entrée de la surface, qui obligeait Palop à sortir le grand jeu pour la première fois de la soirée, et malheureusement pas pour la dernière (30’)



    Face au bloc défensif andalou, les joueurs catalans dézonaient régulièrement, notamment Ibrahimovic, souvent désaxé sur le côté gauche. Cependant c’est le titulaire attitré de ce couloir, Thierry Henry, qui d’un centre-tir ramenait à la 39ème minute le danger vers la cage de Palop avant qu’Alves ne tente sa chance de loin (40’).


    Incontestablement, le Barça finissait mieux ce premier acte que Séville. Davantage de maitrise, davantage d’impact dans la récupération. Cependant, cela restait bien insuffisant pour pouvoir espérer remonter le déficit de deux buts concédé au match aller. Il fallait donc que la Pep Team fasse plus en seconde mi-temps, beaucoup plus.


    Et beaucoup plus elle fit. Malgré le résultat final décevant, synonyme d’élimination, la première dans une compétition officielle depuis que Guardiola a pris ses fonctions d’entraineur, il n’est pas trop fort d’affirmer que le Barça a sans doute réalisé la meilleure mi-temps de sa saison, et l’une des meilleures de l’histoire de la Pep Team. Certes un seul but, mais en face, c’était d’un autre calibre que l’Atletico, ou même l’Inter. En face c’était très solide. Et c’était en plus à l’extérieur sur une pelouse difficile.


    La façon dont le Barça a imposé son rythme et a su toutes les deux minutes ou presque faire déferler une vague offensive sur le bloc de deux lignes de quatre de Séville avait quelque chose d’impressionnant.


    La déferlante commença dès la 46ème minute avec une déviation de Zlatan pour Messi qui glissait à Iniesta, lequel trop court était devancé par la sortie autoritaire de Palop. Cela continuait ensuite sur coup de pied arrêté avec Messi qui trouvait Ibrahimovic tout seul devant la cage. Point de hors jeu au grand dam des défenseurs sévillans. Mais Palop sortait une parade exceptionnelle pour mettre en corner la tête du Suédois qui prenait la direction de la lucarne (51’). Installé dans la moitié de terrain andalouse, le Barça prenait tous les risques pour enfin ouvrir le score et conserver son trône. Cela profitait à Navas qui s’en allait crucifier Pinto, lequel était cependant sauvé par l’intervention du juge de touche, trop prompt à lever son drapeau (Alves couvrant la position de Jésus aux yeux bleus, 53’).


    Chaude situation mais au fond même un but de Séville n’aurait pas changé les données du problème posé aux Catalans : marquer deux fois. De fait, le Barça reprenait sa marche en avant. Iniesta auteur d’une percée gigantesque mettait ainsi à la 55ème minute toute la défense sévillane hors d’état de nuire pour s’ouvrir la voie royale. Toute la défense ? Non, car Escudé d’un tacle désespéré empêchait le Manchego de placer le ballon dans la cage presque vide.



    Héroïque la défense sévillane pouvait aussi compter sur un grand Palop, décisif à la 60ème minute face à Messi, insaisissable dans son couloir droit, puis à la 61ème face à Henry.


    Finalement la délivrance de l’ouverture du score finissait par arriver, de façon presque inattendue, par Xavi d’une magnifique frappe enroulée à la suite d’un contre favorable de l’abdomen (sic). 1-0 à la 64ème minute.



    Ce but boostait encore plus les Catalans. Trois minutes plus tard, Messi lancé par Henry dans la surface était tout prêt de mettre le 2-0 mais son petit lob passait à côté. Séville était au bord du gouffre. Ce numéro d’équilibrisme se poursuivait ensuite quand Messi, exceptionnel ce soir, fixait toute la défense pour enrouler une frappe sur le poteau (69’ avec reprise d’Ibra à côté).


    L’atmosphère au Sanchez Pizjuan devenait irrespirable pour les locaux. Cependant, sur un contre de 70 mètres mené par Navas, Séville était tout près d’égaliser. Mais un retour fantastique de Puyol coupait court aux espoirs de Negredo (76’).


    Après trente minutes enthousiasmantes, le Barça semblait relâcher un peu son étreinte tandis que Séville multipliait les fautes. De quoi motiver Guardiola à faire des changements avec les entrées de Bojan et Pedro pour Ibra et Alves (84’). Au 4-3-3 habituel se substituait un 3-2-5 irréel avec Piqué avant-centre, Messi et Bojan en 9 et Demi, Henry et Pedro dans les couloirs, et seulement Xavi et Iniesta au Milieu, Busquets reculant en défense centrale pour épauler Abidal et Puyol !


    Ce coup de Poker de Pep payait quasiment dans la minute, avec une occasion monstrueuse pour les Catalans : remise de Pedro pour Piqué qui laissait à Messi. Mais Palop, encore, lui, toujours lui, était sur la trajectoire. Le Barça venait de laisser passer sa dernière chance, car cette fois-ci le salut à la 93ème minute ne venait pas (seulement les cartons jaunes).



    Eliminé, le Barça est tombé les armes à la main au terme d’un match de très très haut niveau en rassurant tout le monde sur ses capacités et son envie. Quant il joue comme cela, il n’a pas d’égal. Tout s’est finalement joué à l’aller, avec cette piteuse défaite au Camp Nou. 45 minutes exceptionnelles au retour n’auront pas suffit à refaire ce handicap. Naturellement on retiendra que la Barça a perdu ce soir l’une de ses trois couronnes (la moins prestigieuse) de la saison passée. La dictature Blaugrana imposée en 2009 n’est plus. Mais ses jours étaient de toute façon comptés. De fait ce régicide augure peut être d’une nouvelle dynastie. Il y a des échecs sur lesquels il est difficile de bâtir quelque chose. De cet échec, le Barça peut bâtir à nouveau quelque chose de grand. Même si dans l’immédiat, on peut s’inquiéter pour les retrouvailles au Camp Nou ce week-end, la débauche d’énergie ayant été démentielle.




    Les joueurs :


    Pinto : 4,5
    Des sorties autoritaires, mais un jeu au pied plus qu’angoissant. La faute naturellement au pressing andalou.


    Alves : 5,5
    Franchement moyen. Son pressing a été inefficace, et son placement souvent hasardeux. Offensivement il n’a pas apporté grand-chose. Décevant sans être pour autant mauvais.
    Remplacé par Pedro.


    Piqué : 5,5
    En difficulté face à Negredo, il a plusieurs fois été très limite. A souffert du pressing.


    Puyol : 7,5
    Des interventions providentielles, la rage de vaincre… l’âge du Capitaine ?


    Abidal : 6
    Face à Navas il a été en difficulté avant de bien négocier la suite de son duel. Bilan plutôt positif.


    Busquets : 8
    Grande prestation du Canterano au poste de pivot. Enorme dans les duels et les phases de récupération, formidable dans l’utilisation du ballon avec de la qualité technique et de la vision de jeu. Et pourtant le milieu sévillan avait le couteau entre les dents.


    Xavi : 7
    Effacé en première mi-temps, il a repris le fil de son match en seconde période. Buteur et à la base des différentes vagues catalanes de la seconde mi-temps.


    Iniesta : 7,5
    Plus en vue que son compère, il n’a cependant pas eu la même réussite dans ses tentatives face à Palop. Très en jambe, percutant, perdant peu de ballon. 2010 semble enfin lancer sa saison.


    Messi : 8
    Quasiment tous les bons coups sont venus de lui. Effacé pendant une demi-heure, il a mené ensuite la contre-offensive générale. Ce match prouve par ailleurs qu’il n’est jamais aussi bon que quand il joue dans le couloir, là où il peut provoquer et faire des différences. Insaisissable, il a été un poison incroyable. Hélas le manque de réussite et un super Palop l’ont empêché d’inscrire son 100ème but en bleu et grenat, lequel aurait qualifié le Barça.


    Ibrahimovic : 5
    Maladroit et pas en veine devant la cage. Confondant de lenteur dans ses duels. Beaucoup de mauvais choix. N’a pas su se hisser au niveau de ses coéquipiers.
    Remplacé par Bojan.


    Henry : 6
    Il a bouffé Konko à chacun de ses débordements. Mais et c’est la limite de sa prestation, cela n’a jamais vraiment amené le danger. Un jeu très stéréotypé, des frappes molles, des centres imprécis, le Henry qu’on connait finalement. En un peu plus affuté néanmoins.



    Fiche technique :


    FC Séville : Palop; Konko, Dragutinovic, Escudé, Fernando Navarro; Jesús Navas, Duscher (Lolo, m.56), Romaric (Cala, m.90+1), Adriano (Capel, m.64); Renato, Negredo.


    FC Barcelone : Pinto; Daniel Alves (Pedro, m.83), Piqué, Puyol, Abidal; Xavi, S. Busquets, Iniesta; Messi, Ibrahimovic (Bojan, m.83), Henry.


    But : 0-1: m. 63, Xavi.


    Arbitre : Carlos Clos Gómez.
    Avertissements : Duscher (m.50), Lolo (m.63) Navas (m.68), Messi (m.70), Henry (m.90+2), Piqué (m.90+2).


    8ème de finale de la Coupe du Roi.
    35.000 spectateurs.


    source
     
  2. simo160

    simo160 Accro Membre du personnel

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    Re : FC Séville 0-1 FC Barcelone : 45 minutes n’ont pas suffit

    Barça éliminé de la copa del rey = une coupe de moins lors de la saison 2010 = des matchs de moins c'est dommage temanit tkoun 2010 comme 2009

    Barça doit gagner son match contre seville lors de la prochaine journée de la Liga
     
  3. BOLK

    BOLK Accro Membre du personnel

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    Re : FC Séville 0-1 FC Barcelone : 45 minutes n’ont pas suffit

    ana bane lia had khssara fiha fa2ida

    l equipe aura le temps pour la champions league et la liga ;)

    c ça le foot yoom lik o yoom 3lik

    good luck l sevilla o hard luck to barça
     
  4. simo160

    simo160 Accro Membre du personnel

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    Re : FC Séville 0-1 FC Barcelone : 45 minutes n’ont pas suffit

    Guarduola a laissé le match lui filer dans le match de l'aller surtout madekhelech heta wahed fi had les deux puyol ni piqué
    mais comme tu dis c possible une stratégie pour gagner moins de matchs à jouer
     

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