Femme nature...

Discussion dans 'toutes les poésies...' créé par titegazelle, 19 Juillet 2008.

  1. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Je vais parler d'une femme aux cheveux parsemés de blanc,
    parlant aux arbres et aux oiseaux qui jouent avec le vent.

    Une femme bien ordinaire, mais qui voit ce qui est beau, un être bien familier avec Dieu, qui lui parle avec son âme, voyant sa lumière descendant des cieux.

    Elle est féconde de son esprit, trouvant son encre à la fonte des neiges accrochées aux racines de ses aïeux.
    Ses yeux parfois larmoient d’émotions débordant des vases du lac qu'elle protège de son mieux.

    Elle rit du printemps qui pétille de paroles sages …
    Son genou écorché, ouvre ses cicatrices laissant couler l'eau des chutes subies.

    Elle se lave à l'apaisement des eaux qui miroitent ses souvenirs.
    Au vert des prairies, elle peint aux bouts de ses doigts avec des pinceaux de ciel bleu, coloriant la vie de son saisissement.

    Jamais désaltérée, elle a toujours soif des désirs de voir ...
    A la grâce du pardon, elle prend les chemins des bois, la conduisant à se découvrir ...

    Elle transporte les valises de son enfance avec des dessins de givre qui fondent à ses pas ...
    Elle veut oublier ses erreurs, se retourne sur le passé. Elle est aussi un oiseau aux plumes blanches qui vole sur les miroirs des saisons.

    Elle fredonne un chant d'amour que seul les oiseaux peuvent écouter ...
    Elle aspire d'un souffle les émanations des arbres,
    son geste est si léger qu'on dirait un papillon.

    Le lac lui offre sa musique d'eau en continue,
    les cailloux rebondissent de couleurs du gris au bleu et effacent le vécu.
    Les mains translucides de la pluie jouent au clavier de l'oubli.

    Elle écrit une page de ses poésies, corrigées par un cil de pissenlit.
    Dans les images des paysages, elle voit d'autres visages.
    Dans les yeux du ciel, elle reconnaît d'autres yeux.
    Dans sa chair mêlée à d'autres chairs,
    elle effeuille les pétales d'une fleur d'amour qu'elle a trouvée …

    Ses cheveux accueillent les fils d'argent de la lune qui parle à l'oreille de ses tourments. Goutte de femme, parmi les femmes, elle est heureuse de vieillir.
    Son sourire perd ses dents pour retrouver son sourire d'enfant ...[06c]

    Pinkiewicz Julienne - Avril 2005


     

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