Fin du système de rotation de la FIFA

Discussion dans 'Info du monde' créé par topsecretmaroc, 30 Octobre 2007.

  1. topsecretmaroc

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    Fin du système de rotation de la FIFA




    Le Comité exécutif de la Fifa a voté lundi "en faveur de l'abandon du système de rotation entre les 6 confédérations pour l'attribution des Coupes du monde", a annoncé lundi à Zurich le président de la Fédération internationale Joseph Blatter lors d'une conférence de presse.


    La Fifa a toutefois conservé une règle restrictive : "Les pays appartenant à une confédération ayant organisé l'une des deux dernières éditions n'ont pas le droit de se porter candidats", poursuit-elle.

    Organisatrice du Mondial-2010, l'Afrique du sud avait été la première bénéficiaire de cette politique de rotation.
    Le Brésil est le seul candidat à l'organisation de la Coupe du monde 2014. Mardi, "le Comité exécutif devait confirmer que l'épreuve suprême se déroulera au pays quintuple champion du monde dans sept ans", apprend-on de même source.

    La fin de la rotation pourrait profiter à l'Angleterre, pour une éventuelle candidature à l'épreuve 2018. "Outre l'Angleterre, d'autres pays se sont montrés intéressés : un pari combiné Pays-Bas/Belgique, la Chine, l'Australie, le Mexique et les Etats-Unis.
    Le président Blatter a donc précisé que plusieurs candidatures pouvaient donc émaner d'une même confédération, les "candidatures sont l'œuvre des fédérations nationales."

    M. Blatter a reconnu que la décision de supprimer la rotation était justifiée par le manque de candidats et la difficulté croissante d'organiser une épreuve de la taille d'un Mondial. "Nous avons assuré une Coupe du monde à l'Afrique (Afrique du Sud 2014), deuxièmement à l'Amérique du Sud (attribution presque certaine de l'organisation au Brésil mardi), mais maintenant, il faut ouvrir le marché.

    Avec 32 équipes en lice, il est difficile pour un petit pays d'offrir les garanties requises pour un tel événement." M. Blatter a également souligné que l'absence de rival à la candidature brésilienne l'avait gêné : "Nous nous trouvons en face d'un seul candidat, un candidat fort, un candidat qui mérite du football, cinq fois champion du monde, qui exporte des milliers de footballeurs du monde, qui n'a pas organisé de Coupe du monde depuis 1950... Mais, il manque quelque chose dans cette candidature, qui est une belle candidature : il n'y avait pas de compétition et le football c'est avant tout une compétition. C'était une motivation pour ouvrir le bidding process (appel d'offres) à d'autres."

    Seul candidat en lice avec un avis favorable de la tournée d'inspection, le Brésil, sauf coup de théâtre, devait se voir attribuer hier l'organisation du Mondial-2014 par la Fédération internationale de football (Fifa) à Zurich. "Je ne vois pas comment ils (les membres du comité exécutif) pourraient dire non ! Je ne suis pas prophète mais d'après ce que j'ai vu (du rapport d'inspection et de la candidature), il n'y pas de rival.

    La décision n'est pas encore prise, il y aura un vote mais...", a plaisanté le président de la Fifa Joseph Blatter lundi.
    Le dossier brésilien devait encore être présenté dans la matinée de mardi avant que le comité exécutif de la Fifa n'officialise la décision dans l'après-midi. Le président brésilien Lula, qui devait arriver mardi à Zurich pour l'événement, et 190 millions de ses compatriotes devraient pouvoir faire la fête dès mardi.

    Il leur faudra ensuite travailler d'ici 2014 pour mettre leur pays en adéquation avec les promesses du dossier dont on ne connaît, pour le moment, que les grandes lignes. Dix-huit villes du pays sont candidates pour accueillir des matches, alors qu'il ne devrait en rester qu'entre 8 et 13 dans le projet final. Il y a quelques certitudes : 64 ans après le Maracanazo (finale officieuse avec défaite du Brésil au Maracana) du Mondial-1950, le légendaire stade de Rio de Janeiro fera peau neuve pour accueillir des matches et la finale. On sait aussi que le Morumbi, plus grand stade privé du Brésil avec 73.500 places, sera également réaménagé.

    Quatre nouveaux stades seront construits dans le nord-est du pays pour faire profiter financièrement les régions les moins développées.
    Selon le président de la Confédération brésilienne de football (CBF), Ricardo Teixeira, il sera fait majoritairement appel à des fonds privés pour financer le Mondial.

    Toutefois, il est impossible de savoir si c'est un vœu pieu ou s'il pourra tenir sa promesse dans un pays où les exemples de projets pharaoniques aux coûts démesurés et/ou de mauvaise gestion des fonds publics sont malheureusement légion. Le rapport d'inspection avance juste pour l'instant un a priori favorable pour le futur montage financier.
     

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