Finalement c'était des pakistanais

Discussion dans 'Discussion générale' créé par fhidou, 14 Juillet 2005.

  1. fhidou

    fhidou Citoyen

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    ATTENTATS DE LONDRES

    Les jeunes kamikazes venaient de Leeds
    Mis en ligne le 13/07/2005
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    La ville anglaise sous le choc, découvre que les terroristes ont été élevés en ses murs.

    AP
    La ville de Leeds (nord de l’Angleterre) était sous le choc mercredi, après avoir appris que les auteurs présumés des attentats de Londres ont été élevés dans ses murs, dans un quartier à forte population musulmane venue du Pakistan ou du Bangladesh. «Les gens sont très choqués», déclare à l’AFP Sarah, 27 ans, habitante du quartier où vit la famille de Shehzad Tanweer, 22 ans, l’un des terroristes présumés qui ont tué au moins 52 personnes et en ont blessé 700 autres en se faisant exploser dans le métro et dans un bus de la capitale.

    «Ils ne s’attendaient pas à ce qu’ils viennent de Leeds», poursuit-elle. «Franchement, on ne pouvait pas penser que ce qui s’est passé à Londres finisse ici». Colwyn Road, où se trouve le domicile familial de Shehzad Tanweer, est une rue on ne peut plus typique des villes du nord de l’Angleterre. C’est là que vivent ses parents, son frère et ses deux soeurs. Le jeune homme aurait récemment effectué un voyage au Pakistan, selon la presse britannique. C’est aussi de ce quartier que proviennent deux de ses trois complices. Selon la presse, les trois autres terroristes présumés se nomment Hasib Hussain, 19 ans, Eliaz Fiaz, 30 ans, et Mohammed Sadique Khan, 30 ans également. Avec ses maisons de brique rouge en enfilade, la rue se situe au coeur d’un quartier résidentiel à forte population d’origine musulmane, principalement venue du Pakistan et du Bangladesh.

    La rue est à présent bloquée par la police, qui a mené mardi une opération antiterroriste de grande ampleur dans plusieurs quartiers de la ville, permettant une percée spectaculaire dans l’enquête, cinq jours après les attentats. A deux pas de là, le père de Shehzad Tanweer possède une boutique de Fish and Chips. Et Shehzad Tanweer est bien connu. Depuis les attentats, personne ne l’a revu. «Beaucoup de gens le connaissent», déclare Mohammed Answar, 19 ans, qui se présente comme un ami. Lui ne veut pas croire qu’il ait un lien quelconque avec les attentats de Londres. «C’est impossible», affirme-t-il. «Ce n’est pas dans sa nature de faire quelque chose comme ça. Il est le genre de gars qui condamnerait des choses pareilles.» Son camarade acquiesce. «C’est un bon gars», affirme Azzy Mohammed, 21 ans.

    Mais les faits inquiètent les autres résidents musulmans du quartier. «Je suis choqué», déclare Khalik, 42 ans, qui habite deux pâtés de maisons plus loin. «Ca fait peur maintenant», poursuit-il, «savoir que ces enfants ont été élevés ici et ont fait ça». Les quatre suspects seraient nés en Grande-Bretagne et possèdent la nationalité britannique, selon la presse. Il déclare également craindre les représailles, en soulignant que dans les jours qui ont suivi les attentats, des attaques ont eu lieu contre l’une des mosquées de la ville, ainsi qu’à Liverpool (nord-est de l’Angleterre). «Tout le monde est choqué», confirme Ahmad, 36 ans, qui habite une rue plus loin. «Tous ces extrémistes radicalisent notre foi», peste-t-il. «Il n’y a pas de justification à ce qu’ils ont fait, pas même l’Irak». Et d’estimer qu’«ils ont été aidés par quelqu’un. Ils n’ont pas pu faire ça tous seuls». «Je crains que ce ne soit que le début», reprend Khalik, mais «quelque chose doit être fait» contre ce phénomène. «Les autorités (britanniques) vont surveiller la communauté musulmane à présent», estime-t-il. «Ca va être très lourd, de plus en plus lourd.»

     

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