Finances Publiques: Situation tendue La hausse des prix à la pompe ne suffira pas

Discussion dans 'Scooooop' créé par Mysa, 11 Juin 2012.

  1. Mysa

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    Finances Publiques: Situation tendue La hausse des prix à la pompe ne suffira pas


    LA résilience de l’économie face à la crise internationale montre des signes de faiblesse.
    L’économie s’apprête donc à vivre une année 2012 (enfin ce qui en reste) difficile. La croissance attendue ne serait plus que de 2,4% (HCP) . Un chiffre bien inférieur à celui inscrit dans la loi de Finances. Et pour cause, «la faible croissance voire la récession de nos partenaires va faire peser des pressions sur nos exportations, sur les nuitées touristiques et les transferts des MRE», soutient Mohamed Berrada, ex-ministre des Finances et actuel président du centre Links.
    La faible pluviométrie risque, pour sa part, de ramener la production de céréales à un niveau bas (environ 30 millions de quintaux), et en conséquence accélérer le recours aux importations.
    En plus du ralentissement attendu de la croissance, le déficit du Trésor prévu ressortirait réellement à plus de 6%. Il n’y a qu’à voir le lourd tribut de la compensation dans le budget. Initialement prévue à 46 milliards de DH (dont 14 milliards d’arriérés), la charge de compensation réelle, selon Berrada, pourrait atteindre des sommets près de 81 milliards de DH au terme de 2012. «Le gap de financement serait de 35 milliards qui se transformeraient en arriérés», prévoit-il.
    En dépit de la récente hausse des carburants, l’objectif de 32 milliards de DH de la Caisse de compensation ne sera pas atteint.
    Le gouvernement doit donc trouver d’autres sources de financement pour alléger son poids. Le ciblage des populations les plus défavorisées est plus que jamais une urgence. C’est d’ailleurs la priorité du gouvernement Benkirane avec en ligne de mire la réduction du déficit public. Pour ce faire, il faut agir sur les dépenses tout en cherchant à améliorer les recettes fiscales.
    «Or réduire les dépenses, c’est réduire la croissance, qui seule, a un effet élastique sur les recettes fiscales», rétorque l’ex-argentier du Royaume. Et de préconiser, «en agissant sur les dépenses publiques, il faut adopter un comportement sélectif. L’augmentation des charges de fonctionnement au niveau des salaires, par exemple, agirait sur le pouvoir d’achat et sur la consommation et donc sur la croissance, en cas d’équilibre».
    Dans le cas d’un fort déficit du Trésor, la relance devrait venir d’une augmentation des dépenses d’investissements. «Ce n’est pas le cas actuellement dans la mesure où on assiste à un retard des engagements, qui malgré l’augmentation des crédits d’investissements inscrits, verra l’effet multiplicateur des investissements s’estomper», déplore Berrada.
    Autre source d’inquiétude, le déficit des comptes extérieurs. La balance commerciale présente un taux de couverture «alarmant» depuis quelque temps déjà (48,2% à fin avril). Le déficit commercial (49 milliards de DH) atteint aujourd’hui 8% du PIB. La valeur des importations (123 milliards de DH) représente plus du double des exportations (60 milliards de DH).
    A l’analyse de l’évolution de la structure des importations, «on importe de tout et de plus en plus des produits de consommation y compris des produits alimentaires», constate Berrada. D’ailleurs pour lui, comme pour plusieurs économistes, le bas niveau de l’inflation (inférieur à 2%), s’explique, en partie, par le niveau des prix des importations, grâce à la libération du commerce extérieur et aux multiples accords commerciaux du Maroc. Partant, la compétitivité de l’économie en a pris un coup.
    A cela s’ajoute les transferts courants et les investissements extérieurs qui après avoir longtemps contribué à financer le gap commercial se réduisent comme peau de chagrin compte tenu de la morosité de la conjoncture internationale. Conséquence: le déficit courant de la balance des paiements est devenu négatif, aux environs de 4% entrainant la baisse du niveau des réserves de change à, à peine plus de 4 mois d’importation. Un seuil qui reste pour le moment à la limite du raisonnable.



    http://www.leconomiste.com/article/895305-finances-publiques-situation-tendue
     
  2. popo40

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    On importe de tout, on ne produit presque rien sans l'aide et intervention des sociétés étrangères, les indicateurs virent au rouge j'aimerais bien entendre ceux qui disaient ici et là que notre pays ne sera pas touché par la crise:mad:
     
  3. Mysa

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    [MENTION=33265]popo40[/MENTION] : bah wi c inévitale ..., juste qu'on a tjrs du retard mm pr recevoir la catastrophe en plein figure, la vague continue sans parcours à travers le temps pr arriver plus au moins intensifiée à nos rives :p
    l'exportation marocaine n'était jamais assez solide mé avec la crise, elle se fragilise de plus en plus. tandis que les importations inondent tjrs l marché local :s la balance commerciale reste déficitaires ... le marché financier qui est supposé robuste et inpénetrable commence à réveler ses maillons faibles et à montrer du rouge dans les chiffres :p
    une restrecturation à tous les niveaux est demandé à l'accueil xD
     
  4. popo40

    popo40 Accro

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    saya72@, je me rappelle tjs d'une interview d'un chercheur du CNRS concernant les tsunamis, qui disait il est temps de chercher à comprendre tout les facteurs : forces des vents marins, amplitudes des vagues zet vitesses , observation satellitaires...et bien sûr développer le système d'alerte afin de prévenir les gens , à jouter à cela des programmes de sensibilisation et conduites à tenir... de l'anticipation préventive, c'est un procédé qui doit s'appliquer à touts les niveaux même les plus insignifiants on ne doit pas badiner avec le sort et la vie des humains.
    Et nous tranquille on arrête pas de nous prendre pour des enfants , vous êtes sur une île bien protégée et cadenassée vaccinés contre la crise, bronzer et festoyer et évader vous mawazine et moussems à volonté:mad:
    le gouvernement doit se pencher sur tout les budgets de l’état et surtout les plus lourds: sécurité , administration, justice afin de réaliser des coups de rabots ..
     
  5. Mysa

    Mysa Accro

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    [MENTION=33265]popo40[/MENTION] : Tout à fait, et bien le proverbe "prévenir mieux que guérir" reste valable, il faut penser aux éventuels risques que peut subir notre économie et préparer des bateaux de secours, si ce n'est rebatir un navire plus solide qui pourrait résister à tous changements du climat extérieur!! serrer la ceinture est l'une des précautions qu'essaye le nouveau gouvernemnt d'adopter mais cela reste une échappatoire provisoire qui ne peut tirer l'économie de la crise :s la réforme demande du temps et les gens sont pressés à voir les résultats ce qui complique la tâche d'avantage!! Mais tant qu'il ya une conscience collective, on avancera doucement mais sûrement. restons optimistes :)
     

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