Foot marocain: crise après la démission de deux membres de la fédération

Discussion dans 'Info du bled' créé par Casawia, 5 Janvier 2006.

  1. Casawia

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    La démission de deux membres de la Fédération et le recrutement controversé de l'entraîneur français Philippe Troussier ont plongé le football marocain dans une grave crise alors que son équipe nationale s'apprête à disputer la Coupe d'Afrique des nations en Egypte.

    Les démissionnaires, deux piliers de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), ont aggravé la crise, mardi soir à Rabat, en reconnaissant implicitement avoir mal géré le lancement d'un programme de mise à niveau du football et le recrutement de Philippe Troussier, finalement remercié le 30 décembre.

    "Nous avons demandé au président de la Fédération royale marocaine (Hosni Benslimane) de nous démettre de nos fonctions", ont déclaré M'Hamed Aouzal, le vice-président de la fédération et Ahmed Ammor, secrétaire général.

    C'est lors d'une conférence de presse destinée à présenter le nouvel entraîneur du Maroc, M'hamed Fakhir, que les deux proches collaborateurs du général Hosni Benslimane ont rendu publique leur démission.

    L'annonce des deux démissions a été accueillie comme une douche froide par M. Fakhir alors qu'il venait juste de remercier la fédération pour la "confiance" placée en lui.

    Mm. Aouzal et Ammor ont essuyé ces derniers jours de virulentes critiques, de la part de la presse et d'un membre de la Fédération, Mohamed Guertili, sur leur gestion du football marocain.

    Ammor et Aouzal jugent que leurs actions ont été "sabotées" par un membre fédéral, a-t-on indiqué au sein de la FRMF, sans citer de nom, mais en laissant entendre qu'il s'agissait de Mohamed Guertili.

    Le début de la mise à niveau a échoué lorsqu'une majorité de clubs ont rejeté en décembre une recommandation selon laquelle quatre d'entre eux devaient être relégués en 2e division dès la fin du championnat national en cours. Ce refus a entraîné le report sine die de la réforme.

    Le problème de la valse des entraîneurs avait lui commencé par la démission du Marocain Badou Zaki, auteur pourtant d'un excellent parcours (finaliste lors de la CAN 2004). Il a été remplacé par le Français Philippe Troussier lui-même limogé deux mois après son recrutement.


    La fédération reprochait à M. Troussier son "totalitarisme" dans les prises de décision et son insistance d'être secondé par des entraîneurs adjoints étrangers.

    Ces événements interviennent à un moment critique pour l'équipe nationale qui doit participer à la Coupe d'Afrique des nations (CAN) 2006, du 20 janvier au 11 février.

    "Je commence ma mission dans une situation difficile (...), je suis devant un défi que je souhaite pouvoir relever", a assuré M'hamed Fakhir.

    Pour le président de l'Alliance des journalistes sportifs marocains, Mohamed Bouabid, "l'absence d'un ministre à la tête du département du sport et la mauvaise gestion financière au sein des clubs sportifs sont les vrais maux dont souffre le sport au Maroc".

    Mais, l'optimisme est de rigueur dans le royaume où le football est le sport roi.

    "Il est nécessaire d'adopter une politique nouvelle pour le football, c'est dans ce sens que des contrats-programmes (...) et une modernisation des structures sportives sont en préparation avec le gouvernement", a affirmé mercredi à l'AFP, le ministre de la Communication, Nabil Benabdellah.

    AFP
    Jeune Afrique
     

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