Formule 1 - GP de Malaisie : L'étrange victoire de Jenson Button

Discussion dans 'Motosport' créé par simo160, 5 Avril 2009.

  1. simo160

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    Jenson Button (Brawn) a été déclaré vainqueur dimanche à Sepang après 33 tours couverts sur 56 prévus, suite à un violent orage. Le Britannique ne marque que la moitié des points, comme ses poursuivants. Nick Heidfeld (BMW) et Timo Glock (Toyota) l'ont accompagné sur le podium.

    Jenson Button (Brawn) a remporté dimanche son deuxième Grand Prix consécutif à Sepang, tirant partie de l'interruption de course due aux très fortes pluies qui se sont abattues sur la piste. Déjà vainqueur en Australie le 29 mars, le Britannique était en tête au 33e tour d'un Grand Prix passionnant ayant vu de multiples pilotes se succéder en tête de course, quand la voiture de sécurité est entrée en piste. La course a été suspendue tout de suite après, puis définitivement arrêtée après une cinquantaine de minutes d'hésitations de la fédération internationale (FIA).

    "Les conditions étaient très mauvaises. On ne pouvait pas voir le circuit. Mon équipe m'a demandé d'essayer de rester sur la piste et c'était déjà difficile. (...) Parfois, on dit que des rivières se forment sur les circuits. Là c'était un lac", s'est amusé Button en conférence de presse.

    "Je suis content que la course n'ait pas repris. On aurait passé dix tours derrière la voiture de sécurité, avec la crainte de sortir de piste à chaque virage", a poursuivi le Britannique, qui offre un deuxième succès à la toute nouvelle écurie Brawn GP, née du retrait de Honda.

    A course "folle", selon Button, dispositions exceptionnelles. Les pilotes qui l'accompagnaient sur le podium n'étaient pas ceux qui le suivaient quand la course a été neutralisée, mais ses poursuivants deux tours avant que la voiture de sécurité n'entre en piste, en vertu du règlement. Timo Glock (Toyota), 2e au 33e tour, est ainsi repassé 3e, sa place au 31e tour, après une course très inégale, qui l'a vu perdre cinq places dans les premiers tours, pour ensuite revenir comme une flèche à l'avant, grâce un bon choix de pneus.

    "C'est une des meilleures courses que j'ai faite", s'est félicité l'Allemand. "J'ai vu les gros nuages arriver, mais ça a pris longtemps. J'ai donc choisi de mettre les gommes pluie intermédiaires. Et là, mes ingénieurs m'ont dit que j'étais plus rapide que tout le monde", a-t-il raconté.

    Les pneus atout majeur

    Les pneus se sont révélés décisifs à Sepang. Les pilotes ayant choisi les gommes les mieux adaptées aux circonstances très changeantes du Grand Prix, ou les ayant changées au meilleur moment, parfois par chance, ont terminé devant. Les autres se sont partagé les seconds rôles.


    Au premier rang des satisfaits, Nick Heidfeld, deuxième après être s'être élancé en dixième position de la grille, peut féliciter BMW Sauber pour sa stratégie gagnante. Quand nombre de leaders, Nico Rosberg le premier, sont passés quatre fois aux stands, Heidfeld, lui, ne s'y est arrêté qu'une fois.

    Au 22e tour, "à300 mètres des stands, il a commencé à pleuvoir fort. J'ai chaussé les pneus 'pluie'. J'ai essayé de les préserver au maximum. D'abord, des pilotes m'ont dépassé. Mais je savais qu'ils allaient tuer leurs pneus", a expliqué Heidfeld. Rosberg, lui, a regretté que la course n'ait "simplement pas tourné en faveur" de Williams, alors que sa monoplace était "devant en performance pure".

    Comme à Melbourne, où elle n'avait pris aucun point, Ferrari, à la stratégie défaillante, a été la grande perdante du week-end. La Scuderia avait déjà pêché par "présomption", selon son patron, lors des qualifications samedi, annihilant les chances de Felipe Massa, parti 16e. Dimanche, elle s'est encore trompée en précipitant le passage aux pneus extra-pluie de Kimi Räikkönen, ce qui a causé une dégringolade au classement pour le Finlandais, soudainement très lent et finalement 14e.

    Renault, auteur d'un zéro pointé, a également touché le fond. Le faible potentiel de la monoplace McLaren est confirmé, Lewis Hamilton terminant 7e. Le Français Sébastien Bourdais, sur Toro Rosso, s'est classé 10e.


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