Formule 1 - GP de Turquie - Est de six pour Jenson Button

Discussion dans 'Motosport' créé par simo160, 7 Juin 2009.

  1. simo160

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    Pour Button, c'est Byzance
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    Sixième victoire en sept courses pour Button (Brawn), grandissime favori pour le titre d'autant que Barrichello a abandonné et que Vettel (Red Bull) s'est fourvoyé.

    Il faut une bonne voiture et du talent pour être champion du monde. Du cran et du discernement, aussi. Jenson Button en a eu plus que Sebastian Vettel dimanche à Kurtköy, ce qui lui a valu de se voir servir sur un plateau la victoire au Grand Prix de Turquie, 7e des 17 manches de la F1 de 2009. L'Allemand s'élançait de la pole position et le Britannique disposait de deux d'essence de plus dans le réservoir de sa Brawn. Cette opposition promettait. Malheureusement, elle n'a pas survécu au premier des 58 tours. En survitesse dans une chicane, le pilote de la Red Bull s'est égaré en hors piste et a laissé filé le leader du championnat vers une sixième victoire. Devenu chasseur, Vettel a alors accepté de passer de deux à trois arrêts, ce qui lui a valu de perdre la 2e place au profit de Mark Webber, toujours dominé en qualification cette saison. Visiblement agacé par cette perspective, "Baby Schumi" a désobéi en mettant une pression inutile à son équipier dans les derniers tours. Il a tout juste eu droit à un poli "good job" de la part de son ingénieur dans le tour d'honneur.

    Jenson Button a bu du petit lait sur l'Istanbul Park car dans le premier tour, Rubens Barrichello avait aussi disparu de la liste de ses rivaux. Le vétéran brésilien, 36 ans, a très mal décollé de son 3e emplacement sur la grille et pointait 12e au 1er tour. Le recordman pauliste, 276 courses au compteur, a ensuite perdu son sang-froid en portant des attaques sans objet sur Heikki Kovalainen (McLaren) et Adrian Sutil (Force India). Résultat : un tête-à-queue, un aileron cassé. Avant d'abandonner sur problème de boîte de vitesses.

    "La voiture était la meilleure de toute l'année" , a expliqué le premier pilote à gagner en Turquie sans être parti de la pole."Parfois, nous avons gagné mais elle m'échappait un peu, elle ne convenait pas à mon style. Aujourd'hui, elle était immense. J'adresse à un énorme merci à tout le monde. Elle s'améliore sans cesse, et ça ne dépend pas des circuits. Je pense qu'elle améliore au fur et à mesure que la gomme se dépose sur la piste. La voiture était fantastique aujourd'hui".


    "Dans le premier tour, j'ai perdu la voiture, et c'est de ma faute", a reconnu Vettel. "J'ai aussi failli la perdre dans le deuxième tour. Mais au bout du compte, ça n'aurait rien changé. Jenson [Button] était trop rapide. Je ne revenais pas sur lui, nous avons donc passé sur trois arrêts. Dans mon deuxième relais, je suis tombé sur lui, j'ai eu une chance et je l'ai presque passé. Ça m'a coûté du temps mais finalement, il s'est avéré que trois arrêts ça n'était pas aussi rapide que deux. Deuxième et troisième, ça reste un bon résultat pour l'équipe, d'autant que nous nous rapprochons".

    Au pied du podium, il y avait donc de la place. Jarno Trulli (Toyota) a logiquement devancé Nico Rosberg (Williams) alors que Felipe Massa (Ferrari), 6e, n'a jamais été en lice pour goûter au champagne. Ce fût une surprise de voir le triple poleman et vainqueur en titre s'incliner et devancer d'une poignée de secondes la convalescente BMW de Robert Kubica et l'autre Toyota de Timo Glock.

    Enfin, les champions du monde Kimi Räikkönen (Ferrari), Fernando Alonso (Renault) et Lewis Hamilton (McLaren) ont subi jusqu'au bout, respectivement classés 9e, 10e et 13e.

    Eurosport
     

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