Forum des entrepreneurs maghrébins : Jusqu'à 3% de PIB à gagner grâce à une meilleure intégration éc

Discussion dans 'Scooooop' créé par Med Omar, 19 Février 2014.

  1. Med Omar

    Med Omar MoUl DéTaILS-GaRoU PiPaS Membre du personnel

    J'aime reçus:
    813
    Points:
    113
    Forum des entrepreneurs maghrébins : Jusqu'à 3% de PIB à gagner grâce à une meilleure intégration économique




    [​IMG]
    Séance d’ouverture du Forum des entrepreneurs maghrébins, à Marrakech, le 17 février. Ph. Saouri​



    C'est un secret de polichinelle. La région du Maghreb est la moins intégrée du monde. Un constat alarmant que les participants au 3e Forum des entrepreneurs maghrébins, qui clôture ses travaux aujourd’hui à Marrakech, ont relayé non sans indignation. Lors de la cérémonie d’ouverture hier, Abdelilah Benkirane, chef du gouvernement, a tenu un discours sans concession. «Je suis convaincu que nous allons dépasser les blocages politiques. Vous, chefs d’entreprises et hommes d’affaires, avez un rôle énorme à jouer. Nous comptons sur vous pour nous montrer que le Maghreb uni est un projet réalisable», a-t-il déclaré aux 700 participants. «Aujourd’hui, l’heure est à l’urgence. Nous restons bloqués dans des positions et discours politiques complètement déphasés avec les défis actuels. C’est malheureux !» s’indigne Benkirane, acclamé par l'audience.
    Pour illustrer le retard pris par les pays du Maghreb, Miriem Bensalah-Chaqroun, présidente de la CGEM, a présenté un benchmark édifiant. «Le commerce inter-maghrébin représente à peine 3% des échanges extérieurs des pays du Maghreb. Ce taux avoisine les 60% en Union européenne, 25% pour la zone Asean (Philippines, Indonésie, Malaisie, Singapour, et Thaïlande), 15% pour le Mercosur et 9% pour la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO). De même, nous pouvons gagner jusqu’à 3% du PIB par an en optant pour une meilleure intégration économique», relève la présidente de la Confédération patronale.
    Dans le même registre, Simon Gray, directeur Maghreb de la Banque mondiale a estimé que le manque à gagner d’une non-intégration maghrébine coûte entre 3 et 9 milliards de dollars. «C’est un énorme manque à gagner pour les économies de ces régions. Il faut mettre en œuvre les accords de libre-échange déjà signés et réussir à établir un marché unique de biens et services. L’objectif est de développer le «Made in Maghreb» et disposer d’un tissu industriel solide dans la région. Cela sera bénéfique pour les entreprises, les consommateurs, les demandeurs d’emplois et bien sur les politiques», souligne Gray.
    En effet, pour un marché de plus de 90 millions de consommateurs, «l’intégration demeure l’une des solutions les plus efficaces pour répondre aux besoins d’une population de plus en plus jeune, mais surtout pour absorber le nombre croissant des chômeurs dans la région», a rappelé, en enregistrement vidéo, Christine Lagarde. Pour la directrice générale du FMI, qui n’a pas pu se déplacer à Marrakech, la région du Maghreb dispose d’un potentiel humain considérable, «mais mal exploité en termes d’opportunités économiques et d’affaires». La solution pour la DG du FMI n’est pas miraculeuse. Elle tient en un seul mot : la volonté. «Vous devez vous armer d’une ferme volonté de vous ouvrir et adopter des mécanismes facilitant les échanges et les investissements. Fini la bureaucratie, les obstacles douaniers et réglementaires. Le monde change et c’est aujourd’hui ou jamais. Vous devez fournir beaucoup plus d’efforts !» avertit Lagarde. Ainsi, pour poser les jalons de l'opérationnalisation de cette intégration maghrébine, tant attendue, une feuille de route sera dévoilée aujourd’hui. «L’initiative maghrébine pour le commerce et l’investissement (IMCI) est un plan d’action à court, moyen et long termes. L’objectif est de définir les maux empêchant cette intégration, déceler les leviers sur lesquels on peut travailler et proposer des recommandations aux pouvoirs publics.
    Il s’agira également de proposer une réorganisation des associations patronales en intégrant une dimension davantage régionale», annonce la présidente de la Confédération patronale marocaine. Cette dernière a signé un protocole d’accord avec l’Union des banques maghrébines (UBM). Objectif : accompagner les projets d’investissements des entreprises maghrébines dans la région et partager les informations sur les réglementations bancaires.

    source : Forum des entrepreneurs maghrébins : Jusqu'à 3% de PIB à gagner grâce à une meilleure intégration économique - LE MATIN.ma
     
  2. Med Omar

    Med Omar MoUl DéTaILS-GaRoU PiPaS Membre du personnel

    J'aime reçus:
    813
    Points:
    113
    L'intégration maghrebine: Quel rôle dans la croissance des pays de L'UMA?

    La directrice générale du FMI, Christine Lagarde, a indiqué, le 17 février, que l’intégration économique maghrébine assurerait 2 à 3 points de croissance supplémentaires pour chaque pays par an. «L'intégration économique des pays de l'Union du Maghreb peut créer, selon nos études, entre 2% et 3% de PIB supplémentaire par an pour chaque pays», a déclaré Mme Lagarde dans un message transmis aux participants au 3e Forum des entrepreneurs maghrébins à Marrakech. La directrice générale du FMI a, cependant, précisé que plusieurs défis restent à résoudre, citant notamment la «complexité des procédures et la bureaucratie», «les doubles barrières douanières», la «faible ouverture aux systèmes de l'investissement étranger» et «l'insuffisance des infrastructures».
    Le 3e Forum des entrepreneurs maghrébins s’est ouvert à Marrakech le 17 février, soit le jour même du 25e anniversaire de la signature du traité constitutif de l'Union du Maghreb arabe (UMA), en présence de 500 entrepreneurs en provenance des cinq pays du Maghreb et de dirigeants d’institutions financières internationales.Les entrepreneurs maghrébins vont étudier jusqu’au 18 février les moyens de renforcer l'intégration économique régionale malgré le blocage politique de l'UMA, un groupement politique et économique régional composé de l'Algérie, la Libye, le Maroc, la Mauritanie et la Tunisie.
    La mise en œuvre de l'UMA, qui représente un marché de 90 millions de consommateurs, a été stoppée à cause du conflit entre le Maroc et l’Algérie autour du Sahara occidental.
    «Le commerce entre les pays de l'UMA ne représente en moyenne que 3% des échanges globaux de ces pays, ce qui représente le taux d'intégration le plus faible au monde», a déploré la présidente de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), Miriem Bensalah Chaqroun.
    Selon elle, le rendez-vous de Marrakech doit être l'occasion de mettre sur les rails une «Initiative maghrébine du commerce et de l'investissement (IMCI) ». Cette feuille de route émanant du secteur privé contiendra des mesures concrètes pour renforcer le commerce et les investissements intra-régionaux.
    Selon des chiffres officiels, aucun des cinq pays ne compte un de ses voisins maghrébins comme partenaire commercial majeur. Au Maroc, le commerce inter-maghrébin ne représente ainsi que 3,2% du total des exportations et 2,6% des importations.
    Annoncée depuis 2010, la Banque maghrébine d'investissement et de commerce extérieure (BMICE) tarde à voir le jour alors que chacun des pays maghrébin négocie de son côté un accord commercial avec l’Union européenne (UE), souvent en concurrence avec ses voisins.
    « Actuellement, les pays du Maghreb se font souvent concurrence sur les produits exportés notamment vers l'UE. Or il y a un potentiel important pour une meilleure division des tâches à travers l'établissement de chaînes de valeur et de production régionales», a suggéré le directeur du département Maghreb à la Banque mondiale, Simon Gray


    source : http://www.info-express.ma/economie-2/7277-lintegration-maghrebine-quel-role-dans-la-croissance-des-pays-de-luma
     

Partager cette page