Fragilisée, la Société générale devient une cible

Discussion dans 'Scooooop' créé par Pe|i, 29 Janvier 2008.

  1. Pe|i

    Pe|i Green heart ^.^

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    La "fraude" spectaculaire à la Société générale, sur laquelle maintes questions restent sans réponse, a déjà coûté 4,9 milliards d'euros à la banque. Lui coûtera-t-elle aussi son indépendance ? La Société générale ressort très affaiblie de cette affaire, qui s'ajoute à ses investissements malheureux dans les crédits immobiliers à risques aux Etats-Unis, les subprimes. Au total, la facture s'élève à 7 milliards d'euros.

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    Certes, sur le papier, et comme le soulignent ses dirigeants, la banque apparaît "plus solide qu'avant". Une augmentation de capital garantie de 5,5 milliards d'euros doit lui permettre d'éponger ses pertes. Outre Groupama, la Caisse des dépôts et consignations (CDC), déjà actionnaire à hauteur de 2,3 % de la Société générale, est décidée à y souscrire. Mardi matin, la CDC se refusait toutefois à commenter cette information.

    Mais en Bourse, la banque française a perdu, depuis le mois de juin 2007, soit en moins d'un an, la moitié de sa valeur. Celle-ci s'établissait, mardi 29 janvier, à peine à 34 milliards d'euros. Moitié moins que celle de son concurrent BNP Paribas, qui a perdu 27 % de sa valeur depuis juin 2007.

    Ce montant pouvant susciter des convoitises, notamment de la part d'un prédateur étranger, le gouvernement a déclaré, lundi 28 janvier, que l'Etat ne laisserait pas faire, en cas "d'offre publique d'achat (OPA) hostile". Ce dernier "devra réagir" au cas où la Société générale serait attaquée, a déclaré, lundi, le secrétaire général de l'UMP, Patrick Devedjian. "Il ne faut pas nationaliser la Société générale mais l'Etat n'est pas obligé de rester inerte quand la substance même de son économie est en péril", a-t-il déclaré sur LCI.

    "UN DOSSIER POLITIQUE"

    Ces propos faisaient écho à ceux tenus la veille par Henri Guaino, conseiller du président Nicolas Sarkozy. M. Guaino avait estimé, lors du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, que "l'Etat ne resterait pas les bras croisés si quelqu'un, un prédateur quelconque [cherchait] à profiter de la situation".


    La banque peut-elle continuer seule ? Sur les marchés financiers, les rumeurs d'une OPA circulent. "Dans l'histoire des fraudes précédentes – Barings, Amaranth… – tous les établissements touchés ont fini par disparaître", rappelle Pascal Decque, analyste chez Natixis.

    La plupart des experts estiment ainsi que le rachat de la Société générale est inévitable. "On en parlait déjà lorsque la banque était en bonne santé, alors maintenant…", poursuit M. Decque.

    Chacun y va de son scénario. Les investisseurs spéculent. Ils voient la BNP candidate à la reprise des activités de banque de détail et le Créditagricole acheteur de la partie banque d'investissement. Quel que soit le scénario, "dans un an ce sera fait", présage M. Decque.

    D'ici là, toutefois, les obstacles à franchir sont nombreux. La crise des subprimes a fragilisé les banques. "Aucune n'est incitée à prendre des risques", estime Romain Burnand, de la société de gestion Moneta.

    "Le dossier est politique", insistent les analystes d'Oddo. Quant à la fusion de la Société générale avec son concurrent français BNP Paribas, qui ne s'était pas faite lors de la "guerre des banques" en 1999, "elle obligerait à procéder à des licenciements importants. Ce n'est certainement pas l'objectif du gouvernement", observe un analyste.

    Reste l'hypothèse de l'arrivée d'un fonds souverain. Ces investisseurs étatiques, venus d'Asie ou du Moyen-Orient, sont déjà venus au secours des banques américaines : Merrill Lynch, Citigroup, Morgan Stanley etc. A la mi-janvier, lors de son séjour à Riyad (Arabie saoudite), le chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy, a assuré que la France était "ouverte aux fonds souverains", si leurs intentions sont "sans ambiguïté" et leur gouvernance "transparente".

    Le cours de l'action Société générale, qui avait perdu 3,82 % lundi, regagnait 3,56 % mardi matin à 10 heures 20.

    Source : Le Monde.fr
     
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  2. ذات النقاب

    ذات النقاب أختكم في الله

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    wa daba ach ghadi ydiro , Je crois la seule solution cest OPA
     
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    Une OPA est possible, je pense que dans 6 mois on aura une vision plus claire sur l'avenir de la SG (en France et au Maroc aussi!!)
     
  4. ذات النقاب

    ذات النقاب أختكم في الله

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    pourquoi 6 mois ? une dificulte finaciere necessite une action immediate si non la chute je crois que la societe est dotée par un systeme anti OPA etabli par les principaux actionnaires , on attend !!!
     
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    Je suis d'accord avec toi, mais il y a aussi le politique qui entre en jeu, la France ne laissera pas faire. Même si les principaux actionnaires se mettent d'accord, il va falloir voir ce qu'en pense l'état Français (qui ne pense pas à étatiser la SG, mais se dit contre tte acquisition de ls SG)
    Je pense que c'est dans les 6 prochains mois que ça va se décider.
     
  6. Fanida

    Fanida OUM LYNA

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    ils disent que peut etre elle va etre acheter par la BNP paribas.
    ce qui savent pas encore c comment se trader a pu faire tout ca malgrés les multiples controls dans les differents services.
     
  7. ذات النقاب

    ذات النقاب أختكم في الله

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    fi kano les auditeurs dayrin dodo
     
  8. Pe|i

    Pe|i Green heart ^.^

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    Les contrôleurs financiers fermaient l'œil sur ce trader pourvu qu'il rapportaient des milliards d'€ de gain. Ben c'est ca le risque, accepter le gain et la perte !!

    Je vois pas pourquoi ils en font toute une histoire, la banque doit tout simplement assumer ses décisions, d'ailleurs si on savait les échanges financiers journaliers effectués dans les salles de marchés, ca vous effraiera pour le reste de vos jours <D
     

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