France: Travailleur immigré, un statut difficile

Discussion dans 'Scooooop' créé par @@@, 24 Février 2009.

  1. @@@

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    Les quelque 1,5 million de salariés immigrés sont plus exposés que les autres à des conditions de travail "pénibles", "monotones", et privés d'informatique et de collègues, selon une étude 2005 publiée par le ministère du Travail.

    Sont comptés comme immigrés les 4% de salariés de nationalité étrangère, et les 3% de salariés nés étrangers à l'étranger et devenus Français.

    Ces salariés travaillent plus dans le bâtiment (14% d'immigrés, surtout étrangers, contre 7% en moyenne parmi les salariés), dans l'entretien (12%) ou comme employées de maison (28%).


    Mais "quand on compare leur situation à celle des salariés non immigrés du même secteur ou métier", leurs conditions de travail restent "spécifiques", souligne l'étude du département analyse et statistiques du ministère (Dares).

    C'est surtout vrai des immigrés n'ayant pas pris la nationalité française.
    Toutes choses égales par ailleurs, environ la moitié des étrangers (52% des hommes et 48% des femmes) disent rester "longtemps dans une posture pénible", contre environ un tiers des non-immigrés (respectivement 36% et 30%).

    Les étrangers déclarent moins souvent d'autres contraintes physiques (charges lourdes, vibrations, travail au froid, à la chaleur, fumées, produits dangereux, bruit élevé) "en partie à cause de leur plus grande propension à tenir pour +naturelles+ des conditions de travail difficiles", dit l'étude.

    L'une des différences "les plus importantes" entre les immigrés et les autres salariés tient à leur moindre utilisation de l'ordinateur, et le fait d'être moins souvent amenés à lire ou à écrire.

    55% des salariées étrangères disent ne jamais lire ou remplir de documents au travail, contre 22% des femmes non-immigrées. Pour les hommes, le rapport va également du simple au double (39% contre 17%).

    Or, souligne la Dares, "les difficultés d'ordre linguistique ne semblent pas jouer un rôle majeur" puisque les étrangers ne sont guère plus nombreux (27%) que les autres (22%) à avoir du mal à comprendre ce que disent leurs chefs ou leurs collègues.

    Les étrangers jugent aussi leur tâche "plus souvent monotone", sont "moins souvent en contact avec le public" et "plus nombreux à déclarer ne pas avoir de collègues".
    Une étrangère sur trois (35%) travaille de manière isolée, trois fois plus que chez les non-immigrées, et 12% des étrangers travaillent seuls, contre 6% pour les collègues non-immigrés.

    Les données sont issues de l'enquête "Conditions de travail" 2005 réalisée auprès d'un échantillon représentatif de 19.000 personnes et de l'enquête "Sumer" 2003 auprès de médecins du travail et de salariés.


    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2...8-travailleur-immigre-un-statut-difficile.php
     

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