France : Vers le basculement au numérique et la télévision du futur

Discussion dans 'Scooooop' créé par BOLK, 26 Juillet 2006.

  1. BOLK

    BOLK Accro Membre du personnel

    J'aime reçus:
    309
    Points:
    83
    Le ministre français de la Culture et de la Communication, Renaud Donnedieu de Vabres, a rendu public mardi les détails du projet de loi controversé sur le basculement au numérique et la télévision du futur qu'il présentera mercredi en Conseil des ministres, un projet marqué, selon lui, par le souci de développer la création audiovisuelle.

    [​IMG]

    Selon le ministre, deux principes fondent le projet: permettre à chaque Français de recevoir la télévision numérique et faire en sorte que la télévision numérique terrestre (TNT) et la télévision mobile personnelle participent au développement de la création audiovisuelle et cinématographique.

    Avant même la présentation du projet, l'un des articles, qui prévoit l'attribution d'une chaîne supplémentaire aux grands groupes privés audiovisuels (TF1, Canal+ et M6) pour les encourager à basculer vers le numérique, suscite une levée de boucliers de plusieurs nouveaux entrants de la télévision numérique terrestre (TNT), automatiquement privés de cet avantage.

    AB Groupe (NT1), BFM TV, Bolloré (Direct 8) et NRJ Group (NRJ12), qui redoutent la concurrence des opérateurs historiques, dénoncent donc les "risques de déstabilisation" de la TNT en France, à la suite de ce dispositif et demandent que la TNT "ne soit pas confisquée au profit de quelques-uns".

    Présentant son projet à la presse, mardi, le ministre de la Culture a cherché à rassurer ses adversaires, assurant que "la création de canaux supplémentaires en 2012 profitera aux téléspectateurs et à la création audiovisuelle et cinématographique française et donc à la diversité culturelle".

    "Garantir le pluralisme et les équilibres économiques"

    Il a souligné d'autre part les critères qui devront présider à l'attribution de ces canaux supplémentaires. Il faut, selon lui, "tenir compte du pluralisme sous toutes ses formes" et le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) pourra "rejeter un projet présenté si celui-ci risque de porter atteinte au pluralisme".

    De surcroît, ajoute le ministre, le dispositif anti-concentration en vigueur "garantira le pluralisme et les équilibres économiques".

    Le projet fixe par ailleurs les modalités du basculement vers le numérique qui s'opérera progressivement entre le 31 mars 2008 et le 30 novembre 2011, date fixée pour l'arrêt complet de la télévision analogique en France.

    La couverture du territoire par la TNT (soit 58% de la population à ce jour) s'étendra progressivement à 75% des foyers début 2007 et à 85% au cours de la même année.

    Pour les 15% restants, résidents des zones d'ombre inaccessibles aux ondes hertziennes terrestres, le lancement d'une offre gratuite par satellite permettra à la totalité de la population de continuer à avoir accès à la télévision après l'arrêt de l'analogique.

    Un groupement d'intérêt public, doté d'un budget d'une centaine de millions d'euros, sera mis en place pour aider les plus démunis à s'équiper.

    Le projet de loi fixe également le cadre pour organiser le dividende numérique, c'est-à-dire l'attribution des fréquences libérées par l'arrêt de la diffusion analogique. Selon le ministre, elles feront "l'objet d'une ré-affectation expresse à l'autorité gestionnaire avant toute nouvelle assignation et après une consultation publique".

    Par ailleurs, "l'arrêt de l'analogique doit encore renforcer la place et l'identité de la télévision publique".

    Pour tous les diffuseurs analogiques, conclut le ministre, "les coûts de diffusion économisés devront se traduire par des investissements renforcés dans le domaine de la création".

    AFP


     

Partager cette page