Fusion ONA-SNI : Radical changement de stratégie

Discussion dans 'Info du bled' créé par @@@, 29 Mars 2010.

  1. @@@

    @@@ Accro

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    · La plus grosse opération jamais faite sur la place

    · Toutes les participations sont destinées à la Bourse

    · Une nouvelle race de société va-t-elle naître?



    Cela a été le coup de tonnerre du week-end, avec à la clef du jamais vu: 11 sociétés suspendues de la cote, sans compter les deux holdings, ONA et SNI!

    En fait, le marché en parlait depuis déjà quelques temps, sans pouvoir ni confirmer ni infirmer le projet de fusion

    La décision finale a été prise, le 25 mars, lors du Conseil d’administration conjoint de la SNI et de l’ONA. Pour ce dernier, la date a été avancée pour entrer dans le calendrier du conseil de la SNI.
    Ce sont donc les deux holdings les plus en vue qui vont fusionner, puis être retirés de la cote boursière.

    Un coup dur pour la Bourse?


    Pas forcément, et même pas du tout, puisque la vocation de la nouvelle entité (qui n’a pas encore de nom) créée par la fusion, sera précisément de mettre en bourse toutes ses participations.

    L’opération, nous confie Hassan Bouhemou, PDG de la SNI, comportera rapidement la remise sur le marché des actions détenues sur Centrale laitière (55%), Sothema (30%) et Lesieur (55%). Ceci devra être fait d’ici 12 mois, ajoute le président: «Nous commençons par elles, car ce sont les plus mûres, elles ont atteint leur vitesse de croisière, ensuite nous passerons aux autres et avec l’argent retiré nous élèverons d’autres entreprises».

    A l’évidence le groupe contrôlé par Siger, le holding de la Famille Royale vient de changer de stratégie, du tout au tout.

    «Effectivement, confirme El Mouatassim Belghazi, le président de l’ONA c’est une rupture»
    Avec la fusion de SNI et ONA, une page se tourne dans l’histoire de cet ensemble, constitué au fil des années. Le groupe a donc une nouvelle vision, explique Hassan Bouhemou, PDG de SNI : «l’ancien modèle s’est essoufflé».
    Au lieu de deux conglomérats multi-métiers, «la nouvelle entité sera un actionnaire professionnel».



    Modalités de l’opération


    SNI et ONA laissent place à un holding unique non coté à travers les étapes suivantes :
    - Etape 1: Offres Publiques de Retrait
    - Etape 2: Radiation de la cote
    - Etape 3: Fusion SNI/ONA
    - Etape 4: Optimisation et rationalisation du périmètre du groupe
     
  2. @@@

    @@@ Accro

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    ONA et SNI: fusion stratégique pour dynamiser la bourse de Casablanca




    Lors d’une réunion le 25 mars 2010, les conseils d’administration de la SNI et de l'ONA ont décidé la fusion de ces deux entités phares de la finance et de l’industrie marocaine. Objectif: stimuler la place financière de Casablanca.

    L’annonce du de la fusion du holding Omnium nord-africain (ONA) et de son bras financier la Société nationale d’investissement (SNI) a provoqué une véritable ébullition au sein de la bourse casablancaise le vendredi 26 mars. La création de la nouvelle entité passe par le retrait des cotes du bloc ONA-SNI (formé des valeurs ONA, SNI, Cosumar, Lesieur, Centrale Laitière, Attijariwafa Bank, Wafa Assurance, Lafarge Ciments, Sonasid, Managem, et SMI). Les deux titres cotaient respectivement à 1 832 et 1 325 à la clôture du marché boursier, jeudi 25 mars. Deux offres publiques de retrait seront déposées au prix respectifs de 1900 dirhams et de 1650 dirhams par action.

    Objectif de la manœuvre : « dépasser la vocation de groupe multi-métiers au profit de celle de holding d’investissement exerçant un seul métier : celui d’actionnaire professionnel », indique un communiqué de l’ONA. L'ambition de ce géant marocain au chiffre d'affaire consolidé 2008 de 36 635 millions de dirhams (soit environ 3,28 milliards d'euros) est désormais de devenir un « catalyseur de création de valeur dans des entreprises leader et un incubateur de projets structurants ». En clair, les domaines de prédilection du groupe dirigé par Mouatassim Belghazi ne changent pas. Outre les opérations financières, il s’agit toujours des activités dites stratégiques : les mines, l’agroalimentaire, la distribution et les relais de croissance comme les technologies de la communication, l’énergie et l’environnement.


    « Participations significatives non majoritaires »

    Néanmoins, le changement de méthode et de philosophie du nouveau holding impliquera à terme une « réduction progressive » du périmètre de ses activités à travers « la cession sur le marché boursier du contrôle d’entités autonomisées », au premier rang desquelles Cosumar, Lesieur et l’ensemble Centrale laitière/Bimo/Sotherma. La nouvelle entité aura pour vocation de détenir des participations « significatives non majoritaires », sauf dans les cas de contrôle conjoint (Lafarge Maroc et Sonasid) et « d’incubation de nouveaux projets ou de participations en développement » (Wana, Marjane, Onapar, Nareva, Optorg).

    Enfin, la fusion vise à accompagner des entreprises leaders dans leur domaine et des projets « structurants pour l’économie marocaine ». Le nouveau holding sera ainsi « régulièrement amené à céder au marché le contrôle des entreprises ayant atteint leur vitesse de croisière », indique le communiqué. Ce qui signifie mécaniquement une attractivité renouvelée de la place boursière marocaine avec une augmentation des flottants donnant aux investisseurs institutionnels une plus grande influence sur les sociétés cotées.





    http://www.jeuneafrique.com/Article...e-pour-dynamiser-la-bourse-de-casablanca.html
     

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