Gouvernement: Des promesses et des ratés

Discussion dans 'Info du bled' créé par @@@, 4 Janvier 2010.

  1. @@@

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    · Justice, médecine, transport, champ religieux,... les réformes qui traînent


    · Bilan mitigé pour l’équipe El Fassi


    Effets d’annonce, loupés ou promesses non tenues? Dans tous les cas de figure, l’examen des bilans de certains départements ministériels laisse perplexe. A tel point que l’annonce de quelques projets et mesures s’apparente plutôt à des déclarations de circonstance pou ne pas dire du bluff tout court.
    Que des chantiers n’ont pu être menés à terme! Ou du moins dans les délais requis. Bien entendu, l’on pourra toujours nous reprocher de ne voir que la moitié vide du verre. Mais justement, c’est la logique de cet exercice.


    Des chantiers et des retards


    Pour justifier le renvoi aux calendes grecques du dispositif de régulation du marché de l’immobilier, Taoufiq Hejira évoque la crise des surprimes qui a complétement changé la donne. Cela ne le dédouane pas pour le retard pris dans la réalisation du programme «villes sans bidonvilles».

    En revanche son collègue en charge du Tourisme estime que «l’économie nationale a fait preuve d’une forte capacité d’absorption du choc de la crise internationale». Même si l’argumentaire avancé à cet effet résiste peu à l’analyse. Le chiffre de 8 millions de touristes renferme une proportion importante des MRE. En témoigne d’ailleurs la baisse de 6% des nuitées sur les onze premiers mois de l’année 2009. Moralité, on est encore loin des objectifs de la vision 2010.

    Dans le domaine de la Santé, la ministre Yasmina Baddou avait promis une réforme de l’exercice de la médecine pour septembre 2009. Il s’agissait de la révision de la loi 10-94 dans l’objectif de libéraliser le capital médical et d’instaurer des pratiques de bonne gouvernance. Jusqu’à présent rien de concret. Qu’en sera-t-il alors de la baisse des prix des médicaments promise pour 2010? Idem pour la couverture médicale des étudiants que le ministre de l’Emploi leur a fait miroiter pour 2009.

    Autre grand chantier de réforme annoncé tambour battant et non mené à terme: celle de la compensation. Nizar Baraka avait promis de servir les subventions à ceux qui la méritent. Certes, des aides directes sont désormais allouées aux ménages pauvres via la scolarisation de leurs enfants mais le problème de la compensation reste entier. La subvention des produits pétroliers, sucre et farine profite toujours aux ménages les plus nantis car ils consomment le plus ces produits.

    Dans le domaine agricole, une pièce maîtresse de la mise en œuvre du Plan Maroc vert, en l’occurrence la loi sur l’agrégation n’a pas encore vu le jour. Or, le texte est d’importance capitale dans la mesure où il doit mettre fin au morcellement des exploitations via la mobilisation des terres collectives.

    Quid aussi de la réforme de la Justice qui traîne malgré les appels incessants du Souverain. Pourtant, le département de Abdelwahed Radi a été nanti du budget nécessaire à cet effet. Seulement, le ministre préfère la construction des tribunaux au lieu d’activer suffisamment le chantier de la réforme. Le justiciable s’attend avant tout au concret. A commencer par la lutte contre la corruption. Qu’attend-il par ailleurs pour défendre la mise en place du Fonds de solidarité familiale qui accuse un retard de 5 ans?

    Le champ religieux devait également faire l’objet d’une réforme orientée vers l’assainissement des lieux de culte. Dans l’objectif d’assurer une meilleure organisation et un contrôle efficient des mosquées. Or, depuis le 16 mai 2003, les mosquées clandestines pullulent toujours dans des quartiers populaires et banlieues de grandes agglomérations.

    Au chapitre des transports et logistique, la situation n’est pas reluisante non plus. Le système d’agréments plombe encore le secteur du transport des marchandises et voyageurs. Même la signature du contrat-programme liant le gouvernement aux professionnels de la logistique a été maintes fois différée. Quant au Code de la route, on peut dire que le bout du tunnel n’est pas pour demain.




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