Grévistes de la faim : l'Etat refuse de négocier

Discussion dans 'Info du bled' créé par oisis73, 12 Novembre 2006.

  1. oisis73

    oisis73 llit3ejjib yettibla

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    Depuis le 1er novembre, les enseignants chercheurs titulaires du doctorat français sont en grève de la faim. Selon le ministère de l'Enseignement, cette grève est injustifiée, et tout a été fait pour mettre fin à ce vieux problème de plus vingt ans. Jalil Bouabid, directeur des ressources humaines et du budget, a par ailleurs déclaré que : «Le dialogue n'a jamais été fermé. Nous sommes arrivés à un consensus qui devrait normalement satisfaire toutes les parties».

    La grève de la faim observée par les enseignants chercheurs titulaires du doctorat français depuis le 1er novembre est injustifiée selon le ministère de l'enseignement supérieur. Jalil Bouabid, directeur des ressources humaines et du budget, affirme que son département a puisé toutes les solutions juridiques possibles pour mettre fin à ce vieux problème de plus de vingt ans. "Le dialogue n'a jamais été fermé.

    Nous sommes arrivés à un consensus qui devrait normalement satisfaire toutes les parties. ", explique-t-il lors d'un point de presse organisé vendredi dernier afin de dissiper les malentendus.
    Le ministère refuse de discuter avec l'Association des enseignants et n'accepte comme seul interlocuteur que le syndicat national de l'enseignement supérieur.

    Pour cette association, les pourparlers n'ont abouti à rien. Chose que contestent les responsables du ministère de l'enseignement supérieur. Ces derniers proposent le reclassement des professeurs recrutés avant 1997 dans le grade de professeur habilité à partir de 2002.

    Cette catégorie de personnes peut passer un concours pour être promue dans le grade de professeur de l'enseignement supérieur (PES) au cours de l'année 2006. Et ce, tout en comptabilisant l'ancienneté dès la date de recrutement même pour ceux qui ont eu leur doctorat d'Etat avant 1997. Le concours proposé n'est pas soumis à un quota.

    Les grévistes refusent cette proposition. Ils veulent le reversement direct et sans condition aucune - sauf les quatre années d'ancienneté dans le grade de maître de conférence - des enseignants dans le grade de PES conformément aux textes de loi de 1975. El Mokhtar Bakkour, directeur des affaires juridiques et de l'enseignement supérieur privé, souligne qu'il s'agit de l'ultime proposition du ministère : " L'administration n'a pas cessé de lâcher du lest au fur et à mesure que les discussions avançaient. Les pourparlers ont abouti à cette solution ingénieuse.

    On ne peut pas sortir du cadre du système de 1997. "
    Jalil Bouabid pense que c'est une opportunité que les protestataires ne doivent en aucun rater car la justice avait déjà statué il y a quelques années sur leur situation.


    " Le dossier a été clos. Nous l'avons ouvert pour leur offrir des droits moraux et nous nous sommes retrouvés face à ce problème ", estime-t-il. La grève de la faim, pour lui, ne concerne que les intéressés. Et c'est à eux de décider de l'arrêter car la position du ministère est on ne peut plus claire. " Nous les respections énormément. Mais la grève de la faim n'est pas une solution. C'est une erreur. "

    El Mokhtar Bakkour déclare qu'il faut trouver une issue dans un cadre crédible qui ne dénature pas la valeur des diplômes. Pour les responsables, la solution la plus idoine a été trouvée. Elle est réaliste au niveau de l'exécution.

    Ils s'attendent à des réactions d'autres détenteurs de diplômes.
    Quant aux enseignants chercheurs titulaires du doctorat français, ils sont déterminés à poursuivre leur débrayage. Comment et quand la grève de la faim cessera-t-elle ? Affaire à suivre…

    _________________________________________________________
    Les grévistes lancent un appel de détresse au ministre

    Pour manifester leur mécontentement, 1.697 grévistes de la faim, enseignants chercheurs marocains titulaires du Doctorat français recrutés dans le cadre de loi du 17/10/75, ont décidé d'envoyer une lettre ouverte au ministre de l'Enseignement supérieur et à la secrétaire du SNE-sup. Dans celle-ci, les grévistes essayent de sensibiliser les responsables à leur situation et de les amener à comprendre leur désarroi.

    Ils insistent également sur le fait qu'il ne s'agit ni d'un simple diplôme qu'ils souhaitent faire valoir, ni d'une revendication pécuniaire mais ils revendiquent une reconnaissance de leurs droits légitimes, le droit à l'équivalence de leur diplôme, de leur ancienneté et de leur dignité.

    Par ailleurs, ils rappellent qu'il est aujourd'hui impératif de trouver une solution à ce cette " erreur administrative " qui dure depuis vingt deux ans et qui " risque d'affecter l'université marocaine pour toujours ".

    le matin​
     
  2. ذات النقاب

    ذات النقاب أختكم في الله

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    Re : Grévistes de la faim : l'Etat refuse de négocier

    wach baghyin yanta7ro
     
  3. Le_Passager

    Le_Passager Bannis

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    Re : Grévistes de la faim : l'Etat refuse de négocier

    maradich yakhdo 7a98om f dounya et en plus radyin yamchiw direct l ja8annam ila mattou b jou3 [21h]
     

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