Grands Fleuves dans le monde par Continent (en cours)

Discussion dans 'Bibliothèque Wladbladi' créé par titegazelle, 17 Août 2013.

  1. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Grands Fleuves dans le monde
    par Continent


    En hydrographie francophone, un fleuve est un cours d'eau qui se jette dans une mer, dans l'océan, ou, exceptionnellement:
    Il se distingue d'une rivière, qui se jette dans un autre cours d'eau. Les fleuves ayant leur cours proche de la côte maritime sont appelés fleuves côtiers.

    Éléments physiques et hydrographiques

    Aux grandes échelles temporelles et géologiques, la dérive des continents, les transformations morphophonologiques naturelles, le réchauffement ou le refroidissement planétaire entraîne au rythme des phases glaciaires et interglaciaires des modifications régulières et très importantes des longueurs, largeur, débit et configuration des fleuves sur toute la surface du globe.
    Il est difficile de mesurer, modéliser ou cartographier finement la longueur d'un fleuve et d'autres de ses caractéristiques, pour deux raisons principales ; parce que les fleuves ont une propriété fractale et parfois un important lacis de bras secondaires, plus ou moins étendu selon l'époque de l'année, surtout dans le cas des fleuves «sauvages» (peu régulés), ce qui signifie que plus la mesure est précise, plus le fleuve semblera long. En outre, il est difficile de déterminer exactement où un fleuve commence puisque souvent formé en amont par des ruisseaux saisonniers, sources intermittentes, des marais, ou des lacs éphémères.

    Les prospectivistes doivent aussi maintenant prendre en compte le dérèglement climatique et les besoins d'adaptation au changement climatique, pour l'homme comme pour les espèces des milieux aquatiques.

    Le lit


    L'espace qu'occupe un cours d'eau varie selon son hydrologie:
    La faune et la flore, et en particulier les ripisylves, les grands herbivores et le castor interagissent naturellement avec l'écologie fluviale et la forme et le débit des cours d'eau. Depuis 200 ans, c'est l'homme et ses aménagements qui sont devenus la première cause de changement écologique et morphologique des cours d'eau, avec les barrages notamment.
    Dans certains contexte (sols et substrats perméables ou semi-perméables), le lit interagit fortement avec des cours d'eau souterrains, les nappes (Loi de Darcy) et les zones humides adjacentes ou sous-jacentes et avec un compartiment sous-fluvial qui peut abriter une faune spécifique généralement plutôt étudiée dans le cadre de l'«écologie souterraine» ; L'eau souterraine constitue environ 98 % des ressources en eau contre moins de 2 % pour les lacs et les cours d'eau)..

    Quelques chiffres et statistiques

    Les trois plus longs fleuves au monde sont le Nil avec 6 718 km, suivi par l'Amazone avec 6 500 km environ, et finalement le Yangtsé avec 6 300 km.
    L'Amazone est cependant le fleuve qui possède, et de loin, le plus grand bassin versant (6 150 000 km²) et le plus grand débit (190 000 m3/s).
    En Europe, les plus grands fleuves sont la Volga avec 3 700 km et le Danube avec 3 019 km.

    Les dix plus longs fleuves
    Les données suivantes correspondent à une longueur moyenne estimée :
    1. Nil (entre 6 499 km et 6 718 km)
    2. Amazone (entre 6 259 km et 6 800 km)
    3. Yangtsé (Chang Jiang) (6 380 km)
    4. Mississippi-Missouri (6 210 km)
    5. Ienisseï-Angara (5 550 km)
    6. Huang He (5 464 km)
    7. Ob-Irtych (5 410 km)
    8. Congo (4 380 km ou 4 670 km)
    9. Amour (4 354 km)
    10. Mekong (4 350 à 4 909 km)
    Autres utilisations du mot fleuve Expressions
    • fleuve au long cours :
    • roman-fleuve, discours-fleuve : roman, discours particulièrement long, voire interminable
    • haut, bas du fleuve : dans le langage familier, la hauteur du fleuve détermine la proximité avec l'océan. Haut = près de la source, Bas = près de l'océan
    • oued (pluriel ouadi, wad, wadi) est un terme arabe qui désigne un cours d'eau ; Guadalajara (Espagne) viendrait de Oued El Hjar (la rivière des pierres)
    Œuvres
    Titres d'œuvres dans lesquelles le mot fleuve apparaît :
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    Nom de la page : Fleuve
    Source : Article Fleuve de Wikipédia en français (auteurs)
     
    la souriante aime ça.
  2. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    AFRIQUE
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    M A R O C [​IMG]
    Bouregreg

    Le Bouregreg (en arabe أبورقراق ou abou rāqrāq), toujours appelé que ce soit en français ou en arabe, abi raqraq par les populations Rbaties et Slaouies de Souche (populations originaires des villes de Rabat et de Salé), est un fleuve marocain, long de 240 kilomètres, son débit moyen s'élève à 23 m3s-1 mais, en période de crues, il peut atteindre 1 500 m3s-1.

    Il prend naissance dans le massif du Moyen Atlas à l'altitude de 1 627 m au niveau du Jbel Mtourzgane (Province de Khémisset) et de Grou (Province de Khénifra) et se jette dans l'océan Atlantique entre les villes de Salé au nord et Rabat au sud.

    [​IMG]
    Description : Vallée de l'oued Bou Regreg entre Rabat et Sale (Maroc)
    Date : novembre 2009
    Source : Travail personnel
    Auteur : Pline
    Ce fichier est sous licence Creative Commons Paternité –
    Partage des conditions initiales à l’identique 3.0 Unported, 2.5 Générique, 2.0 Générique et 1.0 Générique.
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    Histoire

    L'existence humaine sur la vallée du fleuve remonte au VIe Siècle avant Jésus-Christ, avec l'édification de Chellah par les Phéniciens suivis par les Carthaginois. Ensuite, le site a été une demeure des Romains qui se sont installés dans la région. Ils fondaient un port sur l'estuaire du fleuve, qui sera repris par les Salétins* après l'effondrement des premiers.

    Celui-ci servirait pour une longue période au dynamisme économique des villes de Rabat et de Salé ainsi qu'il a été d'une grande utilité pour les corsaires des deux villes et pour les luttes contre la marine britannique et portugaise qui tentaient d'occuper le port. Depuis la construction du port de Casablanca en 1913, l'activité du port fluvial du Bouregreg a décliné.

    Les Almoravides ont érigé sur la rive gauche du fleuve une petite forteresse pour lutter contre les menaces des tribus de Bouraghouata. Les Almohades l'ont reconstruit et en font une véritable forteresse, la Kasbah des Oudayas. Après l’arrivée des Morisques dans la ville de Rabat, ils ont redonné un souffle à la Kasbah en la restaurant et la renforçant. La dynastie Alaouite entreprend à son tour des travaux d’aménagement du site entre 1757 et 1789 puis entre 1790 et 1792.

    Le fleuve a favorisé également l'accentuation des échanges commerciaux entre les villes de Rabat et de Salé et, depuis l'instauration du protectorat, il y a eu l'utilisation d'un bac à vapeur pour transporter les hommes et les marchandises et ce, jusqu'en 1936.

    Hydrologie

    Le Bouregreg est l'un des principaux cours d'eau du Maroc. Il prend naissance dans le massif central marocain et chemine vers le littoral atlantique à travers la meseta côtière. Son bassin versant est limité au nord-est par le bassin du Sebou, au sud par celui de l'Oum Errabiaa, au sud-ouest par les bassins des oueds côtiers (oued Cherrat, oued N'Fifikh, et oued Malleh) et s'ouvre vers l'ouest sur l'océan Atlantique.
    Le réseau hydrographique est composé essentiellement de deux rivières :
    • Oued Bouregreg ;
    • Oued Grou et ses affluents : Akrech et Krifla.
    Le potentiel du bassin du Bouregreg en eau est évalué à 680 Mm3 et comporte le grand barrage "Sidi Mohamed Ben Abdellah" mis en service en 1974. Il constitue le principal ouvrage permettant la régularisation de 245 Mm3 d'eau potable, outre sept barrages collinaires : Aird, Ait Lamrabtia, Bouknadel, Mahrouk et N'khila à El Khémisset, Ain Tourtoute, et Tskrame à Khénifra.

    Aménagement de la vallée du Bouregreg

    Le projet de développement de la vallée du Bouregreg a été décidé par le roi Mohammed VI qui en a lancé les travaux en janvier 2006. Il porte sur une superficie globale de 6 000 ha allant de l'estuaire du fleuve au pied de la kasbah des Oudaïas, sur une longueur de 17 km allant jusqu'au barrage "Sidi Mohammed Ben Abdellah" en amont. L'ensemble de la mission a été confié à l'Agence Bouregreg. Elle est chargée de l'aménagement de la vallée dans sa globalité (urbanisme, environnement, social et patrimoine) et pourvue de pouvoirs exorbitants de la puissance publique. Parmi ses objectifs, la dépollution de la vallée et l'aménagement du territoire en vue d'en faire un espace de prestige et de cohésion sociale, susceptible de créer des richesses et initier une politique de développement durable.

    Trois projets-phares ont été lancés successivement en vue de faciliter les échanges entre les deux villes jumelles de Rabat et de Salé, deux lignes de tramway sur une longueur de 20 km, un nouveau pont de 14 m de hauteur et de 46 m de largeur (2 × 3 voies, une voie de tramway et deux voies pour cyclistes et piétons), et un tunnel de 1,5 km sous les murailles séculaires des Oudayas. Sur le volet urbanistique, la première tranche du projet baptisée «Bab Al Bahr» a fait l'objet d'un partenariat stratégique avec Al Maabar d'Abou Dabi. Il s'agit d'une cité de 35 ha comprenant des résidences, hôtels, commerces et musées, outre une cité des arts et métiers. Cinq autres phases sont encore à développer, le projet transformant au fur et à mesure de sa réalisation le paysage de l'agglomération de la capitale du Royaume.

    Agence pour l'aménagement de la vallée du Bouregreg


    L'Agence pour l'aménagement de la vallée du Bouregreg (AAVB), parfois dite Agence Bouregreg, est un établissement public marocain à caractère économique et social, sous tutelle de l'État et disposant de l'autonomie financière. Chargée de l'aménagement de la vallée du Bouregreg, elle a son siège à Rabat, dans l'arrondissement Hassan.

    Objectifs

    L'agence de Bouregreg est une institution sui generis qui a été chargée de développer les berges du fleuve Bouregreg séparant la capitale Rabat de sa ville jumelle Salé. Elle a été créée par l'État Marocain en vue de développer cette zone de près de 6 000 hectares. Il s'agit d'un établissement public à caractère économique et commercial doté de l'autonomie administrative et financière.

    Organisation

    La direction de cet établissement a été confiée à Lemghari Essakl, qui dispose d'une équipe restreinte de cadres pluridisciplinaires (gestionnaires, architectes et ingénieurs) experts en communication, marketing, histoire, et archéologie. L'Agence pour l'aménagement de la vallée du Bouregreg a été créée en novembre 2005 et les travaux d'aménagement ont été lancés en janvier 2006.

    Pour des raisons de commodité, la zone des 6 000 ha concernés par l'aménagement, a été scindée en 5 séquences distinctes et néanmoins complémentaires. La première tranche aménagée est celle qui verra naître à l'horizon 2012, une nouvelle cité baptisée Bab Al Bahr et entourée de sites aussi prestigieux que la Kasbah des Oudaïas, la Tour Hassan,la médina de Rabat et la muraille de Salé. Le développement de cette tranche porte sur une superficie globale de 75 ha dont près de la moitié est dédiée au projet immobilier et touristique en partenariat de l'Agence pour l'aménagement de la vallée du Bouregreg avec Al Maabar d'Abu Dhabi. Ce projet porte sur investissement estimé à 750 millions d'euros.

    La deuxième phase portant sur 110 ha est en cours de finalisation par l'Agence après que la partie de Dubai a marqué un temps d'arrêt en 2009. L'agence du Bouregreg est un établissement public qui vise à développer l'ensemble du territoire entre les deux villes jumelles de Rabat et Salé. L'agence a commencé par investir lourdement dans les travaux d'infrastructures et des équipements publics, en lançant concomitamment la réalisation d'un nouveau pont, un tunnel sous les Oudayas et deux lignes de tramway reliant les deux villes sur un linéaire de 20 km.

    Pont Hassan-II

    Le pont Hassan-II, parfois appelé nouveau pont Moulay-al-Hassan, est l'un des ponts reliant, au-dessus de l'estuaire du Bouregreg, à environ 2 km de l'océan Atlantique, les villes de Rabat – capitale du Maroc – et de Salé.

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    Description : Marina Bouregreg at Rabat
    Date : 20 septembre 2011
    Source : Marina Bourgreg, Rabat
    Auteur : Hamza BENALI
    Ce fichier est disponible selon les termes de la licence
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    Prévu pour remplacer le pont Moulay-al-Hassan, construit au milieu des années 1950 un peu en aval, il a été conçu par l'architecte français Marc Mimram et réalisé, sous la direction de l'ingénieure marocaine Nadia El Kassimi, pour un coût global (voies d'accès incluses) de 1,2 milliard de dirhams.

    Le 18 mai 2011, il a été inauguré par le roi Mohammed VI, de même que le tramway de Rabat-Salé, dont il est l'un des lieux de passage. Tout comme le tramway et le tunnel des Oudayas, il s'inscrit dans la composante «transport» de l'aménagement de la vallée du Bouregreg et, avec Bouregreg Marina, fait partie des premières réalisations majeures de ce projet initié par le Roi.

    Caractéristiques

    D'une longueur de 1,215 km, d'une largeur de 46 m et d'une hauteur de 12,8 m, le pont Hassan-II est composé de trois tabliers : l'un comporte la plateforme du tramway, ainsi que des voies piétonnes et pour les deux-roues ; les deux autres permettent la circulation automobile (trois voies dans chaque sens, soit deux voies routières de plus que le pont Moulay-al-Hassan).


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    DROIT D’AUTEURS
    Nom de la page : Fleuve
    Source : Article Fleuve de Wikipédia en français (auteurs)
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    Nom de la page : Bouregreg
    Source : Article Bouregreg de Wikipédia en français (auteurs)
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    Nom de la page : Agence pour l'aménagement de la vallée du Bouregreg
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    Nom de la page : Pont Hassan-II
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    Relatif :
    Salétins*
    Bouregreg, futur centre d’animation de Rabat-Salé
     
  3. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Afrique - Maroc
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    Drâa
    Le Drâa (ou Oued Drâa, ou encore Dra; en berbère: Derɛa, ⴷⴻⵔⵄⴰ, en arabe : واد درعة) est le plus long fleuve du Maroc avec 1100 kilomètres.
    [​IMG]
    Description : Draâ river
    Date : 12 December 2005 à 19:57
    Auteur : Donarreiskoffer
    Ce fichier est disponible selon les termes de la licence
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    Il se forme par la réunion des rivières Dadès et Imini dans les montagnes du Haut Atlas, au niveau du Massif de Tizi-N'Tichka à l'est du Jbel Toubkal et du Massif du M'Goun, à des altitudes variant de 3 000 à 4 000 m, jusqu’à se jeter dans l’océan Atlantique à Foum Draa au nord de la ville de Tan-Tan et au sud de Guelmim. C'est le système hydrographique le plus long du Maroc ; il est cependant à sec avant de rejoindre la côte pendant la plus grande partie de l’année mais il ne devient véritablement visible que 50 km avant son embouchure.

    Les eaux du Drâa sont utilisées pour irriguer des palmeraies ainsi que différentes cultures.
    La vallée du Drâa est remarquable pour ses ksour et kasbah en terre (en pisé).

    Géographie

    Le fleuve Drâa au sud et les fleuves Souss et oued Massa au nord sont les limites de la région de Souss-Massa-Drâa.

    Histoire

    Le Drâa est connu depuis les Romains qui l'appelaient Darat. Scipion Émilien, commandant en Afrique, confia à l’historien Polybe une flotte pour explorer les côtes marocaines ; celui-ci raconte y avoir vu des crocodiles.

    La population primitive du bassin du Draa central et méridional a dû être exclusivement négroïde, du groupe Biafan, lesquels a dû se sédentariser et développer la culture du dattier et la céréaliculture lorsque l'aridité des bassins sahariens a rendu impossible l'élevage bovin et le nomadisme de type sahélien (cf les peuls).

    Les trois parties du bassin sont incluses dans ce que le géographe Marmol y Carvajal nomme la "Numidie" qu'il distingue clairement de la "Barbarie".
    La population négroïde ex-saharienne se retrouve également dans certaines oasis du Sahara, au Tafilalet, et sur le banc d'Arguin en Mauritanie.

    Elle a dû connaître au cours de l'âge du fer une constante colonisation, notamment en milieu nomade et dans les oasis d'altitude d'éléments "amazigh", Gétules, Autololes, Sanégues qui lui ont donné sa langue berbérophone actuelle et sa composante raciale blanche.
    Mais les zones situées au sud de l'Anti-atlas et du Saghro seraient restées exclusivement négroïdes jusqu'aux invasions arabes du XIIIe-XIVe siècle.

    À l'aube de l'Islam, l'État du bassin central du Draa se structure, et des tombes royales ont été découvertes, attestant du type négroïde des émirs locaux.

    Draa avait une cité du même nom qui a dû devenir très importante à l'aune du développement caravanier au haut-Moyen Âge (VIIe-Xe siècle), sans doute au lieu dit Zagora en raison du Jbal Zaggûr (la "montagne pyramide") qui indiquait tel un phare le chemin aux caravanes venant du Ouarzazate au nord, comme à celles venant de l'oasis du Mhamid au sud ; elle bouclait ainsi le petit défilé entre deux chaînes continues perpendiculaires au cours du fleuve.

    Aux Xe et XIe siècles, la cité de "Draa" est florissante et Al-Bakri en fait une description élogieuse; elle devient le territoire d'accueil des Murabitûn Sanhaja, les "coalisés", les "gens du Ribat", connus sous le nom d'Almoravides, en provenance du Sahara méridional.

    Le pays du Draa est soumis superficiellement vers 1300 à la tribu Zénète des mérinides qui contrôlent Fès, Marrakech, et bientôt Sijilmassa; il devient ensuite le foyer de la Zaouia des Chérifs Saadiens et le terroir qui voit naître leur fameuse guerre sainte contre l'invasion portugaise, dans les années 1515-1545.

    Entre temps des éléments arabes issus des confédérations Hassân et Ma'qîl s'installent dans les déserts et autour des ksour du Draa méridional.

    Aux XVIIe et XVIIIe siècles, le pays retrouve une relative indépendance, bien que ses despotes continuent vers 1650-1730 et 1750-1790 à payer l'obole aux sultans chérifiens de Fès, la cité de Draa-Zagora est ruinée par les Berâber qui occupent le Saghro et domestiquent dès lors une partie des terres du pays de Tafilalet et du pays de Draa (ils détruisent également Sijilmassa.
    Au XIXe siècle, les 8 districts du Draa connaissent 8 régimes totalement indépendants et divers les uns des autres.

    Charles de Foucauld, en 1883, nous en donne une description précise :

    Au nord se trouve l'État Despotique du Mazgita, un véritable émirat absolu berbérophone, dirigé par une famille de blancs dans la Qasba de Tamnougalt.
    Suit le pays des amazighophones blancs Aït Seddrât, nomades sédentarisés depuis des siècles, mais qui gardent un lien très fort avec la composante nomade du Saghro, et leurs contribules situés au nord de ce massif, au pied et dans les vallées de l'Atlas, en amont du Dadès ; ils élisaient chaque année leur "Cheikh de l'année", un pour la rive nord du Saghro, un pour la rive sud.
    Suit le pays des arabes Oulad Jri, tribu appartenant au groupe de Oulad Yahya (ex-Ma'qîl), nomades du Banî et de l'Anti-Atlas oriental, parlant un dialecte de hassanya.

    Cet élément arabe sédentarisé a, comme ses voisins du nord, absorbé la population autochtone, qui est soit marginalisée dans les ksour arabes, et arabisée, soit fondue dans la population, soit soumise à des relations de patronage, comme les juifs amazighs autochtones, par contre, comme les Aït Seddrât, ils sont organisés par villages (qsars), de manière démocratique; même si eux n'ont pas de réunion annuelle de toutes les fractions.

    Le pays des Oulad Jri est contigu avec le pays du Tinzouline, dont la qasba a donné le nom au caïdat actuel. Il est dirigé par un pouvoir despotique d'arabes issus de la famille Oulad Uthmân, de la tribu Oulad Jri. Mais les arabes sont ici un élément marginal, dominateur, et les qsar sont essentiellement peuplés d'autochtones, berbérophones pour la plupart, qui sont soumis à ce deuxième petit émirat despotique.

    Vient ensuite, après le défilé de l'Azlag, au pied du Bou-Zeroual, le pays de Ternata, dominé par des éléments Oulad Yahya sédentarisés, des Murabits berbérophones et quelques qsars autochtones indépendants, mais surtout par la tribu arabe des Rouha, qui sont issus des oasis, et n'ont aucun lien avec les nomades. Les noirs autochtones amazighophones sont ici aussi absorbés dans la population arabophone dominante, et n'ont que très peu leur voix au chapitre.

    Au sud du défilé où se trouvait l'antique Draa, la moderne Zagora, on trouve le pays du Fezwatta, pays libre de noirs autochtones, de toute domination sédentaire, dont chaque village fortifié a une relation de patronage avec un clan ou une fraction de la nébuleuse Ait Atta, tribu de la confédération des Berâber, qui domine peu ou prou 75 % du Saghro, les environs du Tafilalet, du Ferkla et du Todgha et une partie du désert entre Draa et Tafilalet. La Zaouia de Tamegroute y fut longtemps très réputée, pour son université et son traitement des maladies mentales, et ce depuis l'aube du XVIIIe siècle, elle a abrité de nombreux manuscrits en langue berbère (et en caractères arabes).

    Au sud d'une montagne abrupte et effilée, le Jbel Bani, se trouve le pays arabophone du Ktawa, peuplé de tribus de langue hassanya 'Arîb, de membres des Chorfa, (liés de près ou de loin aux Saadiens), mais aussi de Draoua arabisés et autonomes, et d'autres tribus arabes diverses.
    Finalement, au sud d'une autre ligne montagneuse, on entre dans le désert total, le pays de Mhamid, ici, les arabes nomades ('arîb) sont les maîtres, les juifs et les murabits berbérophones ont été arabisés et constituent l'essentiel de la population.

    Avec l'invasion française des régions côtières et des déserts orientaux, puis le siège de Fès, la signature du protectorat donne mandats aux français de "restaurer" le Makhzen sultanien des empereurs chérifiens de Fès dans "tout leur empire".
    L'armée française entame donc la "pacification du Draa", en se servant du Qâ'id des Glaoui, titre makhzénien, devenu de facto héréditaire, et la famille caïdale s'empare progressivement du Ouarzazate en 1919, et à partir de 1921, prend le contrôle du Mezguita, et étend son influence par effet de domino aux 8 autres districts.

    La guerre des qsar, continuelle depuis des siècles, s'intensifie, les noirs et les arabes du Ternata se répartissent les villages, de nombreux berbérophones issus du nord de l'Anti-atlas ou du Souss colonisent la région.
    Les blessures de ces transformations ethniques sont toujours ouvertes.

    L'année 1972 a vu la construction du barrage El Mansour Eddahbi non loin de Ouarzazate. Depuis cette date les crues limoneuses du Drâa font partie du passé et le fleuve a parfois du mal à atteindre l'océan, des dunes obstruant de temps à autre son embouchure.
    Les habitants de la région sont appelés Draoua, (sg. Draoui), aujourd'hui le terme est galvaudé, puisqu'il désigne les autochtones, les populations négroïdes, et a donc une forte connotation raciste.

    Les trois sections du Draa

    • Le Drâa moyen : à partir de Ouarzazate, ses affluents s'unissent en un seul bras qui traverse les sols très durs de l'Anti-Atlas, formant une succession de gorges et de dépressions, appelées feïjas, où se trouvent les oasis ; puis c'est la superbe vallée du Drâa, où la route N9 longe les îlots de verdure sur 92 km de Agdz à Zagora, puis 108 km de Zagora à Mhamid.
    • Le bas Drâa : est la partie la plus longue et la plus aride, car éloignée des cimes enneigées du Haut-Atlas. Ce tronçon est un véritable oued, son écoulement dépend des perturbations climatiques saisonnières ; avec un fort débit et des crues en hiver, et un débit nul en été où la demande en eau est importante et capitale pour l'agriculture et l'élevage.

    Oued Massa

    À 40 km au sud d'Agadir sur la commune de Massa et dans la région du Sous-Massa-Drâa au Maroc, l'oued se jette dans l'océan Atlantique.

    Géographie
    L'oued Massa se trouve dans la commune rurale de Massa et au centre de la région "Souss-Massa-Drâa" composée de la région du Souss au nord et de la rivière Drâa au sud.

    L'embouchure de l'Oued Massa
    L'embouchure, sujette au mouvement des marées, reste en eau toute l'année. C'est une eau saumâtre favorable au développement d'une chaîne alimentaire riche d'une multitude d'espèces animales, où les oiseaux et les mammifères sont bien représentés. L'embouchure, depuis longtemps organisée en réserve naturelle, est une halte migratoire et un lieu d'hivernage pour beaucoup d'oiseaux circulant entre l'Europe et l'Afrique via Gibraltar. Les limicoles en sont les premiers bénéficiaires dont certains, en voie d'extinction, ne sont plus observés qu'au Maroc.

    La réserve ornithologique

    La réserve est facile d'accès depuis la N1. À environ 60 km au sud d'Agadir, tourner à droite au rond point vers Sidi R'bat le village touristique. Traverser le village et tourner à droite au croisement. Cette route se transforme en piste sablonneuse qui mène à la porte de la réserve et au parking. L'oued Massa fait partie du Parc National du Souss Massa. Il protégera donc cette importante halte migratoire entre l'Afrique tropicale et l'Europe. Aujourd'hui, il a surtout en charge la protection de la dernière population viable d'ibis chauves du monde.
    Le parc géré par le Haut Commisariat des Eaux et Forêts et de la Lutte contre la Désertification, s'organise. Une garderie se met en place et certains des agents techniques ont de solides connaissances naturalistes, ce qui permet un bon suivi des populations d'oiseaux. Des parcours éco touristiques se sont mis en place et des guides locaux se sont formés. Il est alors possible, en toute discrétion, d'observer les allées et venues des oiseaux en fonction des marées et les ébats de nombreux sangliers dans les vasières, à toute heure de la journée.

    Les jardins

    En amont de la réserve intégrale, là où l'eau reste douce, s'étalent les jardins irrigués de Massa, sur les coteaux de la vallée de l'Oued, de nombreux douars (villages) sont installés. Dans ces jardins il règne une activité rurale fébrile. Un va et vient d'ânes chargés de luzerne, de maïs ou de fèves, circulent entre les nombreux chemins creux servant de canaux d'irrigation lors de l'inondation des parcelles.

    La pêche

    L’Oued Massa, rivière à courant très lent, d’une largeur variant de 15 à 40 mètres environ, la rivière Massa est bordée de chaque côté par une roselière dense et continue rendant l’approche ainsi que la pêche à pied quasi impossible. L’oued se présente comme une alternance de pools plus ou moins poissonneux, ou la clarté de l’eau laisse apparaître de magnifiques tâches de sable au milieu de massifs de myriophylles. Pour ce qui est du biotope, nous n’avons pu observer que deux espèces de poisson : mulet et black bass.

    Le barrage de Youssef ben Tachfine

    [​IMG]
    Barrage «Youssef ben Tachfine» MAROC
    Description : Barrage "Yousseh ben Tachfine" sur le Massa au Maroc
    Auteur : Nerijp
    Utilisateur : Hic et nunc
    Ce fichier est disponible selon les termes de la licence
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    Logé dans les contreforts de l’Anti-Atlas, cet ouvrage, d’une hauteur de 85 m et d’une longueur de 707 m a été mis en eau en 1972. Il barre un des bras de l’oued Massa en formantun lac artificiel de près de 7 km de long et d’une capacité utile de 304 millions de M3 pour une surface de bassin de 3800 ha. Le but est de créer dans la plaine de la Chtouka une superficie de 18 000 ha consacrés essentiellement aux primeurs et aux agrumes.

    La plaine de la Chtouka constitue la prolongation de la plaine du Souss, limitée par l’oued Massa, est soumise à un régime pluviométrique sévère avec une moyenne de 100 mm/an. Il n'existe aucun oued dans cette plaine et les seules resources en eau se limitent à la nappe phréatique (potentiel évaluée à 110 millions de m3).



    Droit d’Auteurs
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    Nom de la page : Drâa
    Source : Article Drâa de Wikipédia en français (auteurs)
    _________________
    Nom de la page : Oued Massa
    Source : Article Oued Massa de Wikipédia en français (auteurs)
     
  4. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Afrique - Maroc
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    Sebou
    Le Sebou est un fleuve marocain qui prend ses sources dans le Moyen Atlas.

    [​IMG]
    Source image : Airclem​

    Présentation

    Ayant une longueur totale de 614 km depuis sa source, il a à son amont les eaux de la rifaine (Oued Leben affluent de l'Oued Inaouen, lui-même affluent de Sebou et Oued Ouargha) et celles des crêtes (Oued Guigou, Oued Zlouh, Oued Mikkés), et l'Oued Inaouen qui vient de la région de Taza où il borde les régions moyennes-atlasiques et pré-rifaines. Après avoir traversé les collines pré-rifaines, le Sebou débouche dans la plaine du Gharb, où il va recevoir l'Oued Beht et l'Oued R'dom au Sud. Il rejoint l'Atlantique près de Kénitra à Mehdia. Son débit moyen s'élève à 137 m3⋅s-1. En hiver, la moyenne la plus élevée est celle du mois de février (350 m3⋅s-1), pouvant atteindre 6 000 m3⋅s-1 en période de fortes crues. Le Sebou est l'une des ressources en eau les plus importantes du Maroc ; pourtant, il est parmi les fleuves les plus pollués de toute la région car il est soumis aux rejets des eaux usées domestiques et industrielles.

    Toponymie

    Le nom «Sebou» provient du berbère «Asbour», mot composé de «as» (lieu) et «bour» (marécage). Ce nom a été donné à l'aval de la plaine du Gharb où les marécages étaient associés à l'oued. L'auteur romain Pline l'Ancien le nomme sous le nom Subur.

    Bassin hydraulique de Sebou

    Le bassin de Sebou est formé principalement de deux plaines : celle du Gharb et celle de la Maamoura.

    Le bassin de Sebou forme une cuvette entre le Rif au nord, le Moyen Atlas et la méseta au sud, le couloir Fès-Taza à l'est et l'océan Atlantique à l'ouest. D'une superficie d'environ 40 000 km2, il est l'un des bassins les plus importants du royaume et renferme actuellement une population totale de 5,9 millions d'habitants.

    Il est caractérisé par un régime hydrologique très irrégulier et se jette dans l’océan Atlantique. Le fleuve Sebou, présenté brièvement ci-dessous, est navigable sur 17 km dans sa dernière partie, jusqu’à Kénitra.

    Banasa

    Banasa est une cité antique romaine du Maroc dont la signification demeure encore incertaine. Elle se trouve dans la plaine du Gharb, sur la rive gauche de l'Oued Sebou.

    Histoire

    Plusieurs siècles avant que l'empereur Auguste ne décidât, au début du Ier siècle de l'ère chrétienne, la fondation de la colonie Julia Valentia Banasa1, le site avait connu une forte présence phénicienne puis carthaginoise. Cette présence se manifesta en particulier à travers un artisanat florissant, comme en témoignent les nombreux fours de potiers qui ont été dégagés. Il est probable qu'au début de l'occupation romaine, Banasa ne fut qu'un camp militaire entouré d'un fossé. Mais bien vite les contours de la ville commencèrent à se dessiner. Les rues à angles droits apparaissent, ainsi qu'un forum bordé de portiques, une basilique judiciaire, un temple à six cellae, et une demi-douzaine de thermes dont deux privés.

    Le nombre de ces thermes peut d'ailleurs paraître surprenant quand on sait que la population de la cité ne devait guère dépasser les trois mille habitants. L'explication de cette disproportion apparente réside probablement dans le fait que cette infrastructure était également prévue pour faire face à l'affluence des populations rurales les jours de marché.

    L'oued Sebou, que Pline l'Ancien nomme "Subur", semble avoir joué un rôle important dans l'évolution urbaine de la cité. L'absence de carrières de pierre dans le Gharb imposait le recours aux chalands pour l'acheminement du grès dunaire de la côte atlantique et des monolithes de calcaire gris des carrières de Zerhoun.

    Banasa a été édifiée sur un site qui domine une plaine particulièrement fertile. De nombreuses inscriptions, et en particulier des diplômes militaires gravés sur bronze, attestent que les premiers propriétaires des terres furent des vétérans qui, une fois leur service militaire terminé, avaient pris leur retraite sur place.

    Les Banasitains, commerçants pour la plupart, avaient un goût prononcé pour les choses de l'art. Les thermes, ainsi que certaines maisons, sont pavées de mosaïques aux dessins géométriques, figuratifs et mythologiques (croix gammées, croix de Malte, nœuds gordiens, tresses, poissons…). Une mosaïque - que l'on n'a pu malheureusement sauver - représente Éros et Psyché. Un triton, entouré d'une multitude de poissons, est représenté dans la mosaïque des «thermes aux fresques». De nombreuses stèles portent les traces de pieds de statues : Isis, Minerve, et même de simples particuliers. Une quantité importante de statuettes en bronze, d'objets mobiliers également en bronze, d'objets de toilette en os, de pièces de monnaies (en bronze, en argent et en or), de bijoux en or (boucles d'oreilles, pendentifs, bagues), de colliers en bronze ou en perles de verre et même fines font de la collection d'objets d'art, mis au jour à Banasa, l'une des plus importantes de toute l'Afrique du Nord.

    Trois siècles durant, la vie va donc paisiblement s'écouler à Banasa. Mais à la fin du IIIe siècle, Rome, menacée sur toutes ses frontières d'Europe et d'Asie, dut replier ses effectifs. Il semble qu'au moment de ce repli, toute la population a évacué la cité. Il ne reste en effet aucun vestige d'habitat datant du IVe siècle de l'ère chrétienne. Dès lors, Banasa avait cessé d'exister en tant que centre urbain, et, lentement mais inexorablement, les maisons et les monuments tombèrent en ruine.



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    Nom de la page : Sebou
    Source : Article Sebou de Wikipédia en français (auteurs)
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    Nom de la page : Banasa
    Source : Article Banasa de Wikipédia en français (auteurs)
     
  5. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Afrique - Maroc
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    Moulouya
    La Moulouya est un fleuve marocain qui prend naissance à la jonction du massif du Moyen et du Haut Atlas dans la région d'Almsid près de Midelt . Il est long de 600 kilomètres et se jette dans la Méditerranée, dans la région du Rif, dans les plaines de Kebdana, à l’extrême nord-est du Maroc. En effet, son embouchure est située à 14 km de la frontière algérienne, près de la ville de Ras El Ma (province de Nador).
    [​IMG]
    Description : Source:http://www.ornithomedia.com/magazine/mag_art304_1.htm AUtorisation de copyright: accordée par le webmaster Bismuth Photo:Imad Cherkaoui Image:embouchure de la Moulouya
    Source : La source de ce fichier n’est pas indiquée.
    Auteur : User Hadraj on fr.wikipedia
    Autorisation: Released under the GNU Free Documentation License.
    Ce fichier est disponible selon les termes de la licence
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    Hydrologie
    La Moulouya dessert une partie du Maroc oriental et se jette dans la Méditerranée près de la ville de Saïdia, à Ras El Ma (province de Nador). L'embouchure s'étire sur 2 700 hectares à 30 kilomètres de la ville de Berkane. Son bassin hydraulique est d'une superficie totale de 74 000 km2 et sa fonction principale est de drainer les eaux du Rif oriental et du Moyen Atlas à l'ouest ainsi que le Haut Atlas au sud. Ce bassin compte cinq barrages (Mohammed V, Machraa Hammadi, Hassan II, Enjil et Arabat).​
    Biodiversité de l'embouchure de la Moulouya
    Présentation
    L'embouchure de la Moulouya (35°06’ N - 2°22’ W) est classée SIBE (Site d'intérêt biologique et écologique). Il s'agit donc d'une zone de biodiversité importante, riche en végétation aquatique, puis en tant que site RAMSAR en 2005. Cinq systèmes d’habitats ont été recensés : marin, estuarien, d’eau courante, palustre et enfin lacustre.​
    Les espèces observées:​
    Quelques rares oiseaux ont été observés à Saidia et au niveau du pont sur l'Oued Cheraâ à Berkane:
    Bassin hydraulique de la Moulouya
    Le bassin hydraulique de la Moulouya s'étend sur 74 000 km2. Il couvre les sous-bassins de la Moulouya, Kert, Isly, Kiss, Chott Tigri et une partie de la zone Bouarfa-Figuig.​
    Le Za est le principal affluent de la Moulouya.​
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    Nom de la page : Moulouya
    Source : Article Moulouya de Wikipédia en français (auteurs)
     
  6. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Afrique - Maroc
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    Liste des cours d'eau du Maroc
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    Voici la liste des principaux cours d'eau du Maroc :​
    Drâa, 1 200 km
    Sebou, 614 km
    Moulouya, 600 km
    Oum er-Rbia, 600 km
    Ziz, 282 km
    Gueris, 270 km
    Tensift, 250 km
    Bouregreg, 240 km
    Dadès, 201 km
    Oued Souss, 180 km
    Loukkos, 176 km
    Za
    Noun
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    Nom de la page : Liste des cours d'eau du Maroc
     
  7. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Oum Errabiaa


    Oum Errabia, ou Oum Er R'bia, est le 2e fleuve marocain en termes de longueur. Il prend sa source à une altitude de 1240 m dans le Moyen Atlas à 40 km de la ville de Khénifra et à 26 km de la ville de M'rirt, commune rurale d'Oum Errabia et se jette dans l'Océan Atlantique au niveau de la commune d'Azemmour.

    [​IMG]
    Description : Aux sources d'Oum Rabii, Maroc
    Date : 6 novembre 2012, 12:46:42
    Source : Travail personnel
    Auteur : Rais67
    Ce fichier est disponible selon les termes de la licence
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    Présentation

    Il est long de 600 km et débouche sur l'océan Atlantique à Azemmour (région de Abda-Doukkala). Par son débit non négligeable de 117 m3/s, de nombreux barrages (huit) y sont construits, les plus connus sont Bin el Ouidane, construit sur Oued El Aabid, du côté d'Azilal, près de la ville de Beni Mellal et à 120 km de Khénifra ; et le barrage Maachou à l'embouchure de l'Oum Errabiaa. Ce fleuve contribue au développement agricole de la plaine de Tadla et celle de Abda-Doukkala. Les affluents d'Oum Errabiaa sont oued Srou (les principaux affluents au niveau de Khénifra sont Oued Chbouka et Oued Ouaoumana) rt oued Elabid au niveau d'Azilal.....

    Sur le plan hydrologique la province de Khénifra constitue un grand réservoir d'eau par son système hydrologique complexe.

    Ces rivières prennent naissance dans la région de Khénifra pour former 3 grands bassins hydrauliques :
    • le bassin d'Oum Errabia.
    • le bassin de la Moulouya.
    • le bassin de Bouregreg.
    La construction d'une série de barrages sur l'Oum Errabia et ses affluents constituera un défi pour le gouvernement marocain, qui veut atteindre son objectif d'irrigation évalué à 1 million d'hectares sur la totalité du royaume. L'auto-suffisance en matière de production de blé n'est pas encore atteinte.

    Étymologie

    oum erbia= m o r bi a ====en tamazight مّْواُرْ بِيعْ ⵎⵓ ⴰⵔⴱⵉⵄ ⵏⵉ ⵖⴱⵓⵍⴰ
    ( أي النهر اللذي يتوفر على مجموعة من العيون) la nomination d'Oum Errabia est une déformation de « (مّْواُرْ بِيعْ (ِن ِإغْْبوَلا », signifiant "Rivière a un ensemble des sources) "emm" féminin ou "bo" masculin en tamazight signifie a (des sources) et ce n'est pas mère en arabe . Selon la tradition orale, l'Oum Errabiaa a juré de sacrifier par noyade 40 personnes par an, depuis la source jusqu'à l'embouchure. La ville de Khénifra est alimentée en eau potable, par une station de traitement des eaux du fleuve, d'un goût prononcé.

    Le bassin d'Oum Errabiaa

    Le bassin de l'Oum-Er-Rbia est la clé de voûte du réseau hydroélectrique et d'irrigation du Maroc, qui s'étend sur une superficie de 35 000 km². L'Oued Oum Er-Rbia, d'une longueur de 600 km, prend son origine au Moyen Atlas à 1 240 m d'altitude et à 40 km de Khénifra, puis traverse la chaîne du Moyen Atlas, la plaine du Tadla et de Abda-Doukala, (la Meseta côtière) et se jette dans l'Océan Atlantique à environ 16 km de la ville d'El Jadida (Azemmour).

    Le bassin d'Oum Errabia constitue un ensemble de cours d'eau complexe, se concentrant dans la partie du Moyen Atlas (causse, meseta et le dir), il s'agit du réseau fluvial comprenant l'Oum Errabiaa, oued Srou, oued Chbouka. La pièce maîtresse du bassin se trouve sur l'axe principal de l'Oum Errabia (Oued El Abid). Ce bassin étant considéré comme un réservoir hydraulique pour une partie du pays, un ensemble de huit barrages y a été édifié.
    L'agriculture ne cesse de se développer, particulièrement sur les bassins de Tadla et de Abda Doukala.

    [​IMG]
    Description : Embassament de Bin el Ouidane
    Source : Travail personnel
    Auteur : Josep Renalias
    Ce fichier est disponible selon les termes de la licence
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    Les barrages (principaux)

    Province de Khénifra

    - Le barrage Tanafnit El Borj
    Le barrage Tanafnit El Borj à 25 km de Khénifra est le 1er barrage hydroélectrique construit au village de Tanafnit, en amont des sources de l'Oum Errabia.

    La réalisation du complexe impliquera la création d'un barrage, l'amélioration des infrastructures routières de la région et engendrera des emplois temporaires de l'équivalence de 90 000 hommes-jours.

    Situé dans la province de Khénifra, se trouvant à 40 km environ au Nord-Est de la ville de Khénifra, cet aménagement bénéficie d'une importante régularisation naturelle grâce aux sources de Oum Er Rbia qui assurent à l'oued des débits d'étiage particulièrement soutenus.

    D'une puissance installée de 2 x 9 MW, l'aménagement de Tanafnit consiste à turbiner les débits de cette source pour les restituer juste à l'amont de l'aménagement hydroélectrique El Borj. (Source O.N.E)

    Province de Beni Mellal

    - Le barrage Ahmed El Hanssali
    Présente une hauteur de 101 m, avec une longueur de crête de 342 m. Il a été conçu pour l’approvisionnement en eau, l’irrigation et l’énergie hydraulique. Le barrage Ahmed El Hansali, situé près du centre Zaouyat Cheikh à 50 km de Kasba Tadla, est un ouvrage en enrochements à masque amont en béton, permettant de créer une retenue de 740 millions de m³, de régulariser 473 millions de m³ et d’obtenir une chute variant entre 51 et 82 m pour la production d’énergie électrique. Sa construction sur l'Oum Errabia constitue un atout stratégique, sur le plan hydroélectrique et pour l'irrigation de la plaine de Beni Amir (36 000 hectares), outre l'approvisionnement en eau potable. Sa capacité de stockage est de 350 millions de m³.

    - Barrage Aït Ouarda
    Le barrage Aït Ouarda se situe dans la province d'Azilal sur oued El Abid principale affluent de la rivière Oum Errabiaa.

    - Barrage Bin el Ouidane
    Barrage Bin el Ouidane construit à Aït Aïssa prés d'Azilal et de Béni Mellal, sur Oued El ABID, grand affluent de l'Oum Errabiaa. Les cours d'eau du bassin sont constitués de l'oued Oum Er-Rbia et de ses principaux affluents : Tessaout, Lakhdar et El Abid, en aval de la ville de la ville de Khénfra, mis en service en 1954, sa hauteur est de 123 m, capacité de retenue : 1,253 Mm³, couvrant une superficie de 6,5 km².
    Il permet la mise en valeur de la plaine de Tadla (70 000 hectares de terres fertiles) et contribue au développent agricole du Maroc par la production de betteraves sucrières (150 000 tonnes/an) ainsi que par une infrastructure industrielle adéquate (destinée au sucre, au coton, et au lait).
    Le barrage hydro-électrique d'Afourer fournit une production en énergie de 600 milliards de kilowattheures, soit les deux tiers de l’électricité d’origine hydraulique du Maroc.

    Les barrages Abda Doukala

    Cette concentration des barrages ci-dessous joue un triple rôle :
    • Irrigation de la grande plaine A'bda et Doukala.
    • Production hydroélectrique.
    • Alimentation en eau potable la région de Casablanca
    Le barrage sur l'Oum Errabia a été mis en service en 1929 et fut le premier barrage construit au Maroc, conçu dans un but hydroélectrique en 1952, il alimentera Casablanca en eau potable.


    Barrage Bin el Ouidane

    Le barrage de Bin el Ouidane (en arabe : سد بين الودان) est un barrage marocain situé dans la province d'Azilal (région de Tadla-Azilal), conçu par l'ingénieur André Coyne.

    Édifice majeur en matière de construction de barrage, il a une double vocation : la production d'énergie et l'irrigation. Il est considéré comme le plus haut barrage en voûte d'Afrique et le plus grand du Maroc en production énergetique. Outre sa capacité d'irrigation concernant la plaine de Tadla, qui appartient à la plaine intérieure pré-atlasique du Tadla (3500 km2), prolongée dans la région de Marrakech-Tensift-Al-Haouz par la plaine des Sraghna. Le barrage a permis de mettre en valeur 69 500 ha de terres fertiles sur 125 km de longueur. La politique du gouvernement marocain au début des années 60 visait à atteindre l'irrigation d'un million d'hectares. Malgré le grand réseau de barrages, le Maroc est confronté à certains problèmes : la sécheresse, et le remplissage des barrages par la boue, ce qui a une influence sur la retenue des eaux.

    Géographie

    Situation

    Situé dans la plaine intérieure pré-atlasique du Tadla (moyen Atlas marocain).

    Histoire

    Au début de l'année 1948, la SGE et l’Entreprise Fougerolle pour Travaux Publics se classent premières à l’adjudication des travaux de ce grand barrage marocain. Afin d’exécuter le marché, elles forment une société ad hoc, l’Entreprise de Construction du Barrage et de l’Usine de Bin-el-Ouidane (ECBO). Situé sur le principal affluent de l’Oum Errabiaa, l’oued el-Abid, le projet est ambitieux puisqu’il doit permettre la réalisation du plus puissant ensemble hydroélectrique du Maroc.

    Dès 1929, des études ont été menées sur le site. À la veille de la Seconde Guerre mondiale, l’Énergie Électrique du Maroc et les pouvoirs publics décident la réalisation de cet aménagement. Toutefois, les travaux n’entrent dans leur phase active qu’au lendemain du conflit. Au total, le complexe de l’oued el-Abid doit fournir 600 milliards de kilowattheures, soit les deux tiers de l’électricité d’origine hydraulique du Maroc. En outre, il deviendra possible d’irriguer 112 000 ha.

    Pièce maîtresse de l’ensemble, le barrage de Bin-el-Ouidane, étudié par le bureau Coyne et Bellier, atteint 132 m de hauteur pour 290 de longueur en crête et demeure longtemps le plus élevé d’Afrique. Pourvu d’un grand évacuateur de crues en saut de ski d’une capacité de 2.500 m3/s, il détermine, une fois construit, une retenue d’une superficie dépassant largement celle du lac d'Annecy (France).



    Droits d’auteurs
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    Nom de la page : Oum Errabiaa
    Source : Article Oum Errabiaa de Wikipédia en français (auteurs)
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    Nom de la page : Barrage Bin el Ouidane
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    Relatif :
     

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